• Ça déménage...au sens propre !

    Après une looooooooooooooooooooongue période de hiatus, me voici de retour avec un petit article (enfin, petit, c'est sûrement vite dit...) sur mon quotidien qui, ces derniers temps, a été bizarrement agité. Evidemment, cette agitation impromptue n'a pas été du meilleur effet... Quand on aspire à une petite vie routinière, on se retrouve vite dépassé par les événements de ce type, à plus forte raison quand on a un peu tendance à être un porte-poisse sur pattes.

    L'événement en question, donc, c'est un déménagement. Carrément.

    Souvenez-vous : ici, je vous parlais de ma grotte, à savoir mon appartement semi-troglodytique, acheté en 2010. Après 7 ans passés dans la pénombre, j'ai eu envie de changer d'air, et, pour être totalement honnête, je me suis surtout sentie à l'étroit. Pourtant, mon appartement n'était pas si riquiqui que ça... 33 m² au sol mais 70 m² de superficie totale : la partie "grotte" (le salon, qui était en fait une ancienne cave) ne comptant pas dans le calcul "Loi Carrez"... 70 m² pour une personne aussi solitaire que moi, on pourrait se dire que c'est laaaaargement suffisant, sauf que visiblement j'ai des goûts de luxe.

    Après quelques mois (quasiment un an) de prospection, et après avoir failli faire une grosseuh bêtise (à savoir acheter une maison qui aurait été un gouffre financier) j'ai renoncé à l'idée d'avoir, justement, une maison avec jardin (carrément hors budget) et j'ai cherché du côté des appartements. Coup de bol, j'ai finalement croisé la route de ce qui, de mon point de vue pas spécialement objectif, est un véritable palace, à savoir un appartement de 94 m², situé à 5 mn à papattes de mon travail ! Deux chambres, un énorme salon de 40 m², un immense balcon, une cuisine équipée, une grande entrée, le tout dans un environnement très lumineux... Le paradis !

    le palace, avant emménagement...

    Le changement a été laborieux, notamment parce que j'ai du vaincre une grosse partie de mes réticences. J'ai cherché pas mal d'excuses foireuses pour ne pas l'acheter, à commencer par le fait qu'il soit équipé de chauffage au sol (nouvelle génération). La vérité, c'est qu'en bonne Aspie, le changement me flanque la frousse, même quand il est initié par moi... Et cet appartement-là est forcément moins "économique" que le précédent en terme de charges et d'impôts... J'ai passé quinze jours à aligner les calculs dans mon calepin. J'ai une petite tendance radine qui n'a rien arrangé... Mais au final j'ai décidé de faire un choix et de privilégier mon confort de vie, chose que je ne regrette absolument plus, presque un mois après mon emménagement ! Pouvoir rentrer chez soi le midi et avoir quasiment deux heures de pause déjeuner, c'est bien appréciable ! Auparavant, je devais faire 40 mn de marche (aller et retour) chaque midi pour la pause déjeuner... Je marche toujours autant dans ma journée, MAIS c'est pour promener mon chien ou pour flâner.

    le palace, après emménagement !

    Niveau situation géographique, mon nouvel appartement a le gros avantage d'être situé sur une avenue passante, mais de communiquer également avec une zone beaucoup plus calme. Le matin, je suis réveillée par le chant des oiseaux (en plein centre-ville, c'est appréciable !) et je peux dormir les fenêtres ouvertes. Mention spéciale également au balcon, qui est devenu le lieu favori de mon toutou, qui chaque soir me fait savoir qu'il aurait bien envie d'y mettre les pattes ! Au passage, rien de tel qu'un balcon pour renouer avec le plaisir de la lecture ! Quant aux voisins, ils frôlent tous les 80 ans et je n'entends AUCUN bruit, ni le matin, ni la journée, ni la nuit. A se demander s'ils sont réels !! Si ça se trouve, ce sont tous les fantômes ! Esprit es-tu là ?

    pause lecture, sur le balcon, avec Cui-Cui !

    J'ai eu la malchance de cumuler pas mal de tuiles dans l'aventure achat/revente, et pourtant on aurait pu croire que ce serait simple, vu que j'ai revendu mon premier appartement à mes parents, qui veulent en faire un bien locatif. Mais je suis tombée sur un courtier pas pressé, sur un agent immobilier antipathique et pas spécialement dynamique, et j'ai passé deux mois à devoir vociférer sur tout le monde pour faire valoir mes droits. Je savais déjà que sur le plan administratif, notre pays était un peu vaseux, mais là, franchement, j'en ai eu la démonstration flagrante. Il y a sept ans, mon achat a été hyper facile, alors même que j'avais une situation moins confortable : j'étais en emploi précaire, je gagnais 900 euros de moins, je n'avais aucune sécurité de l'emploi... Cette année, c'était tout le contraire : fonctionnaire, un bon salaire, des économies pas négligeables...et pourtant, ça a été la galère d'un bout à l'autre. D'ailleurs, à ce jour, je n'ai toujours pas vendu mon premier appartement à mes parents, le dossier ayant pris un retard monstrueux à cause de ces fichues lenteurs administratives !! Pour quelqu'un d'aussi maniaque et prévisible que moi, ça a clairement été une torture !

    Ne parlons pas du déménagement, des cartons, du contexte "social" à gérer (mon Dieu, 4 inconnus CHEZ MOI à qui il a fallu PARLER toute une matinée durant !), de la fatigue à encaisser (sachant que parfois dire simplement bonjour à cinq personnes différentes suffit à m'éreinter...)... De la galère pour faire ouvrir la ligne Internet (et découvrir que mon FAI ne fonctionnait pas à ma nouvelle adresse, j'ai été obligée de passer au FAI dont le nom est celui d'un célèbre agrume, ce qui n'a pas été la meilleure nouvelle du siècle !)... Du banquier qui m'a pris la tête parce que j'ai formellement refusé de prendre une carte de crédit horriblement coûteuse chez lui, et qui a voulu me faire croire que j'étais en tort... Et du fait qu'il va bientôt me falloir choisir le papier peint et le parquet... Rappelons que je n'ai AUCUN sens esthétique et que ça va juste être atroce de devoir choisir quelque chose...

    Ce qui est sûr et certain, c'est que, sauf gros gain au Loto, cet achat immobilier sera le dernier de mon existence ! 

    Ce qui est évident également, c'est que ce gros changement a dévoré une grande partie de mon énergie. Pendant trois mois, j'ai été incapable de me consacrer à autre chose qu'à ce déménagement ! J'en ai pourtant vécu énormément avec mes parents (j'ai perdu le compte au bout du 14ème...) mais là c'était différent, c'était le MIEN et il a bien fallu que je le gère d'un bout à l'autre !

    Heureusement, maintenant les choses se sont calmées et je profite bien comme il faut de mon nouveau chez-moi ! Et malgré le côté épuisant de l'aventure, je ne regrette pas de m'être forcée à franchir le pas !

    Ça déménage...au sens propre !

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