• Mais Asperger, c'est quoi au juste ??

    Avant d'entrer dans le descriptif de la chose, je tiens à exposer ici une petite nuance.

    Selon les termes français, je suis une autiste Asperger.

    Selon les termes anglo-saxons, I'm suffering from Asperger's Syndrome.

    Vu de l'extérieur, ce n'est pas grand-chose, mais quand on est concerné, je trouve que la différence est assez parlante.

    En France, on EST autiste.

    En Angleterre, aux USA, on SOUFFRE d'autisme, mais on est UNE PERSONNE AVEC AUTISME. Pas juste UN autiste. Voilà voilà. J'ai un peu l'impression que cette façon de résumer un individu à son autisme (Asperger ou pas !) est révélatrice de la manière dont on traite la chose en France. Mais ce n'est peut-être qu'une impression...

     

    Bref, venons-en au sujet de ce petit post : Asperger, c'est quoi ? Evidemment, pour connaître la genèse de la chose, vous pouvez vous référer à l'outil indispensable, Wikipédia. Je trouve intéressant de préciser que je suis née en 1981, pile au moment où on commençait très timidement à parler du sujet, sans en savoir beaucoup plus... Pas étonnant que je sois passée à travers les mailles du filet ! Pendant un temps, on m'avait pensé autiste, mais comme j'apprenais normalement, voire mieux que les autres, l'hypothèse était vite tombée à l'eau dans un gros plouf !

    Voici un copier-coller d'informations provenant du site de la Fédération Québécoise de l'Autisme. C'est souvent chez nos amis Québécois et Américains qu'on trouve les informations les plus satisfaisantes... J'ai mis mes impressions personnelles en rouge, parce que chaque cas est unique et qu'aucun Asperger ne se ressemble !

     

    On retrouve chez les personnes atteintes du syndrome d’Asperger au moins un des symptômes suivants :

    • Troubles de la communication;
    • Troubles de socialisation;
    • Atteintes neuro-sensorielles.

     

    Troubles de la communication

    Les personnes Asperger ne présentent généralement aucun retard de développement du langage et la plupart démontrent même un vocabulaire étonnamment développé en raison d’une mémoire excellente (bien que souvent mécanique). (L'excellente mémoire, c'est totalement moi, sauf que ma mémoire est très sélective... Si quelque chose m'intéresse, je retiens. Sinon je formate. Mais je n'ai JAMAIS appris "par coeur" une seule leçon de TOUTE ma scolarité ! Ce qui ne m'empêchait pas d'avoir de bonnes notes...pour peu que le sujet m'intéresse ! J'ai une mémoire photographique et auditive. Si j'écoute, je retiens. Si j'écris ce que j'écoute, je retiens encore mieux...) Leur compréhension du langage demeure cependant très littérale et concrète. Ces troubles de la communication peuvent se traduire par :

    • Une difficulté à saisir les notions abstraites, les blagues, les sarcasmes, le langage non verbal ou les locutions. L’expression décrocher la lune, par exemple, risque d’être comprise au premier degré. (Là-dessus, je pensais ne pas me reconnaître, jusqu'à ce que je réalise que j'ai surtout adopté un comportement très mimétique... par exemple, mon humour est très semblable à celui de mon père ! et si je suis d'humeur blagueuse, je vais comprendre le sarcasme, mais si je suis dans ma bulle, je vais prendre la chose au premier degré sans comprendre la blague cachée !)
    • Des particularités dans le contenu du langage, dans le ton de la voix ou dans le choix des mots. Les Asperger peuvent inventer des néologismes surprenants pour traduire une idée (par exemple, maman, tes cheveux son virageux, pour dire bouclés), s’exprimer de façon très recherchée (par exemple, je vais extraire un biscuit du sac) ou discourir longuement, et parfois à sens unique, sur leurs sujets favoris. (J'ai une tendance fâcheuse aux néologismes, même si c'est plus souvent à l'écrit qu'à l'oral... et j'ai tendance à tourner en boucle sur le même sujet quand il m'intéresse, sans forcément chercher à avancer dans la discussion...)
    • Des difficultés avec l’emploi des pronoms personnels. Chez les jeunes Asperger, la notion du je peut porter à confusion. Ceux-ci se désignent parfois eux-mêmes par le pronom tu, puisque c’est de cette façon dont les gens s’adressent à eux. Un mécanisme de pensée associatif (par opposition à un mode de pensée logique) conjugué à une difficulté à intégrer la notion de l’autre pourraient expliquer ce phénomène. (J'ai réalisé tout récemment, en lisant quelque chose sur le sujet, que mes professeurs, qui aimaient beaucoup lire mes rédactions, me reprochaient pourtant souvent l'usage du "on" que je mettais à toutes les sauces... A force de me l'entendre reprocher, j'ai fini par trouver des parades, mais en Anglais par exemple j'ai du mal à utiliser des pronoms et j'utilise souvent le mot "people"...comme j'utilisais "on" autrefois...)
    • De l’écholalie, ou le fait de répéter de façon stéréotypée des bribes de phrases toutes faites ou des questions-réponses. (Pas vraiment applicable à mon cas sauf au téléphone, mais je HAIS le téléphone !!)

     

    Troubles de socialisation

    Les caractéristiques les plus évidentes du syndrome d’Asperger sont sans doute les déficiences dans le champ de la communication interpersonnelle et le manque d’habileté à comprendre et à employer les règles du comportement social. On qualifie parfois les Asperger de personnes «socialement aveugles». (C'est clairement là que je me retrouve le mieux !) Les troubles de socialisation se manifestent notamment par :

    • Des difficultés à saisir le sens du langage non verbal. Les Asperger sont incapables de percevoir spontanément la personnalité et les réactions des autres personnes. (Dans mon cas, ce défaut est compensé par un grand sens de l'observation, qui m'a toujours permis de cerner facilement les gens !)
    • Des difficultés manifestes dans l’adaptation des comportements sociaux en fonction de l’environnement ou de la situation. Ce trait démontre bien la marge existante entre le langage parfois très évolué des Asperger et une communication normale. (Totalement vrai... J'ai du mal à avoir l'air triste dans un contexte triste, par exemple...)
    • Une faible habileté à initier et à maintenir une conversation. Les Asperger ne s’adressent souvent aux gens que par l’intermédiaire de leurs intérêts spécifiques. En effet, les contacts sociaux qui sortent de leur routine et les situations nouvelles et imprévues peuvent les angoisser et les amener à adopter des comportements obsessifs et apparemment hors contexte, une gestuelle ou des remarques inappropriées, voire même de l’agressivité. (Comme m'a dit mon chef récemment : "quand ça vous intéresse, vous participez, mais quand ça ne vous intéresse pas, vous préférez ne pas parler." Mine de rien, ça m'a causé un petit choc, même si pour lui ce n'était pas un reproche, car je ne pensais pas que c'était aussi visible ! Quant à la partie concernant les situations nouvelles et imprévues, comment dire... Je les fuis comme la peste, et j'ai tendance à avoir des TOC si je ne suis pas préparée... Me pincer le bout du nez, remuer un pied, me toucher le visage ou les cheveux...)
    • Une absence de réciprocité sociale et émotionnelle, une apparente attitude de froideur ou une timidité excessive. (Cf. ce que je disais sur les situations tristes... J'ai également souvent été qualifiée de snob en raison de ma froideur apparente et de mon détachement...)
    • Des jeux souvent répétitifs, peu créatifs et rarement utilisés dans un contexte d’interaction sociale. (Les jeux en situation sociale ?? je crois bien n'avoir jamais pratiqué, du moins pas de mon plein gré ! Je pouvais jouer aux Légos pendant des heures, ou passer ma journée à dessiner ou faire des puzzles...)
    • Une faible estime de soi et une attitude très critique vis-àvis de soi-même. (La partie dans laquelle je me reconnais LE MOINS ! vraiment ! Je suis plutôt dans la tendance inverse ! Et tant pis pour la modestie !)

    Cette carence dans la sphère des relations interpersonnelles affecte particulièrement les adolescents, à une période de la vie où l’importance du groupe et les relations avec le sexe opposé sont prédominantes. La grande difficulté des Asperger à nouer des relations amicales ou amoureuses appropriées, et correspondant à leur niveau de développement, peut entraîner une impression d’échec continuel et parfois une période de dépression importante. (Je n'ai pas connu tout ça, probablement parce que j'ai eu la chance d'avoir un tempérament déjà très solitaire et que je n'ai jamais souffert de mon isolement...) Ajoutons que les moqueries des pairs s’ajoutent trop souvent à l’isolement social qui affecte les jeunes Asperger.

    Atteintes neuro-sensorielles

    En raison d’un problème probablement d’ordre neuro-biochimique, les messages transmis au cerveau des Asperger par leurs sens sont mal reçus et laissent place à une interprétation confuse de l’environnement et de la réalité. Malgré une intelligence variant généralement de moyenne à supérieure, les Asperger présentent néanmoins, à divers degrés, des comportements qui peuvent paraître bizarres ou inadéquats. On remarque notamment :

    • Une restriction importante du champ des activités et des intérêts qui se traduit par des comportements stéréotypés et répétitifs. Leur attachement à la routine et à des rituels souvent non fonctionnels se manifeste par une forte résistance au changement. Dans un monde qui leur semble imprévisible et souvent effrayant, un bruit soudain, une odeur ou un simple changement de trajet vers l’école risque de provoquer des réactions très vives. (Je confirme... Le moindre changement dans ma routine m'a toujours angoissée, et j'ai toujours eu des champs d'intérêts restreints... D'ailleurs, les hobbies que j'ai maintenant sont les mêmes que ceux que j'avais enfant...)
    • Un visage peu expressif, sauf pour exprimer la colère ou les émotions fortes, et un ton de voix souvent monotone. (Totalement vrai... A cela, on rajoute souvent "une intonation bizarre qui laisse penser à un accent"... On m'a souvent demandé si j'étais du Sud parce que j'accentuais bizarrement certains mots...)
    • Des tics et du maniérisme. (Pas très développé chez moi...)
    • Une tendance marquée à fuir le regard direct et à éviter les contacts physiques. (Tout à fait... Je DÉTESTE être touchée, et quiconque m'impose un contact auquel je ne suis pas préparée prend de gros risques ! Je n'aime pas regarder les gens dans les yeux... Je peux le faire, mais je n'aime pas et j'évite autant que possible...)
    • Une démarche qui peut sembler étrange en raison d’habiletés motrices défaillantes. Chez certaines personnes, ces altérations de la coordination motrice peuvent causer des difficultés dans certains jeux ou des activités qui demandent des habiletés motrices comme l’écriture ou le dessin. (C'est tout moi ! Ma mère m'a toujours reproché ma démarche "sautillante". Et je suis très, très, très maladroite. Je n'ai AUCUN sens de la coordination. Je ne sais pas nager. Ni faire de vélo. Je me cogne partout, y compris aux encadrements de porte. Je tiens mon crayon de la main droite, comme une gauchère. Je ne sais pas tenir un couteau comme il faut. Encore moins une raquette. J'écris horriblement mal. Je ne sais pas dessiner. Même pas un truc basique niveau maternelle...)
    • Des troubles de concentration et des difficultés dans l’accomplissement de tâches qui demandent du raisonnement ou une résolution de problèmes. Ces lacunes peuvent occasionner un ralentissement de l’apprentissage scolaire. (Vrai aussi, dans une certaine mesure... Je sais que j'ai bloqué sur les Maths parce que j'avais une manière "illogique" d'aborder les problèmes qui demandaient de la logique... Je pouvais parvenir au bon résultat, mais d'une façon totalement maladroite et tellement incohérente que j'obtenais une jolie bulle en guise de note.)
    • Le développement de grandes passions et une maîtrise surprenante de sujets de prédilection : musique, arts, insectes, plans de métro, ordinateurs, horaires, calendriers, mathématiques, marques de voitures, etc.(Pour ma part, ce n'est pas trop flagrant, même si j'imagine que ma passion pour la criminologie et la médecine légale en particulier rentre dans le contexte...)

     

    Cet article aborde les grandes lignes, mais il y a d'autres signes, d'autres symptômes... Des symptômes physiques, par exemple, comme des sens hyper développés (l'odorat est l'exemple le plus flagrant chez moi...), une hypersensibilité à la lumière (photophobie en ce qui me concerne...), une tendance à la somatisation (le stress peut me déclencher des crises de vertige, des migraines, des douleurs musculaires...)... Et comme je le disais, chaque Asperger est unique... Certains auront plus de mal que d'autres...

     

    Et surtout, tous les "Aspies", comme on dit, ne sont pas aussi solitaires que moi. Certains vivent la solitude comme un calvaire. D'autres sont mariés, parents, ont des amis, des activités sociales... En conclusion, il y a plusieurs degrés, plusieurs façons de vivre son Asperger !

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 24 Avril 2015 à 10:53
    Elora

    Quand je lis ton article, je me reconnais sur plus d'un point. Je sais, cela ne veut pas dire que je suis Aspie mais ça aurait tendance à confirmer ce sentiment que je ne suis pas comme les autres. Qu'il y a un "souci" mais à vrai dire, j'ai peur de chercher à le confronter ! J'ai peur du résultat, quel qu'il soit, même si cela permettrait d'expliquer plus d'un truc !

     

    Je m'étais déjà renseignée sur l'autisme en général mais surtout infantile, quand j'ai travaillé avec un petit atteint d'autisme... Et, si il y avait des points sur lesquels je ne me sentais pas concernée, c'était moi, totalement moi, sur d'autres...

    2
    Vendredi 24 Avril 2015 à 16:35

    @ Elora : pour ma part j'ai toujours eu en moi ce sentiment de différence. Mais évidemment quand j'essayais de le formuler, j'avais le droit au refrain classique : "tu le fais exprès, si tu faisais des efforts tu serais comme tout le monde, blablabla"... Après je t'avoue qu'avoir mis un mot sur ma bizarrerie n'a pas non plus réglé tous les problèmes, y'a encore beaucoup de gens qui ne veulent rien admettre et qui continuent à me dire que je me cherche des excuses... mad

    3
    Vendredi 24 Avril 2015 à 17:09
    Elora

    Je ne me suis jamais sentie comme les autres non plus ;) mais, au moins, il y a un nom à la "chose" ! 

    4
    Samedi 25 Avril 2015 à 19:41
    Caro Bleue Violette

    Je comprends de plus en plus pourquoi le neuropsy qui m'a diagnostiqué ma dyspraxie (le truc qui fait que je suis coordonnée comme une otarie bourrée ^^) avait d'abord pensé à Asperger parce que c'est quand même dingue à quel point je me reconnais là-dedans ! Même s'il y a des trucs qui ne me correspondent pas du tout, je t'avoue que je suis troublée... Je sais que ça ne veut pas forcément dire que je le suis, d'ailleurs on m'a dit que non, mais là vraiment je me pose des questions ! 

    5
    Samedi 25 Avril 2015 à 21:55

    @ Caro : la dyspraxie se retrouve très souvent chez les Aspies...même si évidemment tous les dyspraxiques ne sont pas Aspergers... Le neuropsy t'a dit pourquoi il ne croyait plus a Asperger au bout du compte ?

    6
    Lundi 27 Avril 2015 à 16:30
    Lelf

    Super intéressant tes articles sur Asperger, ton rapport à la solitude et le reste :)
    Je me demandais où tu étais passée et je te vois revenir avec bien plus que des chroniques ^^


    Je viens de me faire une petite montée d'angoisse parce que je me reconnais pas mal dans certains points. xD
    Notamment mon incapacité à intégrer les codes sociaux... Ça me gave les "ça va?" de gens qui n'en ont rien à faire, qu'on réclame du fric à chaque naissance chez les collègues, ce genre de choses dont on me dit "mais c'est gentil" et qui du coup me font culpabiliser parce que je trouve juste ça chiant et que je n'en comprends pas la logique ou l'intérêt, pourquoi s'infliger ça à répétition, tous les jours, avec tout le monde, alors que ça me gêne en plus...


    Ajoute à ça le contact physique pas simple (je HAIS qu'on me tape la bise si j'ai pas une affinité particulière avec la personne en face et j'ai même du mal avec certaines personnes que j'aime bien) et tu imagines qu'au boulot c'est pas évident tous les jours... Surtout que je suis un peu "tout ou rien" avec les gens donc les collègues c'est plus facilement "rien" :/


    J'ai aussi souffert d'une réputation de froideur, qui ne part que quand on me connaît bien, donc je compatis à ça. Par contre comme j'ai des phases où je recherche le contact ça m'attriste régulièrement.
    Et sur le fait de s'illuminer quand on se lance dans un sujet qui nous intéresse je connais. Ça fait sourire les gens autour de moi régulièrement. ^^


    Bref, il y a aussi des trucs qui ne correspondent pas du tout (je suis assez pitre, expressive, j'ai une mauvaise mémoire), d'autres plus ou moins (j'invente souvent des mots pour m'exprimer par ex, j'ai beaucoup de mal avec le changement : je peux le souhaiter mais je n'arrive pas à le concrétiser et s'il se concrétise c'est l'angoisse assurée...), mais je sais ce que c'est que de se sentir en décalage et de ne pas être acceptée telle quelle.
    "Manque de pot", j'ai eu pas mal de soucis familiaux, donc ils n'ont pas eu à m'en inventer pour justifier tout ce qui m'arrive encore aujourd'hui (soucis de santé musculaire et gastrique alors que j'ai la sensation d'aller assez bien par ailleurs). Et n'ayant aucun diagnostic quel qu'il soit (ni psy ni physique), je comprends le soulagement qu'a pu représenter un terme enfin mis sur tes "particularités".


    La bise, contente de te revoir par là, ça faisait bizarre de ne plus te voir sur Livraddict :D

    7
    Mardi 28 Avril 2015 à 09:19

    @ Lelf : merci pour ton message ! :) Ah, les codes sociaux... sur certains points, j'ai capitulé. A une époque, je me sentais obligée de participer à toutes les collectes organisées pour les naissances, les départs... maintenant, si je n'apprécie pas la personne, je ne mets rien et j'assume, quitte à passer pour la vilaine de service. Je préfère ça à l'hypocrisie ambiante !! Et les "meilleurs vœux" de fin d'année... le cauchemar !

    Pour les "ça va ?" je crois bien que ça fera l'objet d'un post un de ces quatre... Il y a quelque chose de foncièrement malsain (à mes yeux) dans cette habitude qui consiste à demander à l'autre s'il va bien. D'autant que j'ai remarqué un truc curieux : les gens qui te demandent si ça va attendent de toi que tu répondes avec un grand sourire que tout va bien. "Le monde est merveilleux, les petits z'oiseaux chantent, je suis heureeeeeuse"... Bah non. On est pas chez Disney et parfois ça ne va vraiment pas ! Je me souviens de l'air déconfite d'une chef quand elle m'a posé la fameuse question et que j'ai répondu que, non, ça n'allait pas, j'avais mal au crâne. J'ai bien vu que ça la laissait sans voix.

    Le contact physique... Arf, au boulot c'est un peu l'horreur. Parfois quand je ne suis pas d'humeur je m'invente un rhume (la honte) pour y échapper. J'ai une collègue à qui je suis INCAPABLE de faire la bise, ou même juste de serrer la main, tellement elle me passe par les yeux, du coup je lui dis bonjour de loin. Je travaille depuis plus de 12 ans au même endroit et je considère tous les collègues comme...des collègues, rien de plus, ce qui en défrise certains. Mais je considère qu'il y a la vie professionnelle d'un coté et la vie personnelle de l'autre. Il y a des gens qui arrivent à mélanger les deux, pas moi. La réputation de froideur découle aussi un peu de ça...

    Enfin bref, de toute façon c'est compliqué, dès qu'on dépasse un peu du moule imposé par la société on est montré du doigt... et même quand on a une explication à fournir, certaines personnes continuent à nier l'évidence et à nous accuser de tous les maux...

    8
    Jeudi 7 Mai 2015 à 16:38
    Caro Bleue Violette

    Alors le neuropsy m'a fait passer des tests mesurant le spectre autistique (un truc comme ça ^^) et d'après ces tests je ne suis pas dedans. Mes troubles sont uniquement d'origine psychiatrique, d'après le corps médical (à part la dyspraxie). Pas mal d'entre eux le sont indéniablement, mais pour certaines caractéristiques que j'ai toujours eues, je me pose à présent des questions quant à leur origine. Depuis que je t'ai lue, j'envisage de retourner consulter un neuropsy, je me dis que ça me permettrait peut-être de comprendre certaines choses :-)

    9
    Jeudi 7 Mai 2015 à 20:05

    Perso c'est une psy comportementaliste qui m'a mise sur la voie en me questionnant beaucoup sur mes comportements sociaux présents et passés... Mais certains psys ont une vision assez limitée du phénomène et vont exclure la possibilité dès lors que tu ne rentres pas dans les critères qu'ils ont choisi...

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