• Après une looooooooooooooooooooongue période de hiatus, me voici de retour avec un petit article (enfin, petit, c'est sûrement vite dit...) sur mon quotidien qui, ces derniers temps, a été bizarrement agité. Evidemment, cette agitation impromptue n'a pas été du meilleur effet... Quand on aspire à une petite vie routinière, on se retrouve vite dépassé par les événements de ce type, à plus forte raison quand on a un peu tendance à être un porte-poisse sur pattes.

    L'événement en question, donc, c'est un déménagement. Carrément.

    Souvenez-vous : ici, je vous parlais de ma grotte, à savoir mon appartement semi-troglodytique, acheté en 2010. Après 7 ans passés dans la pénombre, j'ai eu envie de changer d'air, et, pour être totalement honnête, je me suis surtout sentie à l'étroit. Pourtant, mon appartement n'était pas si riquiqui que ça... 33 m² au sol mais 70 m² de superficie totale : la partie "grotte" (le salon, qui était en fait une ancienne cave) ne comptant pas dans le calcul "Loi Carrez"... 70 m² pour une personne aussi solitaire que moi, on pourrait se dire que c'est laaaaargement suffisant, sauf que visiblement j'ai des goûts de luxe.

    Après quelques mois (quasiment un an) de prospection, et après avoir failli faire une grosseuh bêtise (à savoir acheter une maison qui aurait été un gouffre financier) j'ai renoncé à l'idée d'avoir, justement, une maison avec jardin (carrément hors budget) et j'ai cherché du côté des appartements. Coup de bol, j'ai finalement croisé la route de ce qui, de mon point de vue pas spécialement objectif, est un véritable palace, à savoir un appartement de 94 m², situé à 5 mn à papattes de mon travail ! Deux chambres, un énorme salon de 40 m², un immense balcon, une cuisine équipée, une grande entrée, le tout dans un environnement très lumineux... Le paradis !

    le palace, avant emménagement...

    Le changement a été laborieux, notamment parce que j'ai du vaincre une grosse partie de mes réticences. J'ai cherché pas mal d'excuses foireuses pour ne pas l'acheter, à commencer par le fait qu'il soit équipé de chauffage au sol (nouvelle génération). La vérité, c'est qu'en bonne Aspie, le changement me flanque la frousse, même quand il est initié par moi... Et cet appartement-là est forcément moins "économique" que le précédent en terme de charges et d'impôts... J'ai passé quinze jours à aligner les calculs dans mon calepin. J'ai une petite tendance radine qui n'a rien arrangé... Mais au final j'ai décidé de faire un choix et de privilégier mon confort de vie, chose que je ne regrette absolument plus, presque un mois après mon emménagement ! Pouvoir rentrer chez soi le midi et avoir quasiment deux heures de pause déjeuner, c'est bien appréciable ! Auparavant, je devais faire 40 mn de marche (aller et retour) chaque midi pour la pause déjeuner... Je marche toujours autant dans ma journée, MAIS c'est pour promener mon chien ou pour flâner.

    le palace, après emménagement !

    Niveau situation géographique, mon nouvel appartement a le gros avantage d'être situé sur une avenue passante, mais de communiquer également avec une zone beaucoup plus calme. Le matin, je suis réveillée par le chant des oiseaux (en plein centre-ville, c'est appréciable !) et je peux dormir les fenêtres ouvertes. Mention spéciale également au balcon, qui est devenu le lieu favori de mon toutou, qui chaque soir me fait savoir qu'il aurait bien envie d'y mettre les pattes ! Au passage, rien de tel qu'un balcon pour renouer avec le plaisir de la lecture ! Quant aux voisins, ils frôlent tous les 80 ans et je n'entends AUCUN bruit, ni le matin, ni la journée, ni la nuit. A se demander s'ils sont réels !! Si ça se trouve, ce sont tous les fantômes ! Esprit es-tu là ?

    pause lecture, sur le balcon, avec Cui-Cui !

    J'ai eu la malchance de cumuler pas mal de tuiles dans l'aventure achat/revente, et pourtant on aurait pu croire que ce serait simple, vu que j'ai revendu mon premier appartement à mes parents, qui veulent en faire un bien locatif. Mais je suis tombée sur un courtier pas pressé, sur un agent immobilier antipathique et pas spécialement dynamique, et j'ai passé deux mois à devoir vociférer sur tout le monde pour faire valoir mes droits. Je savais déjà que sur le plan administratif, notre pays était un peu vaseux, mais là, franchement, j'en ai eu la démonstration flagrante. Il y a sept ans, mon achat a été hyper facile, alors même que j'avais une situation moins confortable : j'étais en emploi précaire, je gagnais 900 euros de moins, je n'avais aucune sécurité de l'emploi... Cette année, c'était tout le contraire : fonctionnaire, un bon salaire, des économies pas négligeables...et pourtant, ça a été la galère d'un bout à l'autre. D'ailleurs, à ce jour, je n'ai toujours pas vendu mon premier appartement à mes parents, le dossier ayant pris un retard monstrueux à cause de ces fichues lenteurs administratives !! Pour quelqu'un d'aussi maniaque et prévisible que moi, ça a clairement été une torture !

    Ne parlons pas du déménagement, des cartons, du contexte "social" à gérer (mon Dieu, 4 inconnus CHEZ MOI à qui il a fallu PARLER toute une matinée durant !), de la fatigue à encaisser (sachant que parfois dire simplement bonjour à cinq personnes différentes suffit à m'éreinter...)... De la galère pour faire ouvrir la ligne Internet (et découvrir que mon FAI ne fonctionnait pas à ma nouvelle adresse, j'ai été obligée de passer au FAI dont le nom est celui d'un célèbre agrume, ce qui n'a pas été la meilleure nouvelle du siècle !)... Du banquier qui m'a pris la tête parce que j'ai formellement refusé de prendre une carte de crédit horriblement coûteuse chez lui, et qui a voulu me faire croire que j'étais en tort... Et du fait qu'il va bientôt me falloir choisir le papier peint et le parquet... Rappelons que je n'ai AUCUN sens esthétique et que ça va juste être atroce de devoir choisir quelque chose...

    Ce qui est sûr et certain, c'est que, sauf gros gain au Loto, cet achat immobilier sera le dernier de mon existence ! 

    Ce qui est évident également, c'est que ce gros changement a dévoré une grande partie de mon énergie. Pendant trois mois, j'ai été incapable de me consacrer à autre chose qu'à ce déménagement ! J'en ai pourtant vécu énormément avec mes parents (j'ai perdu le compte au bout du 14ème...) mais là c'était différent, c'était le MIEN et il a bien fallu que je le gère d'un bout à l'autre !

    Heureusement, maintenant les choses se sont calmées et je profite bien comme il faut de mon nouveau chez-moi ! Et malgré le côté épuisant de l'aventure, je ne regrette pas de m'être forcée à franchir le pas !

    Ça déménage...au sens propre !


    votre commentaire
  • Auteur : S.K. Tremayne

    Genre : thriller psychologique

    Avis rapide : smile

    Résumé : Un an après le décès accidentel de Lydia, l'une de leurs filles jumelles, Angus et Sarah Moorcroft quittent Londres pour oublier le drame. Ils s'installent sur une petite île écossaise, qu'ils ont héritée de la grand-mère d'Angus, au large de Skye. Mais l'emménagement ne se passe pas aussi bien que prévu. Le comportement de Kirstie, leur fille survivante, devient étrange : elle se met à affirmer qu'elle est en réalité Lydia. Alors qu'un brouillard glacial enveloppe l'île, l'angoisse va grandissant... Que s'est-il vraiment passé en ce jour fatidique où l'une des deux sœurs a trouvé la mort ?

    Ces temps-ci, j'ai eu envie de renouer avec les thrillers, genre que j'avais beaucoup délaissé ces dernières années. Aimant énormément les histoires de disparitions tragiques et de jumeaux torturés, j'ai tout naturellement jeté mon dévolu sur ce titre, et...

    ...je l'ai littéralement dévoré ! J'ai retrouvé ici tout ce que j'ai toujours apprécié dans ce type de roman, à savoir une dimension psychologique extrêmement présente, et un suspense tellement intense que, finalement, une fois la dernière page atteinte, on se demande encore ce que l'on doit croire. Folie ? Surnaturel ? Le mystère demeure !

    J'ai passé une grande partie de ma lecture à hésiter quant aux sentiments que les personnages principaux m'inspiraient. J'ai cru pendant un temps que je détestais Angus, puis finalement j'ai plutôt eu tendance à haïr Sarah... Sur la problématique  Kirstie/Lydia, je n'ai aucun avis tranché... Je pense que chaque lecteur aura son propre ressenti quant à ce drame atroce !

    Ce qui est sûr, c'est que l'auteur a réussi à faire de l'île de Torran un personnage à part entière. C'est un endroit à la fois attirant et repoussant, qui semble dès le départ vouloir reprendre sa liberté.

    Je conseille ce roman à tous ceux qui veulent renouer avec le thriller psychologique : je suis prête à parier qu'ils ne seront pas déçus !

     


    votre commentaire
  •  

    Série : Le Pays des Contes

    Tome 5 : L'Odyssée Imaginaire

    Auteur : Chris Colfer

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : happy

    Résumé : L'Homme masqué a réussi : le Pays des contes est tombé sous la coupe de sa terrible armée. Face à lui, les jumeaux Alex et Conner n'ont plus qu'une seule arme, peut-être la plus puissante : leur imagination. Tous deux se lancent alors à travers les histoires inventées par Conner en quête d'une armée de pirates, de cyborgs, de superhéros ou encore de momies, pour arrêter l'Homme masqué. Et même si l'adolescent est leur auteur, rien ne dit que ses personnages ne se rebifferont pas contre lui ! Mais un complot plus terrible encore se trame dans l'ombre. Un complot qui pourrait bien noircir la magie de tous les mondes à jamais...

    Grande fan de la série Le Pays des Contes, je ne pouvais décemment pas refuser de recevoir le cinquième tome en partenariat ! J'étais même carrément impatiente de découvrir la suite des aventures mouvementées de Conner et d'Alex !

    Pour être honnête, le livre a résisté deux petits soirs, et hop, terminé ! Le souci avec ces romans, c'est qu'ils ont tendance à se lire (beaucoup) trop vite... Je soupçonne la Bonne Fée d'y être pour quelque chose ! ;)

    Encore une fois, la magie est au rendez-vous. L'auteur sort des sentiers battus et nous propose un voyage au cœur même de l'imagination foisonnante de Conner. C'est rafraîchissant et ça donne un petit côté inédit à cette série qui, d'ordinaire, nous propose plutôt de retrouver des personnages connus. Certes, ici aussi on retrouve Rouge, Boucle d'Or, Robin des Bois et leurs célèbres amis...mais on fait également la connaissance de personnages totalement inconnus. Ce tome-ci est également l'occasion de mettre en avant la mère et le beau-père d'Alex et Conner, qui prennent carrément part à l'action. 

    Cette odyssée imaginaire permet aussi à l'auteur de faire passer un message sur le pouvoir de l'imagination et la force de l'écriture. En tant qu'aspirante-écrivain, j'ai forcément cautionné cette démarche, et je dois même dire que grâce à Chris Colfer, j'ai soudainement eu envie de redonner vie à mes propres personnages. ;)

    Dernière note importante : on nous annonçait que ce cinquième tome serait le dernier de la série, mais manifestement il s'agissait d'une grossière erreur, car la fin de ce cinquième volume nous promet une suite des plus palpitantes !

     

    Un grand merci aux Editions Michel Lafon pour ce partenariat magique !


    votre commentaire
  • Série : the Effigies

    Tome 1

    Auteur : Sarah Raughley

    Genre : fantastique

    Résumé : « Je m’appelle Maia Finley, j’ai seize ans et je suis la nouvelle Effigie. » Depuis quelques jours, Maia se répète ces mots en boucle, sans oser les prononcer à voix haute. Car à la minute où le monde l’apprendra, sa vie basculera. Elle deviendra une véritable célébrité, ses fans boiront la moindre de ses paroles… et son espérance de vie chutera drastiquement. C’est que les Effigies, ces jeunes femmes dotées chacune d’un pouvoir unique lié aux quatre éléments, ne sont pas là par hasard : elles doivent protéger l’humanité des Spectres – des créatures de cauchemar – mélange de chair pourrissante et de ténèbres, qui la terrorisent depuis maintenant près d’une centaine d’années. À la mort de chaque Effigie, ses capacités, ainsi que la somme de ses souvenirs, se transmettent à son héritière choisie au hasard quelque part sur la planète. Alors, quand Manhattan subit une attaque sans précédent, Maia n’a d’autre choix que de descendre dans l’arène. Elle qui idolâtre les Effigies, comme autrefois sa sœur jumelle morte dans un incendie, va cependant tomber de haut : les trois jeunes filles ne veulent plus entendre parler les unes des autres. Pourtant le danger se rapproche, car un homme énigmatique, Saul, semble capable à la surprise générale de contrôler les Spectres. Maia se retrouve aspirée dans une spirale infernale, au moment même où le feu qui couve en elle menace de la consumer tout entière !

    J'avoue que j'ai acheté ce livre avec quelques appréhensions : d'un coté, le résumé m'attirait, mais de l'autre, j'avais peur de tomber sur un récit un peu trop orienté "girl power" avec des grosses ficelles, des histoires de cœur à répétition, etc. Malgré cela, j'ai fini par profiter de l'arrivée d'un chèque cadeau pour l'ajouter à ma PAL, et...j'ai été bien inspirée car j'ai tout bonnement adoré ce roman !

    Je ne saurais même pas dire ce qui m'a le plus captivée, entre la personnalité de la narratrice (que j'ai adorée dès les premières lignes), le contexte, les scènes d'action, l'ambiance souvent sombre (en lisant "Spectres", je m'attendais à des fantômes façon Lockwood & Co, mais en vérité les fantômes de Lockwood sont plutôt gentillets par rapport aux créatures qu'affrontent les Effigies... Ceux qui connaissent Lockwood apprécieront la comparaison !), le style très vif et captivant de l'auteur... En fait, c'est le mélange de tout ça qui m'a complètement fait adhérer à ce premier tome. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas eu autant hâte de découvrir la suite d'une série.

    Au niveau des personnages, j'apprécie le fait que tous soient bien exploités. Il y en a certains qu'on aime plus que d'autres (Belle m'a un peu tapée sur les nerfs mais je trouve qu'elle a un gros potentiel...). Bizarrement, je me suis également attachée à Natalia, qu'on ne connait que par flash-back et qui a connu une fin tragique et...controversée. On pourrait dire que les héroïnes sont stéréotypées (Belle et sa beauté froide, Chae Rin et son tempérament explosif, Lake et son côté starlette...) mais elles ont toutes une personnalité torturée qui contre-balance cette impression.

    L'intrigue est captivante d'un bout à l'autre, et il n'y a aucun temps mort.

    Ce livre restera dans mes coups de cœur de l'année.


    votre commentaire
  • Auteur : Kate Blair

    Genre : science-fiction

    Avis rapide : arf

    Résumé : Dans un futur proche, l'humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d'une société qui touche à la perfection. C'est dans ce monde qu'est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille chérie d'un politique qui se voit déjà Premier ministre d'Angleterre. Atteinte d'un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier Transfert. Mais à l'hôpital, Talia sauve une fillette d'une agression, et cette petite fille des ghettos lui fait découvrir l'envers du décor et l'horreur d'un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé. Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru... y compris son propre père.

    Voici enfin la critique de ce livre, lu depuis un petit moment... J'ai eu du mal à trouver un moment pour l'écrire, car j'ai eu la bonne idée de déménager entre-temps. Bref ! Voici enfin mon avis sur ce roman.

    Au départ, j'ai été attirée par le thème, original à souhait, qui expose une idée assez dérangeante. Je travaille dans un milieu où je suis amenée à côtoyer (de loin, certes, mais disons que je vois passer des choses, beaucoup de choses...) des "criminels" et je trouve parfois (oui, bon, souvent) que la justice française n'a pas de réponses assez sévères devant l'horreur de certains crimes. Ce ressenti m'a peut-être incitée à considérer ce concept de "transfert" avec un certain intérêt, même si évidemment ça reste de la science-fiction absolue.

    J'ai bien aimé le début de l'histoire, et j'ai vite éprouvé de l'affection pour l'héroïne, Talia. Au tout départ, elle se présente comme une petite fille gâtée, issue d'un milieu très privilégiée et absolument pas habituée à côtoyer la misère et l'injustice. Puis elle évolue, remet son mode de vie en question et prend position pour défendre son point de vue et ses convictions, allant jusqu'à contrer son propre père. Cet aspect-là m'a beaucoup plu. Mais malheureusement, il a été obscurci par d'autres détails qui ont  refroidi mon enthousiasme.

    Sur le fond, d'abord : je trouve que l'auteur schématise trop et que sa vision du monde est vraiment trop simpliste. Les riches sont blancs, les pauvres sont noirs. C'est un peu trop facile, et l'auteur insiste par ailleurs trop souvent sur les couleurs de peau de ses protagonistes.

    Sur la forme, ensuite : j'ai trouvé que le style manquait cruellement d'entrain. A aucun moment je ne me suis dit "ah non, je ne peux pas arrêter ma lecture maintenant, je veux savoir la suite". C'est plutôt "plat", les idées sont là, il y a quelques rebondissements intéressants, mais ça manque de rythme et de ferveur. J'ai finalement l'impression que l'auteur n'a pas vraiment cherché à développer son univers, qu'elle n'a pas voulu creuser, créer une mythologie, donner des explications tangibles (comment en est-on arrivé à cette idée de transférer des maladies ? comment marche le processus ? on a bien une description du moment où le rhume de Talia est transféré à un "criminel", mais qu'en est-il pour les maladies sérieuses ?? parce qu'un RHUME, franchement...!)... Si le roman avait été le premier tome d'une série, ça aurait pu être excusable, voire explicable, mais il semble que ce soit un livre unique, sans suite prévue.

    Et puis évidemment il y a le fameux coup de foudre improbable entre la petite fille riche et le "criminel" pauvre des ghettos. On le voit devenir dès que le personnage de Galien apparait, et franchement...c'est lourd, trop facile, trop prévisible, trop fleur bleue.

    En bref, cette lecture n'a pas été un coup de cœur pour moi, malgré une idée de départ qui me séduisait beaucoup sur le papier. Je dirais même que ma déception est proportionnelle à l'intérêt que cette idée suscitait chez moi. Elle aurait mérité un meilleur traitement, plus d'explications, plus de développements...

    Merci aux Editions Michel Lafon pour ce partenariat que j'aurais souhaité apprécier davantage.

     

     


    votre commentaire
  • Auteur : Joy Fielding

    Genre : thriller

    Avis rapide : yes

    Résumé : Ce voyage au Mexique était censé être une fête, il va tourner au cauchemar pour Caroline et son mari Hunter. Un soir, alors qu'ils s'apprêtent à célébrer leur anniversaire de mariage au restaurant de l'hôtel, la baby-sitter leur fait faux bond. Hunter finit par convaincre sa femme qu'il n'y a aucun danger à laisser leurs deux petites filles endormies dans la chambre. Mais quand ils reviennent, la cadette, Samantha, deux ans, a disparu. S'ensuivent des jours, des semaines et des années d'angoisse. L'enquête piétine et les médias s'acharnent sur Caroline, la décrivant comme une femme égoïste et indigne. Pourtant, cette mère déchirée continue d'espérer qu'on retrouve son enfant, persuadée que quelqu'un lui cache la vérité. Quinze ans plus tard, Caroline reçoit l'appel troublant d'une jeune femme de 17 ans qui s'appelle Lili et qui croit se reconnaître dans l'un des portraits modifiés relayés par les médias. Samantha serait-elle toujours vivante ? Et que s'est-il réellement passé la nuit où la petite fille a disparu ?

    J'ai toujours eu un faible pour les histoires de disparitions, et encore plus quand il s'agit de disparitions d'enfants. On va dire que c'est mon côté psychopathe qui ressort, hihi. Bref, j'ai tout naturellement postulé quand j'ai croisé la route de ce partenariat, et...je ne le regrette pas !

    Je l'avoue, c'est plutôt rare que j'accroche à 100% à un thriller, car j'ai toujours tendance à découvrir la vérité avant d'être arrivée au milieu du roman. Ici, j'ai été plus qu'agréablement surprise par le talent de l'auteur, qui nous mène par le bout du nez du début à la fin. Il s'agit ici d'un thriller psychologique, sans hémoglobine mais avec une bonne dose de stress et d'émotion. Les protagonistes sont réalistes, avec des réactions crédibles. Je me suis surtout attachée à Michelle, la sœur de la mystérieuse disparue. J'ai eu plus de difficulté avec les parents, notamment au début, car même sans avoir d'enfants (et en n'en voulant pas) j'ai du mal à concevoir qu'on puisse s'absenter en laissant deux fillettes de 2 et 5 ans toutes seules... Malheureusement, l'actualité nous a prouvé à quelques reprises que la réalité dépassait parfois la fiction. Mais au final j'ai fini par apprécier Caroline, et, je le reconnais, j'ai un peu détesté Hunter qui semble avoir tourné la page d'une manière assez définitive et perturbante.

    Difficile d'en dire plus sans gâcher le suspense, qui fait justement tout le charme et l'intérêt du livre. La fin m'a laissée sans voix, je ne m'attendais pas à ce genre de dénouement ! L'auteur connait très bien son travail et elle sait comment tenir le lecteur en haleine. Je ne connaissais la dame que de nom, mais je pense que je vais vite combler cette lacune en me penchant sur ses autres romans, car j'ai vraiment beaucoup apprécié cette première rencontre !

    Un grand merci aux Editions Michel Lafon pour ce partenariat captivant !

     

     


    votre commentaire
  • Série : William Clarck

    Tome 1

    Auteur : Guillaume Benech

    Genre : jeunesse / aventure

    Avis rapide :arf

    Résumé : À 15 ans, William Clarck est un apprenti hacker à tendance kleptomane qui utilise ses talents pour restituer à ses camarades les objets confisqués par les professeurs. Jusqu’au jour où il se fait prendre et finit au poste. Il pensait que sa vie n'allait plus jamais être la même, mais il n'imaginait pas à quel point. de retour chez lui, il découvre avec horreur que sa mère a été assassinée et son père lui révèle une vérité incroyable: agent spécial, il a été démasqué et toute sa famille est désormais en danger... William, aidé par sa meilleure amie Zoé, subtilise un téléphone-Taser aux services secrets auxquels il a été confié. Ensemble, ils se lancent dans une périlleuse aventure à la poursuite de l'insaisissable tueur qui a juré la perte des Clarck.

    Je n'avais pas entendu parler de ce livre avant de le voir proposé en partenariat. Il faut savoir qu'à la base, je me méfie un peu des auteurs français. J'adhère rarement aux livres / séries / films francophones... Et d'ailleurs, en tant qu'amatrice d'écriture, cela m'a déjà joué des tours, car un professionnel du milieu cinématographique m'a dit une fois que mon style d'écriture serait plus facile à promouvoir auprès d'un public américain... Mais ceci est une autre histoire. Cependant, par honnêteté intellectuelle, je préférais préciser ce petit point de détail avant de développer ma chronique, qui sera assez mitigée. Car après tout je suis peut-être partie avec certains à-priori, même sans le vouloir...

    J'ai été séduite par l'histoire mise en avant dans le résumé, et j'ai donc eu envie de vaincre mes réticences premières pour découvrir ce roman. Dans l'ensemble, je ne dirais pas que j'ai détesté, car l'univers est plutôt original, et l'histoire se lit bien. Il n'y a pas de longueurs, pas de temps morts, certains passages prennent même aux tripes. Cependant, j'ai eu du mal avec plusieurs choses. En premier, le personnage principal. Disons-le clairement, c'est ballot de ne pas s'attacher au héro du roman... J'ai trouvé qu'il ne dégageait pas assez d'émotions, qu'il encaissait tout sans sourciller, et que ses réactions manquaient totalement de cohérence, voire de sincérité.

    Deuxième point noir, les incohérences qui jalonnent l'histoire. Une, ça passe. Plusieurs, ça lasse. J'ai trouvé que certaines situations aux allures de casse-tête se solutionnaient beaucoup, beaucoup trop rapidement. C'est certes fréquent dans les romans jeunesse, mais là, c'était vraiment exagéré à l'extrême... J'ai fermé les yeux sur la première grosse incohérence, mais j'ai poussé un petit soupir d'exaspération devant la deuxième, puis la troisième... Certes, l'auteur est jeune, je veux bien admettre que certaines incohérences tiennent de l'erreur de débutant... mais même si je n'ai jamais voulu franchir le pas de l'édition, je pense pouvoir dire sans rougir que les quelques 50 textes qui dorment dans mes tiroirs (et qui pour certains ont été écrits quand je n'avais pas 12 ans) parviennent à éviter le piège de l'incohérence... Je pense que j'aurais été moins regardante si l'écriture n'avait pas été une de mes grosses passions... je sais qu'en tant qu'auteur-amateur, je peux passer vingt heures à lire, lire et relire cent fois le même paragraphe pour traquer LA grosse incohérence qui gâche toute l'intrigue...

    Je ne veux pas du tout peindre un portrait tout noir de ce livre, car j'ai plutôt apprécié le style de l'auteur. Mais je trouve que le texte aurait gagné à être retravaillé une ou deux fois, et peut-être même à être agrémenté de quelques 50 ou 100 pages de plus pour que l'intrigue ait plus d'épaisseur et, quelque part, plus de vraisemblance.

    Je lirai le second tome si l'occasion se présente, juste pour voir l'évolution de l'auteur, auquel on doit reconnaître un joli style et une imagination foisonnante !


    votre commentaire
  •  

    Série : Alfie Bloom

    Tome 2

    Auteur : Gabrielle Kent

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : yes

    Résumé : Du jour au lendemain, la vie solitaire et sans intérêt d'Alfie Bloom a été bouleversée quand il a hérité du château de Hexbridge. Mais le prix est lourd à payer : des dangers qu'il n'aurait jamais imaginés le guettent désormais à chaque instant. Quand Ashford, son ami le majordome, est enlevé sous ses yeux au beau milieu de la nuit par des elfes malfaisants. Alfie ne sait plus à qui se fier. Pour le récupérer, un terrible échange est proposé...

    Tout d'abord, je m'excuse pour cette chronique tardive ! J'aimerais bien sortir l'excuse ô combien originale du "j'ai été enlevée par les extraterrestres" ou "j'ai rencontré le Docteur, les Daleks nous sont tombés dessus et nous avons été pris dans un piège spatio-temporel" mais la vérité est (hélas) bien plus banale : ces temps-ci je suis repassée en mode monomaniaque, je fais énooooormément de puzzles, et du coup je lis plus lentement, et je remets mes chroniques au lendemain depuis des mois. Bouh.

    Après cette introduction au demeurant fort passionnante (ou pas), venons-en au fait et rendons justice à ce pauvre Alfie, si injustement délaissé ! Car, disons-le de suite, j'ai passé un excellent moment en sa compagnie, c'est même pour ça que j'ai un peu honte d'avoir tant tardé à rédiger ce petit article !

    J'ai retrouvé dans ce tome tout ce qui m'avait séduite dans le premier : les personnages sympathiques, l'originalité de l'intrigue et de l'univers, le côté sombre qui est toujours un peu là en filigrane... Et j'ai adoré découvrir (en partie) le mystérieux passé d'Ashford, le majordome d'Alfie. Ca tombe bien, parce qu'il était quand même sacrément intriguant dans le premier volet !

    Ce tome peut paraître un brin moins dynamique que le précédent, mais il n'en reste pas moins aussi passionnant et addictif. Je l'ai dévoré en un petit peu plus d'une heure. Encore une fois, je pense que l'histoire peut séduire deux publics : les enfants...et les adultes, car le ton n'est ni naïf, ni gentillet, et le style de l'auteur (enfin, dans le cas présent, du traducteur) est vraiment très agréable à lire. 

    Evidemment, on pourrait chicaner et dire que, quand même, nos jeunes héros sont bien mûrs et bien courageux pour leur âge, mais c'est le propre de ce genre littéraire, et avouons-le, on s'ennuierait fortement si les protagonistes étaient des enfants froussards ! 

    J'ai clairement hâte de découvrir la suite !

    Merci  aux Editions Michel Lafon pour ce partenariat !


    2 commentaires
  • Série : Gone (6 tomes)

    Auteur : Michael Grant

    Genre : fantastique / jeunesse

    Avis rapide : yes

    Résumé du tome 1 : Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.

    J'ai profité de mon mois de vacances pour terminer quelques séries, et j'ai eu envie, en refermant le sixième et dernier tome de Gone, d'en parler ici ! Parce que Gone, c'est typiquement l'exemple de la série à laquelle on accroche difficilement au départ, puis qu'on se surprend brusquement à dévorer !

    Pour être claire, lorsque j'ai lu le tout premier tome, j'ai...quasiment détesté ! Mais vraiment ! Je trouvais ça trop caricatural, absolument pas crédible, je n'aimais pas spécialement les personnages, bref, je m'étais dit que la suite se lirait sans moi. Et puis j'ai croisé le tome 2 en poche, j'ai fini par me dire "allez, pourquoi pas ?" et j'ai bizarrement apprécié. Ce n'était pas encore le gros coup de coeur, mais ça se lisait bien, c'était divertissant, plutôt original... J'ai attendu la sortie poche du troisième volet, et là, revirement complet : j'ai adoré, littéralement !

    Je ne saurais pas trop expliquer d'où vient ce passage de "bof" à "génial". Je pense qu'en fait l'auteur a su mettre à profit le format "série" pour donner de l'ampleur, à la fois à son histoire et à ses personnages, qui mûrissent au fil des tomes et qui n'en deviennent que plus attachants. Le moindre que l'on puisse dire aussi, c'est que Michael Grant n'épargne pas ses héros ! Mieux vaut ne pas trop s'attacher aux protagonistes qui apparaissent dans le récit, car nombreux sont ceux qui périront en chemin !

    L'histoire est originale d'un bout à l'autre, et les rebondissements sont nombreux. On perd vite la notion du temps quand on se plonge dans un de ces bouquins ! Et surtout, la série est conclue avec brio, sans temps morts, sans longueur, sans facilité.

    C'est vraiment une série à se procurer... Et si je peux vous donner un conseil : faites comme moi, si vous n'accrochez pas plus que ça au premier tome, donnez quand même une chance à la suite ! Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, comme on dit ! ;)


    votre commentaire
  • Série : La Ligue des Enfants ExtraOrdinaires

    Tome 1 

    Auteur : Gitty Daneshvari

    Genre : aventure/jeunesse

    Avis rapide : no

    Résumé : Qu’est-ce que la Ligue des Enfants Ordinaires ? Eh bien, je suis ravi que vous me posiez la question. (Oh, vous n’avez rien demandé ? Vous l’auriez fait à un moment ou à un autre, et je déteste perdre mon temps.) Nous formons un réseau secret d’espions composé des enfants les plus quelconques du pays, ceux qu’on oublie complètement. Pourquoi des enfants banals ? Pourquoi pas des surdoués ? Ou des sportifs ? Ou des reines de beauté ? Parce que les gens n’oublient pas ces derniers, alors qu’ils nous oublient, nous. Et vous savez pourquoi ? Parce que nous nous fondons dans le décor. Nous évoluons dans l’angle mort du monde.

    Malgré le ton jeunesse, j'ai eu envie de postuler pour ce partenariat car le résumé me semblait amusant. Rien de tel qu'une histoire rigolote pour commencer les vacances, n'est-ce pas ?

    Au final, je dois dire que je ne me suis pas autant amusée que je l'espérais. J'ai trouvé le ton plus exaspérant que divertissant. L'auteur fait dans la surenchère, dans l'excès, et à trop forcer le trait, l'histoire en devient parfois indigeste. Les personnages eux-mêmes souffrent de cet excès et en deviennent agaçants (notamment Shelley). Je pense que le récit aurait gagné en légèreté si l'auteur avait renoncé à quelques gags et autres situations rocambolesques.

    Alors oui, certes, c'est un livre jeunesse et j'ai 34 ans, mais je peux vous dire que l'enfant de 10 ans que j'ai été aurait eu exactement le même avis. (d'un autre côté, je reconnais que la donne est faussée car à 10 ans mon auteur fétiche était Stephen King, hum hum)... 

    L'enquête en elle-même est plutôt sympathique, et au fond c'est vraiment dommage que l'auteur ait choisi d'abuser de ce ton humoristique qui finit par desservir l'histoire.

    Merci malgré tout aux Editions Michel Lafon pour ce partenariat !

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires