• Série : Phobos

    Tome 1 

    Auteur : Victor Dixen

    Genre : jeunesse / science-fiction

    Avis rapide : happy

    Résumé : Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

    Je l'avoue, je lorgnais sur ce livre depuis sa sortie. Pourtant, j'hésitais à l'acheter. Pourquoi ? Parce que, d'une, le thème de la télé-réalité me freinait un peu. Je ne suis pas du tout fan de cette chose-là, je trouve que c'est la pire invention télévisuelle de tous les temps. De deux, la thématique amoureuse me rebutait aussi. Difficile de faire moins sentimentale que moi ! Pourtant la couverture me plaisait énormément, et j'avais adoré Le Cas Jack Spark, du même auteur. Bref, j'hésitais, j'hésitais...et puis finalement Monsieur Hasard s'en est mêlé : un partenariat a été proposé, j'ai été retenue, j'ai lu...et...

    ...j'ai adoré ! Carrément ! Ce livre m'a scotchée du début à la fin ! J'ai tout aimé dans ce livre : les personnages, l'univers, l'écriture, les rebondissements, la critique souterraine de la télé-réalité et de ses dérives... J'ai eu un gros coup de cœur pour Léo, qui est extrêmement attachante, même dans ses colères. J'ai adoré détester les "méchants" (C'est amusant de découvrir les deux facettes d'un personnage... Je pense notamment à une certaine danseuse qui joue très bien son rôle de sainte-nitouche... Et évidemment à la trop fameuse Serena, mais chut !)... Tous les participants à cette expédition ont une fêlure, un secret, une faiblesse...qui contribue à les rendre sympathiques, même lorsqu'au premier abord on éprouve pour eux une certaine aversion.

    Les personnages secondaires sont également terriblement réussis. Mention spéciale pour Andrew Fisher et pour Harmony McBee, la fragile fille de Serena... Je sens que ces deux-là ont beaucoup de potentiel et que leur rencontre risque de faire des étincelles !

    Quant à l'écriture, c'est probablement ce qui contribue à rendre Phobos aussi addictif ! J'ai adoré la façon qu'a l'auteur de jongler entre les différents "champs". La navette, le "Parloir", le bunker depuis lequel est montée l'émission, la maison des McBee, le camping-car d'Andrew, etc... On passe sans cesse d'un plan à l'autre, et pourtant on n'est jamais perdu, on ne se lasse jamais. Ça contribue à renforcer cette impression de regarder l'émission en direct. En gros, c'est un peu comme si on zappait, mais bizarrement ça n'a rien de désagréable, au contraire, ça relance sans cesse l'intérêt ! Les scènes de rencontres au Parloir sont vraiment très bien écrites : on ne peut qu'effleurer la personnalité de chaque prétendant, et du coup on partage les sentiments de la candidate !

    Et puis évidemment, la révélation sur le vrai devenir du programme ne peut que nous donner envie de hurler d'effroi ! On aimerait presque pouvoir prévenir les candidats, et on est soulagé quand Léo découvre le pot-aux-roses ! La fin est pleine de suspense, et pour ma part j'ai déjà pré-commandé le seconde tome pour connaître la suite des événements dès que possible ! 

    En bref, ce livre a été un gigantesque COUP DE CŒUR, cela faisait longtemps que je n'avais pas attendu la suite d'une série avec autant d'impatience !

     

    Un grand merci à Livraddict pour ce partenariat absolument fantastique !


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  • Titre: Les Gardiens de l'Océan

    Auteur : Irene Salvador

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : frown

     Résumé : En plongeant pour sauver son père de la noyade, Marco, 14 ans, découvre qu'il a l'incroyable capacité de respirer sous l'eau. Mais son émerveillement est de courte durée car il apprend bien vite la vérité : il appartient à un peuple millénaire, les Gardiens de l'Océan, et l'apparition de ses pouvoirs a fait de lui une cible de choix pour ceux qui souhaiteraient empêcher la naissance d'un nouveau protecteur des mers. Afin de préserver les siens, il doit les quitter, et partir apprendre à contrôler ses nouveaux dons à Acqualys, la cité des Gardiens. Mais avant d'en devenir un à part entière, il devra affronter des pirates, explorer les fonds marins et braver le seul interdit qu'on lui a imposé... un interdit qui porte le nom de Laura.

    Je l'avoue, la première raison qui m'a incitée à postuler pour ce partenariat, c'était la couverture. J'ai beau savoir que l'habit ne fait pas le moine, pas moyen de résister à l'appel d'un joli visuel ! Autre raison : le résumé, qui me semblait très prometteur et qui présentait une histoire sortant des sentiers battus... Finalement, mon enthousiasme est retombé comme un soufflé, et ce dès les premiers chapitres. Vous l'aurez compris, ce livre est une grosse déception pour moi...

    Dès le départ, j'ai été gênée par le style très simple de l'auteur, et par cette façon déconcertante de sauter du coq à l'âne. Certains passages, qui auraient mérité une longue description parce qu'ils concernent un événement majeur dans la vie du héro, sont carrément résumés par une formule bateau de quelques mots ! C'est frustrant, c'est agaçant, c'est...trop facile, désolée. Etant moi-même auteur amateur à mes heures perdues, j'ai du mal à valider ce tour de passe-passe...

    J'ai également eu du mal avec les personnages. Tous les personnages, sans exception. J'ai cru un temps que je m'attacherais à Marco, amoureux de la nature et surtout de l'océan, mais c'était avant que ses pouvoirs de Gardien ne lui tombent dessus et ne le transforme en un genre de surhomme sans peur et sans reproches qui assume ses fonctions sans sourciller... Les Gardiens, d'ailleurs, on en sait que peu de choses ! Autre reproche : la mythologie est survolée, et de très haut, alors qu'il y aurait eu de quoi creuser. Et les sentiments qu'éprouvent les protagonistes entre eux sont très versatiles, surtout en ce qui concerne Léo et Marco, qui se détestent cordialement puis deviennent "comme des frères" dans le chapitre qui suit. Pas très crédible...

    L'histoire en elle-même aurait pu être très bonne, car elle avait une grosse originalité. Le contexte "aquatique" aurait pu donner lieu à quelque chose de vraiment très chouette. Sauf que là, c'est trop synthétique (reproche récurrent), trop survolé, pas assez développé. Le combat avec le grand méchant pas beau est...assez ridicule, j'en ai peur.

    En bref, je pense qu'avant de céder à la tentation de l'édition, l'auteur aurait du remanier son texte pour en faire quelque chose de plus étoffé, de mieux développé, de moins "facile". Je sais bien que c'est de la littérature jeunesse, mais franchement, c'est la première fois que je suis confrontée à quelque chose d'aussi peu travaillé, et pourtant je ne lis quasiment que des romans jeunesse... Le livre est tout petit, il ne fait que 200 pages, et je pense que si l'auteur s'était donnée le temps de retravailler le texte et d'étoffer son intrigue, il aurait pu largement faire le double...

    Une énorme déception pour moi. J'avoue que j'ai eu du mal à écrire cette chronique, et que j'ai préféré attendre de parcourir les articles des autres lecteurs avant de me lancer car je redoutais d'être trop sévère dans mon jugement... N'étant pas spécialement au mieux de ma forme ces derniers temps, je craignais que ce ressenti très négatif vienne en partie de moi...mais en fait 90% des avis que j'ai pu lire soulignent exactement les mêmes défauts...

    Malgré tout je remercie chaleureusement Camille, des Editions Michel Lafon, pour ce partenariat !


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  • Série : La 5e Vague

    Tome 2  : La Mer Infinie

    Auteur : Rick Yancey 

    Genre : science-fiction / jeunesse

    Avis rapide : erf

    Résumé : Comment débarrasser la Terre de ses sept milliards d'habitants ? Retirez aux hommes leur humanité... Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l'espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l'hiver en espérant le retour rapide d'Evan Walker, ou se mettre en quête d'éventuels survivants avant que l'ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège. Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s'abaisser, ni à quelles hauteurs l'humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer... Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.

    J'avais adoré le premier tome, et j'étais pressée de lire le second. Finalement je suis obligée de reconnaître que j'ai été plutôt déçue par cette suite. Pourquoi ? Parce qu'au fond j'ai trouvé que tout ce qui faisait l'originalité du premier volet s'était perdu en chemin... Pour être franche, à certains moments, j'ai eu l'impression de relire le tome 1.

    L'auteur a fait le choix (périlleux, de mon point de vue !) de changer de narrateurs et ça aurait pu apporter une certaine nouveauté s'il avait essayé de ne pas répéter dans ce tome 2 les schémas du tome précédent... Or j'ai plutôt l'impression qu'il a fait tout le contraire. A certains moments, on oublie même qu'on est en train de suivre les pensées de Ringer, tant elles ressemblent à s'y méprendre à celles de Cassie.

    Quant à l'histoire, j'ai trouvé qu'elle s'enlisait parfois et qu'il ne se passait pas grand-chose... Dans l'ensemble je suis donc plutôt déçue. Je pense lire le tome 3, pour connaître le fin mot de l'histoire, mais j'espère grandement qu'il sera plus réussi...


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    Série : Magisterium

    Tome 1 : L'épreuve de Fer

    Auteur : Holly Black / Cassandra Clare

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : yes

    Résumé : Depuis qu'il est tout petit, Callum Hunt, 12 ans, connaît trois règles par cœur : ne jamais faire confiance à un magicien; ne jamais réussir une épreuve soumise par un magicien; ne jamais suivre un magicien au Magisterium. Callum va enfreindre toutes ces règles et sa vie changera comme jamais il n'aurait pu l'imaginer. La plupart des jeunes feraient tout en leur pouvoir pour réussir l'épreuve de fer, mais pas Callum Hunt. Callum veut échouer. Son père lui a appris que la magie n'augurait rien de bon et qu'il valait mieux s'en éloigner. Or Callum ne réussira pas à rater le test et se retrouvera au Magisterium, un endroit à la fois sinistre et sensationnel, où le passé et l'avenir s'entremêlent d'une étrange façon. L'épreuve de fer n'est que la première d'une série d'épreuves beaucoup plus intenses.

    Histoire de marquer mon retour sur le blog (vive les vacances !) je tenais à parler de ce roman que je viens de terminer et que j'ai vraiment adoré ! J'ai un peu envie de lui rendre justice, car j'ai lu de nombreuses chroniques dans lequel on le comparait beaucoup à un certain petit sorcier à lunettes du nom de Harry Potter. Evidemment, vu la quatrième de couverture, la comparaison est facile, et même incontournable. Mais je trouve dommage de s'arrêter à cette première impression, car Magisterium ne se limite pas qu'à ça !!

    Pour commencer, les trois héros me semblent assez différents du trio Harry/Ron/Hermione. Certes, il y a là encore deux garçons et une fille, mais ils ont chacun une personnalité propre. Callum est un peu agaçant par moments, mais on sent qu'il est en grande souffrance du fait de son handicap physique qui le complexe. Aaron est plutôt effacé mais de bonne composition, et visiblement aussi maladroit en amitié que Cal. Quant à Tamara, elle n'a pas ce côté "j'étale ma science" qu'avait Hermione (j'adore Hermione, hein ! mais avouons que par moments elle était plutôt agaçante !) et on sent qu'elle cache un lourd secret (et à mon avis ce n'est pas la seule, le père de Cal ayant visiblement tout un tas de squelettes dans ses placards.)...  J'ai bien aimé le fait que l'entente entre les trois larrons ne soit pas si immédiate que ça, ça rend la chose plus crédible. Au niveau personnages, je regrette un peu que les Maîtres ne soient pas mieux présentés. Au final on ne sait pas grand-chose de Maître Rufus, par exemple, alors que son rôle risque d'être déterminant pour la suite des événements puisque c'est le mentor du trio.

    Quant au fameux Magisterium, je ne le trouve pas spécialement attirant... Je me rappelle que ma première réaction, en découvrant Poudlard dans HP, a été de m'exclamer : "ça a l'air trop chouette, c'est où qu'on signe ?!" Ici, franchement, il faudrait plutôt me traîner par la capuche pour me forcer à mettre le bout du nez au Magisterium. Pourquoi ? Parce que le lieu ne me semble pas aussi "magique" que Poudlard, et parce que l'idée de passer toute une scolarité dans un univers entièrement souterrain ne me fait pas spécialement sautiller de joie ! Car c'est là la grosse particularité du Magisterium : il se cache sous terre. Alors certes, certains endroits semblent jolis tout pleins, mais dans l'ensemble on a un peu l'impression qu'il est périlleux de s'y déplacer ! Avec mon sens de l'orientation détestable, parions que je m'y perdrais en deux secondes chrono !

    Autre grosse originalité : ici, point de balais, et encore moins de baguettes ou de formules magiques. Les heureux élus apprennent à maîtriser la magie des éléments : le feu, l'eau, l'air, la terre. Et le chaos. Ce dernier point donne le ton ! On devine que rien de sympathique ne peut venir d'une magie liée au chaos !

    Et pour finir, l'essentiel... L'histoire en elle-même est captivante et bien menée, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Le début est un peu perturbant, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, mais au fond c'est très bien fait car ça nous met un peu dans les mêmes dispositions que Cal et les autres élèves en devenir. Pour une fois, j'avoue ne pas avoir pressenti la grosse révélation finale ! Et ça, c'est une première, car d'habitude j'ai tendance à deviner rapidement où l'auteur veut en venir ! La fin donne fortement envie de sauter sur le second tome dès sa parution, car on pressent que l'aventure ne fait que commencer...

    Mention spéciale à un certain Carnage, allié inattendu mais vraiment apprécié !

    Loin d'être une pâle copie de Harry Potter, ce roman a donc une identité propre et doit se savourer avec un regard neuf. En ce qui me concerne, le coup de coeur est tout proche !


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  • Au risque de me répéter, le principal inconvénient de mon Asperger, c'est mon épuisement quasi quotidien. Les interactions sociales ne m'étant pas naturelles, je suis très souvent éreintée après ce qu'une personne lambda considérerait comme une journée normale. Et puis j'ai des limites, qui découlent plus ou moins de mon "état". Je ne conduis pas. Je n'aime pas les lieux "trop"... Trop bruyants, trop peuplés, trop lumineux, la liste est longue. Du coup certains actes ordinaires prennent un peu des allures de torture. Oh, j'ai de la chance, je vis en plein centre-ville, dans une rue piétonne, près de quasiment tout : supérette bien fournie, coiffeurs, librairies, médecins (même si j'ai gardé le mien, près de chez mes parents), pharmaciens... Mais certains jours (bon, soyons honnêtes : quasiment TOUS les jours) je suis tellement pressée de retrouver le calme de ma grotte que je n'ai aucune envie (ou aucun courage) de profiter de toutes ces commodités...

    Heureusement, il y a cette arme magique, cette chose invisible qui nous entoure en permanence et reste toujours à portée de main. Internet.

    Heureusement ou malheureusement ? En fait, je ne sais pas trop. J'ai beaucoup cogité sur le sujet, et je crois qu'il y a du bon et du moins bon dans tout ça. Attention, je ne parle pas d'Internet "en général" mais plutôt des services qu'Internet peut rendre (ou pas) aux gens qui ont des difficultés sociales. Que ce soit de l'agoraphobie, de la phobie sociale, de la timidité toute simple ou un syndrome d'Asperger, le questionnement reste le même : Internet est-il une aide ou un frein au développement social ?

    Dans les points positifs, on peut évidemment affirmer qu'Internet favorise le contact entre les gens. Les forums, Facebook, Twitter...tous ces outils permettent à de parfaits inconnus de se "rencontrer", d'échanger, parfois sur des années. Parfois même, cela amène de vraies rencontres. Cependant, j'émettrai une petite réserve basée sur mes observations personnelles...

    Quand j'essaie de parler de mon cas sur un forum (j'ai renoncé, ça finit en déconfiture à chaque fois !) j'ai souvent le droit à l'argument suprême : "Mais si, tu as une vie sociale, regarde, tu viens discuter ici !" Et là, ça me gêne un peu. Certes, Internet peut être un lieu de dialogue et d'échange, mais peut-on dire que ça fait vraiment partie d'une vie sociale ? J'aime écrire, ce n'est un secret pour personne. J'aime écrire sur ce que je connais. Moi, en l'occurrence. mes expériences, mon vécu, mes réflexions. Donc je n'ai aucun mal à m'exprimer sur un forum. Mais est-ce un geste vraiment social ? pas sûre. Je "parle" sur les forums de la même façon qu'il m'arrive de monologuer à voix haute chez moi : pour le plaisir d'aligner les mots, de formuler des pensées, d'exposer des arguments. Pour autant, ça reste surfait. Internet, on l'arrête quand on veut. On en a marre de discuter ? On ferme l'ordi. On est gêné par les propos d'un membre sur un forum ? On se désinscrit. On a écrit quelque chose d'un peu trop personnel et on le regrette ? On efface le topic. C'est simple, facile, rapide. Essayez donc de faire pareil dans la vraie vie ! Et puis c'est anonyme, aussi ! IRL, quand vous parlez à quelqu'un, vous perdez une partie de votre anonymat, le quelqu'un pouvant vous reconnaître dans la rue le jour suivant ! Sur Internet, aucun danger, vous changez de pseudo et hop, c'est terminé ! Franchement, pour moi, il est dangereux de considérer que le Net est un espace social comme un autre. C'est un espace d'expression, de partage, de dialogue. Mais il faut garder à l'esprit que ça a un côté superficiel qui ne peut en aucun cas remplacer les interactions réelles ! Et vu le nombre de fois où j'ai croisé la phrase que j'ai écrite ci-dessus, j'ai l'impression que beaucoup de gens ont perdu de vue ce petit détail !

    Reste qu'Internet est un outil fantastique pour rencontrer des gens qui partagent le même vécu, ou qui ont les mêmes questionnements. J'ai beaucoup appris sur Asperger grâce aux groupes Facebook que je fréquente. Mais comme tout outil, il faut apprendre à s'en servir, et toujours l'utiliser avec précaution. Car sur Internet, on croise tout et son contraire.  Il faut savoir se tenir éloigné des sources douteuses. Apprendre à repérer les "trolls" et les intervenants qui n'ont aucune envie de dialoguer, qui ne sont là que pour asséner ce qu'ils pensent être la vérité, sans se soucier de l'avis d'autrui. Aller sur Internet sans un minimum de préparation mentale, c'est un peu comme craquer une allumette en étant recouvert d'essence (oui, bon, on a les comparaisons qu'on peut !)... Si on est un peu fragile à ce moment-là, on peut vite se laisser submerger et ne plus savoir faire la part des choses. Auquel cas le positif se transforme en négatif, et les ennuis commencent ! Pour ma part, je n'ai jamais eu ce souci, en partie parce que j'ai toujours été très détachée par rapport aux opinions d'autrui, mais aussi parce que j'ai surfé très tôt sur le Web (quasiment dès le début du Web en France, vers les années 94-95) et que j'ai vite repéré ces petits travers... Ceci dit, pour faire ma "mémère", il me semble qu'à l'époque les gens avaient une toute autre mentalité, plus saine et moins superficielle justement...

    Autre point positif : Internet, ça facilite tout, et c'est de plus en plus vrai ! Ceci dit, c'est là que mon point positif va vraiment tourner au négatif. Je suis la première à profiter de ce côté ultra pratique du Web. J'achète énormément en ligne. Je suis cliente chez Amazon depuis des années, je crois bien que je passe facilement trente commandes par mois sur le site et sur ses filiales anglaises et américaines. J'achète des livres, des DVDs, des jeux. Des vêtements sur des sites spécialisés. Des croquettes sur des animaleries en ligne. Des granules homéopathiques sur des pharmacies "on line". Tout mon équipement multimédia vient soit de Cdiscount, soit de Darty, soit de Boulanger. Breeeeef, je suis une cyber-consommatrice avérée.

    Internet, c'est facile. C'est pratique. Si on s'y connait un peu, on arrive toujours à choper un code de réduction avant d'appuyer sur le bouton "commander". C'est la livraison rapide, à domicile. Pour une sans-permis comme moi, forcément, c'est fantastique. Bon, ça c'est le discours officiel, un peu hypocrite.

    Car au final, Internet, c'est surtout un bon outil d'évitement.

    Tous les psys vous le diront : pour ne pas laisser une pathologie prendre le dessus, il faut absolument lutter contre l'évitement, cette façon discrète et non assumée de contourner le truc qui vous met en fuite.

    Hum hum.

    Je n'aime pas les situations sociales. Certains jours, même dire bonjour à quelqu'un tient de la torture mentale. Je suis du genre à programmer en avance la phrase que je vais dire en entrant dans la boulangerie pour acheter un pauvre pain au chocolat...  Donc Internet, pour moi, c'est la panacée. Pas besoin de saluer. Pas besoin d'être polie, gentille, souriante. Pas besoin de poireauter dans une file d'attente. Vous voyez où je veux en venir ?

    Internet, c'est l'évitement suprême.

    J'habite à 800 mètres de deux librairies, et j'achète la plupart de mes livres en ligne. Et pourtant, j'aime bien ça, aller à la librairie, flâner dans les rayons... Mon excuse principale ? "Je fais plein de sondages rémunérés, j'ai des chèques-cadeaux à dépenser régulièrement sur Amazon." Mouais mouais. Sauf que soyons honnêtes, je n'attends pas d'avoir des chèques-cadeaux pour acheter des livres. Ça se saurait ! Au final, la vraie raison, c'est que le soir, après le boulot, je n'ai plus le courage de sortir, sauf pour que mon chien se dégourdisse les papattes. Je suis vidée, crevée, lessivée, kaputt, appelez ça comme vous voulez. On me dira : alors où est le mal de se faire livrer ? Outre le fait que ça ne fait pas vivre des commerces de proximité et que c'est plutôt moche d'engraisser un géant mondial au détriment d'une librairie de quartier, je dirais aussi que ça contribue à la création des fameux cercles vicieux dont je parle souvent sur ce blog. Moins je sors, moins j'ai le courage de sortir. Ou moins j'ai ENVIE de sortir. Parce que bon, si on veut regarder la vérité en face, ce n'est quand même pas 800 petits mètres à pied de plus ou de moins qui vont me tuer, partant du constat que je fais entre 8 et 10 kilomètres de marche par jour, hein...

    Fut un temps où j'ai été tentée par le grand vilain diable de la livraison de courses à domicile. J'ai de la chance, j'habite une zone non desservie par les supermarchés. Ils proposent tous le drive, mais pas la livraison à domicile. De la chance, oui oui. Parce que je me connais, si ça venait à être proposé, je céderais là aussi à la facilité, sous le prétexte fallacieux que je ne conduis pas. En oubliant toutefois de préciser qu'il y a un magasin de quartier très bien achalandé à même pas cinq minutes à pied de chez moi ! Pour le moment, je rentre régulièrement chez mes parents le weekend, et je profite de l'ouverture d'un magasin le dimanche matin pour y faire le plein. Mais pendant un moment, j'avais lorgné sur les services d'un célèbre livreur à domicile ; seul mon côté radin m'avait convaincue de ne pas y faire appel...

    J'ai beau en être consciente, n'empêche que c'est difficile de résister à la facilité ! (et peut-être un peu à la fainéantise...)

    Tout cela mis bout à bout me pousse à dire qu'Internet n'apporte pas que du positif. Cela incite les gens déjà peu sociables à rester encore davantage chez eux, et ça les conforte dans leurs comportements solitaires.

    Personnellement, je me rends compte que j'ai énormément de lacunes sur le plan social, et que mon gros côté "geek accro au Web" n'a clairement rien arrangé...

    Paradoxalement, Internet m'a aidée à lier connaissance avec des gens que je n'aurais jamais pu rencontrer autrement. J'ai reçu chez moi une correspondante Américaine, je suis toujours en contact avec ma première correspondante que j'ai connue dans mes dernières années de lycée, je participe de temps en temps à des rencontres avec des personnes rencontrées via un forum de lecture, j'échange sur des groupes pour Aspergers...

    Actuellement, je m'interroge toujours sur la nécessité de développer ma vie amoureuse (ou de la créer, plutôt !) et je sais que si je me décide à le faire, Internet sera un outil indispensable parce que je suis foncièrement INCAPABLE de rencontrer des gens "normalement", en sortant, en allant dans des endroits propices aux rencontres, et parce que j'ai besoin qu'il y ait une certaine distance entre moi et "l'autre" pour me sentir à l'aise et pour échanger sereinement...

     

    Mon avis sur la question n'est donc pas entièrement tranché... D'un certain côté, je trouve inquiétante cette tendance qu'ont les gens de considérer Internet comme un lieu social "lambda". Et je suis consciente que la facilité qui consiste à agiter une souris à la façon d'une baguette magique pour obtenir toute une variété de services en ligne a un côté clairement dangereux, car on finit par tomber dans le piège de l'évitement systématique... De l'autre, je sais qu'Internet est un très bon outil de communication, pour peu qu'il soit utilisé intelligemment et avec parcimonie...

    Tout est une question de dosage, en somme...


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  • J'ai toujours eu un rapport compliqué avec le temps. Le temps qui passe, j'entends. C'est vraiment quelque chose qui m'angoisse depuis l'enfance. Petite, j'avais pour habitude de réciter une petite formule magique de ma composition, qui était supposée me faire recommencer la même journée le lendemain. Bon, j'avoue, je la récitais surtout pendant les vacances ou pour le weekend ! (et pourtant je ne connaissais pas encore le trop fameux "Groundhog Day" Ou "Jour de la Marmotte" !)

    Mon propre vieillissement ne m'inquiète pas outre mesure. Peut-être parce que dans ma tête je n'ai pas l'impression d'avoir vieilli. J'ai toujours les mêmes hobbies, les mêmes pensées, les mêmes attitudes que lorsque j'étais enfant. J'étais une petite fille "vieille dans sa tête", pas insouciante pour deux sous, très (trop visiblement) sérieuse et posée, et j'ai grandi en conservant exactement les mêmes schémas mentaux.

    Je me contrefiche des rides (que je n'ai pas), des cheveux blancs (que j'ai, et pas qu'un peu), de la fameuse horloge biologique cannibale dont j'ai déjà parlé, de tout ce qui semble inquiéter les femmes lambdas. Moi, ce qui m'inquiète quand je pense à l'avenir (à mon avenir) c'est surtout la perte éventuelle de mon confort. Pas spécialement niveau autonomie, dépendance, etc. Mais vraiment niveau confort de vie. J'y suis très, très attachée. Trop, probablement. Je ne supporte pas la frustration. Quand je veux quelque chose, je dois pouvoir l'obtenir, sinon c'est le pic d'angoisse et tout ce qui s'en suit. Alors du coup, j'ai peur qu'en vieillissant, je perde ce pouvoir absolu : celui de satisfaire toutes mes envies !

    Je m'inquiète aussi un peu pour mes capacités sociales, qui diminuent année après année, et dont je crains un jour la disparition pure et simple.

    Parlons déjà du travail. Pour dire la vérité, la psychologue comportementaliste qui m'a orientée vers Asperger avait lourdement insisté pour que je passe par le CRA (Centre Ressources Autisme) pour un vrai diagnostic. Pourquoi ? Parce que pour elle il parait '"hautement improbable" que j'arrive à mener une vie professionnelle "ordinaire" jusqu'à la fin (des haricots)... Elle pensait notamment que le passage à temps plein après 11 ans de temps partiel risquait de me poser problème. Elle disait qu'une validation du CRA me serait bénéfique dans le sens où ça me donnerait accès à un statut d'adulte handicapé et donc à des aménagements niveau travail... Je n'étais pas d'accord avec ça et je ne le suis toujours pas. Je suis consciente que je m'épuise plus que les autres au travail, mais je ne me considère pas comme "handicapée" ! J'ai survécu à l'école, au collège, au lycée, j'ai 12 ans d'ancienneté professionnelle, et je ne me vois pas me retrancher derrière mon Asperger pour avoir le droit à un statut spécial ! Lequel statut me ferait perdre, devinez quoi ? Une partie de mon confort de vie ! Parce que bon, là, j'ai une paie plus qu'honnête, je peux me permettre pas mal de folies (d'autant que ma vie d'ermite me fait économiser énormément d'argent : pas de sorties, pas de frais d'essence ou de réparation, pas de frais de transport tout court, pas de ciné, pas de concerts, deux trois restos par an maximum...)... Si je veux changer de télé, je peux me l'acheter sans crédit. Si je veux acheter vingt livres dans un mois, je peux. Bref, après onze ans de galère, franchement, je ne me vois pas perdre ce privilège ! (précision utile : le fait de passer du statut "agent contractuel" à celui de "adjoint administratif" m'a permis de doubler mon salaire... Quand même !)

    Que l'on soit clair : travailler a TOUJOURS été une corvée. Je l'ai toujours dit, sans me cacher. La seule motivation, c'est le salaire, mais j'imagine que je ne suis pas un cas isolé ! Je n'ai jamais eu de "métier de rêve". Gamine, je disais que je voulais être prof. Juste pour me mettre les profs dans la poche. Oh que c'est moche ! (mais ça marchait bien, hihi !) On m'a souvent dit que je m'ennuierais si je ne travaillais pas. Sérieusement ??? Je ne me suis JAMAIS ennuyée chez moi. Mais par contre, qu'est-ce que je peux parfois m'ennuyer au bureau ! Entre les conversations soporifiques, les collègues imbuvables, les tâches répétitives, les journées trop calmes... *soupir*

    Quant à la dimension sociale du travail... Euh... Au secours ? Je n'ai pas de besoins sociaux, et je vis ça comme un supplice quotidien. Même un pauvre "bonjour" prend des allures de torture quand je ne suis pas d'humeur à parler. Les collègues sont et resteront des collègues. Je n'ai jamais cherché à avoir de liens amicaux avec eux. Cela m'a parfois porté préjudice, mais je tiens fermement à garder cette barrière entre ma vie privée et ma vie professionnelle ! Les seules relations que je soigne sont celles avec ma hiérarchie. Pour être franche, je me force moins à parler avec mes chefs que je me force à discuter avec les autres collègues. Mais bon, pour dire les choses comme elles sont, au boulot c'est un peu la Cour des Miracles, les seules personnes "normales" sont mes chefs, justement ! A l'exception d'un ou deux collègues... Ceci est un autre sujet !

    Mon avenir professionnel, je n'y pense pas. Je ne veux pas entendre parler d'évolution de carrière, de concours internes, de tableaux d'avancement. C'est là mon plus gros paradoxe. Comment peut-on apprécier de vivre dans le confort matériel et se contenter de sa situation présente ? Eh bien... Disons juste que je n'ai AUCUNE ambition, et que ma vie actuelle me convient. Que ferais-je de plus d'argent ? J'ai un toit au dessus de la tête, ce toit m'appartient, ce qui est dessous me convient... Et puis un changement de situation professionnel signifierait un changement de...TOUT. Car dans la fonction publique, qui dit nouveau grade dit mutation, et qui dit mutation dit adieu veaux, vaches, cochons ! Quand on est aussi routinière que moi, qu'on a autant de restrictions (le côté "pas de permis" notamment !)...on ne peut pas envisager sereinement de tout plaquer pour tout recommencer ailleurs. Et zut pour l'évolution de carrière ! Cela ne veut pas dire que je compte vivoter toute ma vie au même endroit, mais il existe trois structures dans ma ville, qui me permettraient de demander ma mutation sans pour autant tout chambarder... Je le ferai. Ou pas. Tant qu'on me laissera sur mon poste à responsabilités, qui me permet d'avoir cette jolie paie bien agréable, je n'ai vraiment aucune raison d'envisager cette option. Le jour où on touchera à mon poste, par contre, je n'aurai plus rien à perdre et je partirai voir ailleurs si l'herbe est plus verte !

    Parlons aussi de la sphère privée, la plus importante à mes yeux. "Mais quelle vie privée", me demande-t-on ? Ce n'est pas faux. Peut-on parler de vie privée quand on est aussi isolé que moi ? Pour beaucoup, vie privée = vie de famille. Quoi qu'il en soit, mon avenir personnel est un gros point d'interrogation ! Je n'ai là encore aucun désir, aucun projet, aucune motivation. Attention, hein, dit comme ça, ça fait très "dépressive" alors que je suis tout le contraire !

    En ce moment, je me questionne sur la nécessité (ou pas) de tenter quelque chose sur le plan amoureux. Juste pour voir. Mais je sais qu'il y a de grandes chances pour que je finisse seule, à plus forte raison parce que je ne veux pas d'enfants. Ce côté "vieillesse solitaire" ne m'affole pas trop, sauf quand je le ramène à ces fameuses capacités sociales déclinantes. Pour résumer les choses clairement : en dehors du travail, mon seul lien social, c'est ma famille, mes parents en l’occurrence. Et basta. Et évidemment, ils ne sont pas éternels. Viendra un jour où ce lien social aura disparu, et alors qu'adviendra-t-il ?? En supposant que, bizarrement, je me mette à souffrir de la solitude, serais-je vraiment capable d'aller au-devant des autres ? La réponse, je la connais. Elle est négative. Comment puis-je en être sûre ? Parce que je suis consciente, totalement consciente, que mes capacités sociales déclinent, année après année. C'est encore plus visible depuis que je vis seule. Je suis devenue encore plus solitaire, encore moins bavarde, encore plus ermite !

    Je sais que je me suis "formatée" pour la solitude. Je sais aussi que je suis désormais incapable de me "reprogrammer", pour filer la métaphore jusqu'au bout.  J'ai perdu le peu d'habilités que j'avais lorsque j'étais plus jeune (et je peux vous assurer que ce n'était déjà pas grand-chose)...

    Mais là encore, c'est un autre cercle vicieux. Quand on cesse de cultiver quelque chose, le quelque chose finit par mourir de sa belle mort. MAIS pour cultiver ma vie sociale, encore faudrait-il que je sois capable d'en avoir une. Que j'en maîtrise les codes. Que j'aie des centres d'intérêts qui me poussent à sortir de ma grotte... Et là, ça se complique ! Et puis revenons-en au vieillissement, à la perte de confort qui m'angoisse tant ! Si je vis seule, cloîtrée, il y a de forte chances pour que la vieillesse soit pour moi une période difficile ! Je n'ai ni frères, ni sœurs, et je n'ai jamais eu l'ombre d'un contact avec le reste de ma famille. Encore une fois, je ne veux pas de progéniture... Qui se préoccupera de moi ? Qui me rendra service ? Qui se chargera de m'aider au quotidien ? Hum hum. Je sais, ces préoccupations peuvent attendre, mais j'y pense depuis...si pas l'enfance, au moins l'adolescence ! Je suis incapable de vivre dans le présent...

    En attendant, les semaines, les mois, les années passent... Tic tac, tic tac... Les mêmes réflexions reviennent par cycle, mais elles ne me conduisent finalement nulle part !

    Et le chronomètre continue sa course...


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  • Titre : Big Game

    Auteur : Dan Smith

    Genre : jeunesse / aventure

    Avis rapide : erf

    Résumé :  Comme tous les garçons de son village, et ce depuis des générations, Oskari est envoyé dans la forêt vivre le rite d’initiation qui fera de lui un homme à la veille de ses 13 ans. Sa mission : chasser un animal sauvage. Peu habile, Oskari est la risée des autres adolescents. Livré à lui-même en plein coeur de la forêt boréale, il s’apprête à rentrer bredouille, lorsqu’un avion explose sous ses yeux. Près du lieu de l’accident, il découvre une capsule de sauvetage où ne se trouve rien de moins que le président des Etats-Unis ! Oskari est alors investi d’une toute nouvelle mission : sauver l’homme le plus puissant au monde des terroristes qui le pourchassent. Une aventure hors du commun qui sera pour lui l’occasion de découvrir la véritable signification du mot "courage".

    Lorsque ce livre a été proposé en partenariat, j'ai tout de suite eu envie de le lire, parce que l'histoire paraissait changer de l'ordinaire et que j'avais envie de varier un peu mes lectures...

    Au final, je dois avouer que je n'ai pas apprécié cette expérience. Je précise qu'au départ, je n'avais pas réalisé que le livre était tiré d'un film. Vu la mention figurant sur la couverture, je pensais même que c'était l'inverse, que le livre avait donné lieu à un film. Je suis un boulet, je sais... C'était certainement noté, mais je suis passée à côté de l'information, et je pense que si je l'avais su, j'aurais peut-être davantage hésité avant de me proposer. Ou pas.  D'un autre côté, je n'ai pas vu le film, je n'en ai même jamais entendu parler, donc à l'arrivée ça ne change pas grand-chose !

    Le côté aventures m'attirait... On ne trouve pas beaucoup de romans de ce type et j'avais envie de tenter l'expérience. Au final, je ne dirais pas que je me suis ennuyée mais...si, quand même un peu. Surtout au début, disons dans le premier tiers. L'action peine à arriver et j'ai eu du mal avec le personnage d'Oskari. Puis tout s'accélère et là...effet inverse, j'ai trouvé qu'il y en avait trop. Je sais, je suis difficile... Trop de bagarres, trop de situations tirées par les cheveux, trop de retournements "faciles"... Et franchement, j'ai eu du mal à me sentir impliquée dans cette histoire, tant les situations étaient rocambolesques. Je ne sais pas, ça passe peut-être mieux à l'écran qu'en livre, ou alors je n'étais pas spécialement dans la cible visée... Je pense très honnêtement que ce roman plaira beaucoup plus à de jeunes adolescents (et j'insiste sur le masculin) qu'à une lectrice trentenaire...

    Le seul point qui m'a plu, c'est la relation "rigolote" (de mon point de vue) entre le Président et Oskari.

    Bref, pour moi le rendez-vous est manqué...

    Néanmoins je remercie vivement les Editions Michel Lafon pour ce partenariat !


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  • Après un petit hiatus involontaire, me voici de retour sur le blog...

     

    Non, je n'ai pas été enlevée par les petits hommes verts (enfin, gris, si on en croit Fox Mulder)...

    Non, je n'ai (hélas) pas gagné au Loto.

    Non, je n'ai pas été assommée par une météorite.

    Non, je ne suis pas partie en voyage improvisé à bord du TARDIS...

     

    En fait, cette absence est l'illustration parfaite de ma difficulté à rester concentrée sur un projet. Je me concentre pendant cinq, dix, vingt jours sur un truc, et puis brusquement mon intérêt retombe, comme un soufflé, et je vaque à d'autres occupations en attendant de trouver l'envie de mettre un nouveau soufflé au four !

    Mais j'ai quelques petites choses à relater ici, donc je risque de redevenir bavarde dans les semaines à venir...


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  • Série : Le Pays des Contes

    Tome 3 : L'éveil du Dragon

    Auteur : Chris Colfer

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : happy

    Résumé : Depuis que la brèche entre les univers a été refermée, les jumeaux Alex et Conner vivent séparés. Alex continue son apprentissage de la magie, et Conner est un collégien brillant. Lorsque ce dernier découvre qu’une menace séculaire pèse sur le Pays des contes, il se lance dans une quête périlleuse à travers l’Europe, prêt à tout pour prévenir ses amis et trouver le portail oublié qui lui permettra de les rejoindre. Mais le danger que craignait Conner s’avère pire que prévu : une armée piégée entre les deux mondes depuis près de deux cents ans est soudain libérée. Et avec elle, la seule chose capable de détruire le Pays des contes : le dernier œuf de dragon.

    J'avoue : j'étais très pressée de découvrir la suite des aventures de Conner et de sa sœur Alex ! C'était même certainement le livre que j'attendais le plus cette année ! Donc sitôt qu'il a été proposé en partenariat par l'éditeur, j'ai sauté sur l'occasion ! Et je n'ai pas été déçue ! Dès les premières pages, j'ai replongé dans l'atmosphère que j'apprécie tant ! La magie ne s'estompe jamais avec cette série-là ! L'auteur manie toujours la plume avec talent, et l'histoire nous surprend sans cesse !

    Dans ce tome-ci, le périple de Conner dans le monde réel m'a beaucoup amusée, de même que son association imprévue avec Bree et Emmerich, que j'espère bien retrouver dans le tome 4 (oui, oui, tout à fait, j'y pense déjà !!). J'ai également beaucoup aimé suivre le cheminement d'Alex, Bonne Fée en devenir. Mais surtout, j'ai adoré le moment où nos héros se retrouvent ! On se rend alors compte de tout le chemin qu'ils ont parcouru, chacun de leur côté, et des progrès qu'ils ont accompli. Cocorico, notre pays est tout particulièrement mis à l'honneur (si l'on peut dire !) dans cette intrigue captivante jusqu'à la dernière ligne !

    Niveau personnages secondaires, je suis toujours aussi fan de Rouge, de Trobella et...bon, d'accord, de tous les autres, car c'est là le charme de la série, tous les personnages sont sympathiques. Même les méchants ont un certain charme !

    La révélation finale donne forcément envie de guetter la parution du tome 4 : où cela va-t-il donc mener nos héros ? Mystère ! Surtout que la fin comporte un événement plutôt tristounet !

    UN GRAND MERCI AUX EDITIONS MICHEL LAFON POUR CE PARTENARIAT TOUT SIMPLEMENT...MERVEILLEUX !


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  • Série : Oniria

    Tome 1  : Le Royaume des Rêves

    Auteur : B.F. Parry

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : ^^

    Résumé : Eliott, 12 ans, est un garçon en apparence comme tous les autres. Jusqu au jour où il découvre un sablier magique qui lui permet de voyager dans un monde aussi merveilleux que dangereux : Oniria, le monde des rêves. Un monde où prennent vie les milliards de personnages, d univers, et toutes les choses les plus folles et les plus effrayantes rêvées chaque nuit par les êtres humains. Collégien ordinaire le jour, Eliott devient la nuit, parmi les rêves et les cauchemars qui peuplent Oniria, un puissant Créateur, qui peut faire apparaître tout ce qu il souhaite par le simple et immense pouvoir de son imagination. En explorant Oniria pour sauver son père, plongé depuis plusieurs mois dans un mystérieux sommeil, Eliott est finalement confronté à son extraordinaire destin. Car Eliott est l « Envoyé » : il doit sauver le Royaume des rêves, menacé par la sanglante révolution des cauchemars.

    J'ai eu envie de poster un petit avis sur ce livre, car je viens tout juste de commander le tome suivant ! L'ayant lu en décembre dernier, je vais avoir du mal à être très précise dans mes commentaires, mais je peux d'ors et déjà dire que j'avais adoré cette histoire, vraiment magique et totalement captivante d'un bout à l'autre ! Je me souviens l'avoir lue en une journée.

    Le gros point fort du livre, c'est son univers original et merveilleux ! Mais ce sont aussi ses personnages, et notamment Eliott, le petit héro de l'histoire, et sa grand-mère, Mamilou. Le style de l'auteur contribue aussi grandement à la réussite de ce roman : on est vite transporté à Oniria, et on perd très rapidement la notion du temps une fois la première page tournée !

    En dépit de ce qu'on pourrait croire en voyant l'illustration (la couverture est une merveille, avec un joli effet 3D !) et en lisant le résumé, cette histoire peut séduire aussi bien les adultes que les enfants, pourvu que les deux sachent lâcher prise sur le réel pour laisser libre court à leur imagination !


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