• Après un petit hiatus involontaire, me voici de retour sur le blog...

     

    Non, je n'ai pas été enlevée par les petits hommes verts (enfin, gris, si on en croit Fox Mulder)...

    Non, je n'ai (hélas) pas gagné au Loto.

    Non, je n'ai pas été assommée par une météorite.

    Non, je ne suis pas partie en voyage improvisé à bord du TARDIS...

     

    En fait, cette absence est l'illustration parfaite de ma difficulté à rester concentrée sur un projet. Je me concentre pendant cinq, dix, vingt jours sur un truc, et puis brusquement mon intérêt retombe, comme un soufflé, et je vaque à d'autres occupations en attendant de trouver l'envie de mettre un nouveau soufflé au four !

    Mais j'ai quelques petites choses à relater ici, donc je risque de redevenir bavarde dans les semaines à venir...


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  • Série : Le Pays des Contes

    Tome 3 : L'éveil du Dragon

    Auteur : Chris Colfer

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : happy

    Résumé : Depuis que la brèche entre les univers a été refermée, les jumeaux Alex et Conner vivent séparés. Alex continue son apprentissage de la magie, et Conner est un collégien brillant. Lorsque ce dernier découvre qu’une menace séculaire pèse sur le Pays des contes, il se lance dans une quête périlleuse à travers l’Europe, prêt à tout pour prévenir ses amis et trouver le portail oublié qui lui permettra de les rejoindre. Mais le danger que craignait Conner s’avère pire que prévu : une armée piégée entre les deux mondes depuis près de deux cents ans est soudain libérée. Et avec elle, la seule chose capable de détruire le Pays des contes : le dernier œuf de dragon.

    J'avoue : j'étais très pressée de découvrir la suite des aventures de Conner et de sa sœur Alex ! C'était même certainement le livre que j'attendais le plus cette année ! Donc sitôt qu'il a été proposé en partenariat par l'éditeur, j'ai sauté sur l'occasion ! Et je n'ai pas été déçue ! Dès les premières pages, j'ai replongé dans l'atmosphère que j'apprécie tant ! La magie ne s'estompe jamais avec cette série-là ! L'auteur manie toujours la plume avec talent, et l'histoire nous surprend sans cesse !

    Dans ce tome-ci, le périple de Conner dans le monde réel m'a beaucoup amusée, de même que son association imprévue avec Bree et Emmerich, que j'espère bien retrouver dans le tome 4 (oui, oui, tout à fait, j'y pense déjà !!). J'ai également beaucoup aimé suivre le cheminement d'Alex, Bonne Fée en devenir. Mais surtout, j'ai adoré le moment où nos héros se retrouvent ! On se rend alors compte de tout le chemin qu'ils ont parcouru, chacun de leur côté, et des progrès qu'ils ont accompli. Cocorico, notre pays est tout particulièrement mis à l'honneur (si l'on peut dire !) dans cette intrigue captivante jusqu'à la dernière ligne !

    Niveau personnages secondaires, je suis toujours aussi fan de Rouge, de Trobella et...bon, d'accord, de tous les autres, car c'est là le charme de la série, tous les personnages sont sympathiques. Même les méchants ont un certain charme !

    La révélation finale donne forcément envie de guetter la parution du tome 4 : où cela va-t-il donc mener nos héros ? Mystère ! Surtout que la fin comporte un événement plutôt tristounet !

    UN GRAND MERCI AUX EDITIONS MICHEL LAFON POUR CE PARTENARIAT TOUT SIMPLEMENT...MERVEILLEUX !


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  • Série : Oniria

    Tome 1  : Le Royaume des Rêves

    Auteur : B.F. Parry

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : ^^

    Résumé : Eliott, 12 ans, est un garçon en apparence comme tous les autres. Jusqu au jour où il découvre un sablier magique qui lui permet de voyager dans un monde aussi merveilleux que dangereux : Oniria, le monde des rêves. Un monde où prennent vie les milliards de personnages, d univers, et toutes les choses les plus folles et les plus effrayantes rêvées chaque nuit par les êtres humains. Collégien ordinaire le jour, Eliott devient la nuit, parmi les rêves et les cauchemars qui peuplent Oniria, un puissant Créateur, qui peut faire apparaître tout ce qu il souhaite par le simple et immense pouvoir de son imagination. En explorant Oniria pour sauver son père, plongé depuis plusieurs mois dans un mystérieux sommeil, Eliott est finalement confronté à son extraordinaire destin. Car Eliott est l « Envoyé » : il doit sauver le Royaume des rêves, menacé par la sanglante révolution des cauchemars.

    J'ai eu envie de poster un petit avis sur ce livre, car je viens tout juste de commander le tome suivant ! L'ayant lu en décembre dernier, je vais avoir du mal à être très précise dans mes commentaires, mais je peux d'ors et déjà dire que j'avais adoré cette histoire, vraiment magique et totalement captivante d'un bout à l'autre ! Je me souviens l'avoir lue en une journée.

    Le gros point fort du livre, c'est son univers original et merveilleux ! Mais ce sont aussi ses personnages, et notamment Eliott, le petit héro de l'histoire, et sa grand-mère, Mamilou. Le style de l'auteur contribue aussi grandement à la réussite de ce roman : on est vite transporté à Oniria, et on perd très rapidement la notion du temps une fois la première page tournée !

    En dépit de ce qu'on pourrait croire en voyant l'illustration (la couverture est une merveille, avec un joli effet 3D !) et en lisant le résumé, cette histoire peut séduire aussi bien les adultes que les enfants, pourvu que les deux sachent lâcher prise sur le réel pour laisser libre court à leur imagination !


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  • Série : Le Secret de l'Inventeur

    Tome 1  : Rébellion

    Auteur : Andrea Cremer

    Genre : steampunk/ jeunesse

    Avis rapide :  arf

    Résumé : Imaginez un monde où l'Empire britannique aurait écrasé la rébellion qui a donné naissance aux États-Unis d'Amérique... Dans ce XIXe siècle alternatif, Charlotte, seize ans, vit loin de ses parents, descendants des révolutionnaires américains, qui continuent la lutte contre les sous-marins et les machines volantes de Britannia. Entourée d'autres fils et filles de la rébellion, elle habite dans un réseau de grottes souterraines non loin de la ville flottante de New York, où les artisans de la Ruche et les ouvriers de la Grande Fonderie côtoient l'aristocratie des vainqueurs. Un matin, elle croise dans la forêt un garçon amnésique, poursuivi par les machines de l'Empire, et lui sauve la vie. Mais quand elle le ramène dans les Catacombes, où elle attend comme tout le petit groupe d'amis qui l'entoure de rejoindre la lutte quand elle atteindra sa majorité, l'équilibre de son existence est bouleversé : parmi ses compagnons, tous ne sont pas ce qu'ils prétendent être, et l'existence de ce mystérieux garçon fait peser sur la rébellion une terrible menace... Des décharges de métal de l'Empire, infestées de rats d'acier, aux salons opulents de la noblesse, en passant par les méandres labyrinthiques de la Guilde des inventeurs, Charlotte est contrainte de quitter son refuge pour partir explorer le vaste monde !


    Pour une raison obscure (ou une obscure raison...) j'ai longuement hésité avant d'ajouter ce livre à ma PAL. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me freinait, alors même que le style (le steampunk !!) et le résumé m'attiraient. J'ai fini par vaincre ces mystérieuses réticences pour l'acheter. Et je n'ai pas tardé à le lire. Je précise ici que je ne connaissais l'auteur que de nom, n'ayant jamais lu son autre saga Nightshade. C'était donc une découverte complète.

    Finalement ? Mon avis est très mitigé. Autant j'ai bien aimé le contexte, l'univers, le cadre... Autant j'ai eu du mal avec quasiment tout le reste. Les personnages, tout d'abord. Et surtout l'héroïne, Charlotte. Autant dans la première partie, je la trouvais sympathique, autant elle m'a insupportée dès l'instant où elle a quitté les Catacombes. Je l'avoue, ce qui m'a le plus agacée, ce sont ses tergiversations amoureuses, qui petit à petit prennent le pas sur l'intrigue. Parfois, on a juste envie de la secouer comme un prunier pour lui rappeler ses obligations ! Et l'irruption d'un gros triangle amoureux au milieu de tout ça ne m'a pas spécialement aidée à apprécier l'ensemble. D'autant que les deux prétendants ne sont pas spécialement crédibles à mes yeux : trop beaux, trop parfaits, trop, trop, trop ! En fait, dans l'ensemble, les deux personnages que j'ai plutôt appréciés (sans pour autant les adorer) sont Meg et Ashley.

    Quant au côté steampunk, au final je l'ai trouvé trop timide, trop "facile" aussi... Je ne sais pas si c'est le fait de lire en parallèle la série Newbury & Hobbes, qui propose un univers steampunk vraiment plus riche, ou si c'est parce que l'auteur a été trop timide dans sa démarche. De plus, j'ai été plutôt désappointée d'avoir dénoué le fil de l'intrigue dès la lecture des premiers chapitres. Eh oui, pour moi point de gros mystère sur l'origine de Grave, l'étrange garçon amnésique... C'était trop facile, la faute à la couverture et aux gros indices que l'auteur sème dès le début. Est-ce surtout une maladresse de l'éditeur français ? J'ai croisé des couvertures anglophones plus mystérieuses, mais j'ai aussi vu une couverture reprenant à peu près la même image, donc je ne saurais me prononcer sur le sujet ! Mais j'ai trouvé ça un peu dommage, ça enlève une grosse partie du suspense... Et du coup l'histoire perd de son intérêt !

    En résumé, ce premier tome ne m'a absolument pas transcendée et je ne compte pas lire les prochaines aventures de Charlotte et de ses amis.


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  • J'ai eu envie d'écrire cet article suite à un échange que j'ai eu hier sur un forum (le dit forum n'étant absolument pas lié à Asperger)... J'y parlais de mon questionnement sur ma vie (ou plutôt ma non-vie) amoureuse... Je m'interroge sur le sujet depuis l'an dernier, davantage par curiosité que pour autre chose. Bon, j'avoue, je suis également consciente que je deviens de plus en plus solitaire, et qu'une petite remise en question pourrait être positive. D'un autre côté, mes motivations me semblent un peu bancales, pas très franches, et ma nature solitaire (qui a dit "asociale" ??) me parait quelque peu incompatible avec tout ça. Parce que bon, pour rencontrer quelqu'un, et pour entretenir une relation avec une personne, il faut quand même avoir un minimum de vie sociale !!

    Je ne parle absolument pas de l'aspect rencontre. Avec Internet, il y a largement moyen de tricher là-dessus. Il existe des tas de sites de rencontres, et si je ne suis pas du tout fan des sites généralistes qui ont pignon sur rue, j'ai pu tester deux ou trois sites confidentiels (pour geeks ou asexuels...) qui m'ont paru tout à fait fiables, et surtout totalement "vrais" (pas de faux profils et un accès gratuit)... J'ai un profil tellement particulier (et des attentes tellement particulières aussi, avouons !) que je ne compte pas du tout sur la rencontre "fortuite". Et d'ailleurs on en revient toujours au même : pour rencontrer quelqu'un, encore faut-il sortir ! Certes, j'ai été draguée une ou deux fois au boulot, mais franchement, pour l'avoir observée de l'extérieur, la relation amoureuse au travail, c'est un peu épineux, surtout quand ça se termine mal ! Et puis je bosse dans une ambiance assez stressante, et je n'ai AUCUNE envie de fréquenter quelqu'un qui vivrait le même stress : j'aurais du mal à décompresser. J'estime que j'ai deux vies : une vie personnelle et une vie professionnelle. Je n'ai aucune envie de mélanger les deux. C'est d'ailleurs aussi en partie pour ça que je n'ai jamais noué aucun lien avec mes collègues, et que je n'en ai jamais invité un seul chez moi !

    J'ai déjà eu des contacts sur les sites dont je parlais. Des contacts qui se sont inscrits sur la durée, avec des échanges quasi quotidiens. Le dernier a duré neuf mois, on avait même échangé les numéros de portable (même si je n'ai jamais tenu à ce qu'on se téléphone, j'ai du mal avec le téléphone, et au final on a échangé cinq ou six SMS !)... Mais je bloquais sur l'aspect rencontre réelle, parce que l'homme avec qui j'échangeais était trop enthousiaste. Oui, je sais, c'est bizarre, j'imagine qu'il y a un bon nombre de donzelles qui sautilleraient d'allégresse... Moi non. Parce que ma motivation à moi était à peu près aussi plate que l'électrocardiogramme d'une huître cuite. L'heureux élu (hum) habitait quand même à 500 km de chez moi. Ce qui fait une trotte. Il m'avait proposé de se déplacer, il comprenait que je sois réticente à l'idée de prendre les transports en commun, et comme j'étais un peu de mauvais foi, j'avais aussi utilisé l'argument suprême du "j'ai un chien, je ne peux pas le laisser tout seul"... Il était visiblement plein de bonne volonté, et m'avait dit que ça ne le dérangeait pas, qu'il aimait conduire, et comme il avait une partie de sa famille à proximité donc il profiterait de l'occasion pour venir les voir. Le hic ? Il a eu le malheur d'insister lourdement sur sa motivation. "Je suis quand même sacrément motivé pour faire 500 km pour venir boire un café !" m'a-t-il écrit. Et là...j'ai tiqué. Ou alors j'ai eu un bug. J'avais pourtant été très modérée dans mes propos, très honnête sur ma situation et mes motivations ultra floues, et je pensais clairement qu'il était un peu sur le même plan. Surtout qu'il se disait lui aussi solitaire, moins que moi, mais quand même. Donc j'ai reporté la rencontre, en lui disant clairement que je le sentais trop enthousiaste et que je ne voulais pas lui faire faire autant de route pour rien ! Il y a eu un petit silence radio, puis il m'a répondu qu'il comprenait et qu'il patienterait, qu'il n'était de toute façon "pas pressé". Je lui ai proposé malgré tout d'arrêter l'échange, parce que j'avais parfaitement conscience du fait que je le faisais quand même un peu trop mariner, et il a refusé, répétant qu'il n'était pas pressé. Pendant quelques semaines les choses sont restées très calmes, je n'avais pas trop de nouvelles. J'en ai pris une fois, puis j'ai décidé de laisser courir, et au final...il m'a juste virée de ses contacts FaceBook. Pouf, comme ça ! Bon, je n'en ai pas été attristée, parce qu'encore une fois je n'avais aucune attente, mais j'ai été scotchée par le peu de franchise de la méthode. Je veux dire par là qu'ayant mon numéro de portable et mon mail, il aurait pu se contenter d'un petit mot pour m'informer de sa décision ! J'ai trouvé ça très malpoli et ça m'a confortée dans le fait que j'avais eu raison de tiquer. (oui, j'admets, c'est facile comme réaction !)

    Le contact précédent avait duré moins longtemps, parce que j'avais mis un terme au dialogue (en prévenant par mail, moi !) au bout de trois ou quatre mois d'échange. L'homme concerné vivait dans ma région et se disait "casanier", sauf qu'il ne tenait pas en place. Il passait son temps chez ses amis, avec ses collègues, faisait des compétitions sportives tous les weekends, bref, il était autant casanier que moi je suis la Reine d'Angleterre !

    Bref. Quand on analyse ces deux expériences, on se rend compte que ce qui coince toujours, chez moi, c'est bien cette dimension sociale inhérente à une rencontre ! Je cible toujours des solitaires, puis je réalise que leur vision de la solitude est très éloignée de mon vécu. Vous me direz, un vrai solitaire peut-il avoir envie d'une vie de couple ? C'est bien là la question que je me pose. Personnellement j'ai longtemps dit que ça ne m'intéressait pas d'avoir une vie amoureuse. Maintenant, je suis plus pondérée, surtout depuis que j'ai nommé ma différence. Peut-on dire qu'on n'est pas intéressé par quelque chose qu'on ne connait pas ? C'est un peu comme dire "je n'aime pas les épinards" alors qu'on n'a jamais essayé. (Comment ça, elle est vaseuse, ma comparaison ?) Certes, je ne suis pas DU TOUT romantique. Je ne ressens pas ce besoin d'aimer et d'être aimée. Mais je me dis qu'il y a le côté "partage" qui peut être sympathique, à condition de trouver quelqu'un qui soit sur la même longueur d'onde, qui aime par exemple la lecture, les jeux vidéos, les randonnées, les animaux, etc. Quelqu'un qui ne veuille pas fonder une famille, qui accepte l'idée que j'ai besoin de grosses plages de solitude, qui puisse admettre qu'à certains moments j'ai un besoin total de calme et de silence. Oui bon, je sais, ça ressemble un peu à un remake de "Mission Impossible", surtout quand on ajoute mes critères (Je n'aime pas les chauves, je ne veux pas d'une trop grande différence d'âge, je n'aime pas les hommes trop grands qui me font sentir toute petite, je suis allergique à ceux qui font trop de fautes, je n'aime pas du tout les ultra sportifs maniaques du muscle, etc.) !!!

    Reste que je coince toujours sur l'aspect social. Notamment sur le fait qu'une relation, ça s'entretient. Et que moi, je me lasse vite. Je n'aime pas sortir, je l'ai déjà dit. Mais au début d'une relation (et même ensuite) on se doit de partager des moments ensemble, des activités, des sorties, des weekends...rien que pour voir si on se "supporte", j'imagine. Remarquez que je parle de la chose comme je vous parlerais de la vie sur Mars, je ne sais fichtrement pas comment ça fonctionne, mais bon, pour l'avoir observé chez les autres, j'en ai déduit que c'était comme ça que ça fonctionnait...

    J'ai une zone de confort (chez moi !). Je déteste les transports en commun. Je ne conduis pas. Or, j'ai très peu de chance de rencontrer quelqu'un qui habite la même ville que moi. Et j'avoue que comme je suis compliquée, le fait de trouver quelqu'un dans ma zone géographique me freinerait car je me sentirais "menacée" dans ma solitude. Le côté relation à distance me tenterait, sauf quand ce serait à moi de vaincre la fameuse distance pour aller retrouver l'autre. Sauf qu'on ne peut décemment pas attendre de l'autre que ce soit toujours lui qui fasse le déplacement.

    Hier, sur le forum dont je parlais en début de post, on m'a conseillée de commencer par me "forcer" à me socialiser. On m'a dit qu'avec un peu de chance, je découvrirai que j'aime ça. Je suis perplexe devant ce genre de conseils, qu'on m'a souvent répété. Je me connais. Je me connais même très bien. Je SAIS ce que j'aime et ce que je n'aime pas. Il n'y a AUCUNE chance que j'apprécie une activité sociale. Tous mes hobbies sont solitaires, pensez-vous que ce soit un hasard ? Soit-disant que c'est plus chouette de les partager. De temps en temps, pourquoi pas. Mais régulièrement ? Non. On m'a aiguillée vers le fameux site OVS (On Va Sortir). J'y suis inscrite depuis cinq ou six ans. Je n'ai jamais participé à une seule sortie. Parce que rien ne me tente. Aller boire un verre avec des inconnus le soir après le boulot ? Non merci. Faire une randonnée en groupe ? Pas mon délire, j'aime marcher à mon rythme, et avec mon toutou (qui est aussi peu sociable que moi et qui grognerait sur tout le monde !)... On me dit que j'y mets de la mauvaise volonté, que je ne peux pas être aussi hermétique aux autres que je le prétends. C'est facile à dire, mais je suis quand même bien placée pour savoir comment je fonctionne !

    Au-delà de la problématique amoureuse, donc, il y a le "handicap" de base, mon absence totale de vie sociale. Je ne suis JAMAIS sortie de chez moi le soir, pas même quand j'étais ado. J'ai toujours dormi chez moi, au pire sur mon lieu de vacances, mais vu que c'est moi (ou ma famille) qui loue le lieu en question, dans mon petit esprit tortueux ça reste "chez moi"... Récemment ma mère m'a dit qu'au lieu de prétendre que je n'aime pas ça, je devrais essayer de partir ne serait-ce qu'un weekend. Ce à quoi j'ai répondu : "mais pour quoi faire ?" A quoi bon gaspiller des sous et de l'énergie si je n'ai pas ENVIE de bouger de chez moi ? Évidemment, c'est sûrement un autre cercle vicieux : pour avoir envie, il faudrait peut-être que je sois stimulée, et peut-être bien que cette "stimulation" viendrait si j'étais (bien) accompagnée. Je ne dis pas que je n'ai jamais envie de voir une expo, ou de visiter un endroit. Mais toute seule, ça coince. Pas par timidité ou par peur. Juste parce qu'une femme seule qui se pose au restaurant ou à la terrasse d'un café se fera forcément aborder à un moment ou à un autre, et que bizarrement les dragueurs ne correspondent jamais au "portrait-robot" que j'ai dressé de mon éventuel prétendant ! Et puis je sais comment je réagis à une situation sociale imprévue : je me coince, je deviens désagréable et cassante, ou alors j'adopte le regard "qui fusille" et qui suffit généralement à mettre en fuite ! (J'ai testé avec un voisin ! bon, aucun regret, il a dû me prendre pour une couguar, il a facilement 15 ans de moins que moi !) Moi, j'ai besoin de préparation, je ne peux pas discuter avec quelqu'un dont je ne sais rien, et l'échange social me vampirise tellement que j'ai besoin de m'y préparer, notamment en dormant et en me mettant en condition mentale. Avouez que ça enlève toute spontanéité à la chose !

    En résumé, comme dirait mon ami FaceBook, "it's complicated" ! Je ne crois pas du tout au coup de foudre, et je n'éprouve aucune attraction pour les hommes qui croisent ma route. Je ne rêve pas du grand brun aux yeux verts. Je ne bave devant aucun acteur célèbre, je n'ai jamais été une fan énamourée d'un chanteur "ultra sexy" ou que sais-je. Je précise ici que je ne suis pas davantage attirée par la gente féminine. On m'a déjà posé la question, donc je préfère le dire. Comme m'a dit ma mère (d'un air désespéré, alors même qu'elle est quand même un peu homophobe, même si elle ne le reconnaîtra jamais) : "Si encore tu étais attirée par les femmes... Mais non, même pas, je crois que tu les aimes encore moins que les hommes !" Et c'est vrai, les femmes m'agacent vite, je m'entends nettement mieux avec les hommes qui me semblent moins compliqués et plus francs. Ce qui ne solutionne rien.

    Actuellement, je m'interroge sur la suite. Vais-je me réinscrire sur les sites de rencontre "confidentiels"dont je parlais plus haut ? Vais-je juste "laisser courir" tout en sachant que plus le temps passera et plus j'aurai de mal à aller vers les autres ? Je ne sais pas. En fait, ça m'intrigue plus que ça ne me préoccupe. Je m'observe comme un gamin qui regarderait évoluer une petite fourmi sous un microscope. Je peine moi-même à comprendre ce désintérêt pour le sujet. Je pense que le fait d'avoir tant tarder à mettre un nom sur ma différence y est pour quelque chose, dans le sens où je me suis longtemps dit que j'étais trop "à part" pour intéresser quelqu'un (et dans le sens surtout où je me suis longtemps sentie comme une extraterrestre tombée de sa soucoupe ! Je n'ai jamais pensé qu'il y avait d'autres extraterrestres avec le même ressenti que moi !)... Tout ça, additionné à ma nature solitaire, m'a conditionnée et m'a poussée à me retrancher dans ma bulle. Je me suis programmée pour vivre seule. Et franchement, la grosse question, c'est : ai-je envie de me déprogrammer ?!

    Mystère et boule de gomme !


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  • Voici un petit tag trouvé sur le site Imaginelf. J'ai trouvé qu'il était très complet et sympa à remplir, donc je l'ai repris à mon compte ! :)

     

    1. Plutôt corne ou marque-page ?

    Marque-page. Aucune hésitation là-dessus. Je n'ai JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS corné une page. Pas même quand j'étais petite. C'était inconcevable pour moi, et ça l'est encore !

     

    2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

    Quelques fois, mais pas souvent. A la décharge de mes proches, j'en ai tellement que ça serait difficile de savoir quoi m'offrir. Et quand je fais des listes d'idées cadeaux, j'avoue que je case plus souvent des jeux ou des DVDs que des livres, pour la simple raison que j'aime acheter moi-même mes bouquins.

     

    3. Lis-tu dans ton bain ?

    Non. Je suis trop maladroite pour ça !

     

    4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

    Oui, et j'ai déjà écrit énormément de choses. Mais j'ai du mal avec les romans, je n'en ai écrit qu'un, j'ai plus de facilité avec l'écriture de petits textes découpés façon séries télévisées. Entre trente et quarante pages par épisode en moyenne. A une époque je m'étais renseignée pour proposer mes histoires à des chaînes de télévision, mais il s'avère que mon style est trop "américain" pour la télé française. Je ne suis pas née dans le bon pays !

     

    5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

    C'est ce que je préfère, en général ! Mais certaines histoires s'y prêtent mieux que d'autres. Et parfois je reproche à l'auteur de ne pas avoir su s'arrêter à temps.

     

    6. As-tu un livre culte ?

    Le Dernier Rivage, de Nevil Shute. Difficilement trouvable sur Internet (il n'existe plus qu'en occasion...) et pourtant absolument magnifique et poignant. A lire quand on a le moral, c'est clairement déprimant. J'ai appris récemment que c'était aussi le livre favori de mon père, hihi. 

     

    7. Aimes-tu relire ?

    Pas vraiment. Sauf quelques cas... Là par exemple je pense relire tous les Harry Potter pour voir ce que j'en pense maintenant que je suis adulte (enfin il semblerait !!). Le souci c'est que j'ai une trop bonne mémoire, je me souviens quasiment de tout, donc au revoir l'effet de surprise et de (re)découverte.

     

    9. Aimes-tu parler de tes lectures ?

    Oui, mais à l'écrit surtout. 

     

    10. Comment choisis-tu tes livres ?

    Hum. Au feeling, je dirais. Parce que le résumé m'inspire. Que j'aime l'auteur. Généralement je me méfie des livres trop encensés par les critiques, donc le côté publicité n'a pas grand-chose à voir avec mon choix. Il y a des mots-clefs qui vont faire qu'un livre finira inévitablement dans ma PAL. Magie, sorcellerie, dragons, fées, fin du monde, invasion extraterrestre, apocalypse, et j'en passe.

     

    11. Une lecture inavouable ?

    Non. J'ai lu une fois un livre avec des passages franchement "osés" (que je n'avais pas choisi pour ça, en fait je ne m'y attendais pas vraiment !) et je n'ai pas aimé, ce n'est définitivement pas ce qui m'attire dans la lecture. Mais je n'ai pas honte de l'avoir lu. Je n'aime juste pas ça, c'est tout.

     

    12. Des endroits préférés pour lire ?

    Hum. Dans mon lit. Ou dans mon canapé. Au calme. Quand j'étais gamine, je pouvais lire n'importe quand, n'importe où, même au milieu d'une foule bruyante. Plus maintenant, hélas. Parfois je tolère un fond de musique classique. Mais souvent je préfère le silence.

     

    13. Un livre idéal pour toi serait…

    ...un livre magique dont l'histoire changerait à chaque relecture ! ;)

     

    14. Lire par-dessus l’épaule ?

    Je n'aime pas qu'on me le fasse, donc je ne le fais pas non plus.

     

    15. Télé, jeux-vidéos ou livre ?

    Tout ça à la fois, et c'est d'ailleurs mon drame. Quand on est addict aux livres, aux jeux vidéos et aux séries télé, les journées sont toujours trop courtes, et c'est difficile de partager son temps libre entre tout ça !

     

    16. Lire et manger ?

    Non. mais lire et boire l'apéro, oui. ^^ Je peux tricher et grignoter quelques tuiles style Pringles en lisant...

     

    17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?

    En silence, la plupart du temps, et si musique il y a, c'est musique classique uniquement. Les paroles me perturbent et m'empêchent de plonger dans ma lecture.

     

    18. Que deviendrais-tu sans livres ?

    Je serais un peu perdue !! Cela me priverait de mes moments d'évasion hors de la réalité et forcément, ça me rendrait triste !

     

    19. Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?

    S'il est trop abîmé, je demande un échange. Surtout si c'est un beau livre grand format. Je suis maniaque avec mes livres !

     

    20. Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?

    Je pense que ça vient de ma mère (qui bizarrement ne lit plus depuis des années !) qui faisait la lecture aux petits à la bibliothèque, et qui m'emmenait avec elle. C'est elle qui m'a appris à lire, d'ailleurs je savais lire avant d'entrer en maternelle.

     

    21. Que penses-tu de toutes ces adaptations cinématographiques ?

    Généralement je suis plutôt bon public, sauf quelques cas où je deviens très critique... Genre "Coeur d'Encre" : j'ai adoré les livres, j'ai détesté le film. Trop différent ! Dans un autre genre, j'ai du mal avec l'adaptation télévisée de Dôme.

     

    22. Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ?

    Hercule Poirot.

     

    23. Quels sont les 5 livres de ta PAL qui te font le plus envie ?

    Ma PAL est trop immense pour que je réponde à cette question, et puis mes goûts sont cycliques !! 

     

    24. Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait ?

    Impossible de répondre ! J'aime varier le style de mes lectures, même si je suis souvent dans des "phases" où je vais lire deux trois livres du même style. En ce moment c'est la dystopie. 

     

    25. Comment classes-tu tes livres dans ta bibliothèque ?

    Je suis un vilain sujet, je revends souvent mes livres... Parce que c'est plus confortable financièrement, et que comme je ne relis quasiment jamais, je ne vois pas l'intérêt que j'aurais à les garder. Ceci dit j'ai une bibliothèque remplie de livres que je ne revendrai jamais vu qu'ils font partie d'une collection : ce sont mes livres tirés de ma série fétiche, Doctor Who. Impossible d'envisager de les vendre !

     

    26. Es-tu livre papier ou ebook ?

    Papier, définitivement, même si c'est bizarre pour la geek que je suis ! J'ai tenté la liseuse, je n'ai pas aimé du tout. J'ai quelques livres numériques sur mon iPad mais c'est vraiment la "roue de secours" !

     

    27. Que fais-tu de tes livres une fois lus ?

    La plupart du temps, je les revends.

     

    28. Connais-tu la règle de la page 99 ? Et si oui, est ce que tu l’appliques parfois à tes lectures ?

    Je connais mais je n'applique pas. Même si parfois j'avoue être curieuse et jeter un coup d'oeil rapide à la fin ! Oups !

     

    29. Quel est, parmi toutes tes lectures, ton « méchant » préféré ?

    Moriarty. Je sais, ce n'est pas original. ^^

     

    30. Que penses-tu des challenges littéraires ?

    J’aime bien l'idée mais je suis incapable de m'y tenir, donc je m'abstiens la plupart du temps !

     

    31. Quel est le livre que tu as le plus détesté ?

    Cellulaire, de Stephen King. Ma seule vraie grosse déception de l'auteur !

     

    32. Quel livre t’a donné le plus envie de voyager, et dans quel pays?

    Les Chroniques de San Francisco, d'Armistead Maupin. Mais j'étais déjà très attirée par San Francisco avant !

     

    33. Quelle importance donnes-tu à la couverture d’un livre ?

    J'y suis certainement bien trop attachée. Je suis souvent attirée par une jolie couverture. Bon, si le résumé ne me tente pas, le plus souvent je résiste. Mais parfois... Parfois, je me fais avoir !


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  • Comme je l'ai déjà dit et redit (si je radote, signalez-le !) : chaque Asperger est unique. Il y a différentes façons de vivre son Asperger, selon son passé, son caractère, son éducation, son milieu familial, etc.

    Mais pour chaque Asperger, se pose la question de l'autonomie.

    Même pour moi, si si.

    Quand je suis de mauvaise foi, j'affirme haut et fort que je suis "super autonome" et que je ne suis pas concernée par la problématique.

    Quand je veux être un poil honnête avec moi-même, je reconnais que niveau autonomie, j'ai des lacunes.

    En gros, je suis autonome. Comme une gamine de 16 ans. Le hic ? J'en ai 33. Oups.

    Je vis seule, aucun souci là-dessus. Depuis 2010. Bon, j'ai mis le temps, mais pour le coup c'était lié à une situation professionnelle bancale et à un salaire minable. Allez trouver un logement quand vous gagnez péniblement 839 euros. Surtout que comme je suis perfectionniste et un peu tordue, je voulais acheter, pas louer. Je ne me serais pas sentie chez moi dans une location. Bref, j'ai quitté le nid familial à 29 ans. Je travaillais depuis mes 22 ans et j'avais profité de l'occasion pour mettre de l'argent de côté. J'adore vivre seule. On m'avait prédit des tas de choses atroces. Que je déprimerais. Que je ne supporterais pas. Et ça m'a fait bizarre...une soirée, à tout casser. Après, ça a été la joie et l'allégresse.

    Financièrement, je suis devenue très vite autonome. Comme je l'ai dit, l'argent est un intérêt restreint chez moi. C'est le gros avantage. J'ai sidéré le banquier quand j'ai ouvert mon premier compte en banque à 19 ans, et quand j'ai interrompu son blabla commercial sur une super-carte-bleue-de-la-mort-qui-tue pour lui demander très froidement : "oui, bon, c'est bien gentil, mais ça coûte combien, au juste ?" Le pauvre, je crois bien que c'était la première fois qu'on lui faisait le coup. Je gère mes comptes à la perfection, je n'ai jamais été à découvert de toute ma vie (d'ailleurs j'ai refusé le découvert autorisé sur tous mes comptes...)... aucun souci à ce niveau. A noter que c'est souvent cet aspect-là qui pose problème chez les Aspies. Pas chez moi.

    Administrativement, je suis hyper performante aussi. D'un autre côté, j'ai commencé à bosser comme secrétaire (sans qualifications non plus, j'ai juste une première année de DEUG "AES" et...c'est tout...)... Je manie bien la plume et le style administratif. Je suis du genre à me débarrasser des corvées de paperasse dès que possible. Je remplis ma déclaration d'impôts dès sa réception. Qu'on se le dise, j'ai horreur de ce côté administratif. Mais je le gère sans problème. J'ai géré l'achat de mon appartement sans broncher et en ce moment je réfléchis à la possibilité de le revendre pour acheter une maison. Cela ne me stresse pas du tout, au contraire, c'est plutôt amusant.

    Pour le reste... eh bien, on arrive à ce qui coince !

    D'une, je ne conduis pas. Je n'aime pas davantage les transports en commun. Je les ai pris pendant des années, mais depuis que je vis en ville, je sature, je ne peux plus les encadrer. Du coup je dépends exclusivement de mon père pour me déplacer hors de la ville. A 33 ans. Je sais, c'est moche !! Pour les déplacements urbains, je marche. Beaucoup. Trois heures par jour en moyenne. Ce qui m'évite d'avoir à faire du sport le soir. Hihi.

    Je rentre souvent chez mes parents. Quasiment tous les weekends. Davantage parce que j'aime avoir de l'espace (et que leur maison de 200 m² est plus agréable à ce niveau que mon appart...qui en fait quand même 70...) que pour avoir de la compagnie. Et puis parce que pendant 2 jours je n'ai pas à me soucier de grand-chose. Je sais bien que ça fait ado retardée... Généralement je passe mon temps retranchée dans mes quartiers, je ne sors jamais avec eux (j'ai arrêté de les accompagner vers 8/9 ans) et je vaque à mes occupations sans m'occuper d'eux... Mais je ne suis pas chez moi. A noter quand même que je suis parfaitement capable de vivre toute seule pendant un mois complet, mais dans ce cas-là, oups, j'oublie que j'ai une famille, et si on ne prend pas de mes nouvelles, je n'en prends pas non plus...

    J'ai du mal à gérer le côté repas. J'aime cuisiner, mais pas pour moi toute seule. Mais je m'interdis de recourir aux plats cuisinés (sauf le vendredi parce que j'ai moins de temps pour manger) donc j'essaie de faire des efforts. Mais franchement j'ai du mal. Le soir c'est souvent salade verte + jambon sec + chèvre. Ou soupe. Ou omelette. Vous me direz, au moins c'est peu calorique !

    Acheter des vêtements est une corvée, et c'est ma mère qui remplit (à ras-bord) mes placards, et heureusement parce que j'en achète deux fois l'an, et encore. Ma mère achète beaucoup en friperies et elle connait mes goûts, donc ouf, je suis sauvée. Je déteste les magasins de fringues et je n'ai pas spécialement de style défini. Par contre j'adore acheter des chaussures. Cherchez l'erreur. Pour l'entretien du linge, j'ai commencé à faire la lessive et à repasser...cette année. Avant c'était ma mère qui s'en chargeait. Je sais, c'est la misère !

    Le ménage est dur à gérer pour moi aussi même si je m'oblige à être rigoureuse. Je fais ma vaisselle midi ET soir, même s'il n'y a qu'une assiette, sinon j'ai tendance à tout laisser en plan pendant deux jours, et...berk, quoi.

    J'ai du mal avec les rendez-vous médicaux. Pas pour moi (je ne suis pas hyper sérieuse à ce niveau donc c'est facilement gérable, arf !) mais...pour mon chien !! L'emmener chez le vétérinaire est hyper stressant pour moi. Et souvent, j'avoue, c'est aussi mon père qui s'y colle...

    Bref, quand on juxtapose tout ça, force est d'avouer que mon autonomie est très relative. C'est un peu une autonomie de façade. J'ai l'impression que je "vieillis moins vite" que la moyenne. Dans le sens où en ce moment j'ai un peu l'impression que je commence seulement à sortir de l'adolescence. Allez, avec un peu de chance, d'ici 7 ans (et donc à 40 ans !) je serai totalement adulte !!


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  • Il semblerait que les femmes Asperger soient moins facilement diagnostiquées que leurs homologues masculins. Pourquoi ? Mystère ! Peut-être parce qu'on a tendance à les prendre moins facilement au sérieux. Ou parce qu'elles "camouflent" mieux leurs différences et leurs angoisses. Parce qu'elles ont tellement à gérer (notamment quand elles sont mariées, mères de famille) qu'elles "s'oublient" et nient leurs différences jusqu'au jour où elle devient trop envahissante...

    Voici une liste non officielle, rédigée par Samantha Craft, autiste Asperger diagnostiquée à l'âge adulte, et elle-même mère d'un jeune homme Asperger, dans Everyday Asperger’s en mars 2012... Cette liste reprend des caractéristiques fréquemment trouvées chez les femmes Asperger. J'ai décidé de surligner en rouge les points dans lesquels je me reconnais, et de les commenter au fur et à mesure.

    Traduction par Véronique Laurent d'un texte qu'on peut trouver à cette adresse: http://aspergersgirls.wordpress.com/2012/03/31/day-62-females-with-aspergers-syndrome-nonofficial-checklist/

    Liste trouvée sur le blog "Dans les Fleurs"...

    Attention, c'est LOOOOOOOOOOONG !

    (presque aussi long qu'un Chihuahua-Saucisse...)

    Lire la suite...


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  • Dans le "package" Asperger, quelqu'un a eu la mauvaise idée d'inclure ma grande copine l'anxiété. Franchement, si vous me demandez mon avis, on s'en serait bien passé ! Parce que, qu'on se le dise, l'anxiété, c'est la plaie, et je ne dis pas ça juste parce que ça rime !

    D'aussi loin que je me souvienne, j'ai TOUJOURS été anxieuse, angoissée, nerveuse, stressée, prenez le synonyme que vous voulez ! Évidemment, à 7 ans, j'aurais bien été en peine de vous l'énoncer clairement. Je savais juste que, parfois, souvent à l'école, je ne me sentais pas bien. J'avais le tournis, des suées, des tremblements, la gorge nouée, le ventre en vrac... Je ressentais un gros mal-être général, mais comment l'exprimer ? J'ai mis des années à comprendre d'où ça venait. J'ai passé toute ma scolarité dans un état de quasi-panique permanent. Rares étaient les jours où je me sentais bien du début à la fin de la journée. Au mieux, je me sentais "mal à l'aise". Au pire, j'avais des crises d'angoisse que je ne comprenais pas. Et parfois même, joie suprême, je tombais dans les pommes.

    Il a fallu que j'atteigne l'âge adulte pour entendre parler de "crise d'angoisse" et "d'attaques de panique". Surprise, je rentrais totalement dans le tableau clinique. Tous mes symptômes bizarres et mystérieux s'intégraient dedans. Je n'avais jamais clairement abordé le sujet avec mon médecin. Pour être franche, je ne l'ai toujours pas fait, parce que sa seule solution, ce sont les anti-dépresseurs et les somnifères, et que moi, je REFUSE catégoriquement d'y toucher. Je précise ici que c'est un choix personnel, et que je ne dénigre en rien ces médicaments. Simplement, je ne me reconnais pas dans ces traitements, et je préfère gérer mon angoisse toute seule, quitte à parfois en souffrir, plutôt que de recourir à une béquille chimique.

    Il m'a fallu encore quelques années pour comprendre l'origine de cette anxiété : chez les Asperger, c'est quasiment un trait de caractère ! J'ai toujours tendance à répéter que tous les Aspies sont différents. L'anxiété, c'est l'exception qui confirme la règle. C'est là encore un critère de diagnostic. L'anxiété sociale, notamment, mais pas uniquement. Récemment, j'ai lu qu'un Asperger se préparait toujours au pire. Tout le temps, tous les jours. Et encore une fois, je n'ai pu qu'acquiescer, car c'est ce que je ressens en permanence : l'impression d'être tout le temps sur le qui-vive ! Au quotidien, c'est épuisant. Et c'est un vrai cercle vicieux. Parce que l'anxiété, ça s'auto-nourrit, si j'ose dire. Ça génère de la fatigue, qui génère de l'inquiétude ("suis-je malade ? est-ce normal d'être aussi fatigué ?") qui génère une sensibilité à l'environnement, qui lui-même est source d'angoisse, et qui finit par causer un état de stress, qui affecte le sommeil, le mode de vie, le quotidien... Bref. L'anxiété génère l'anxiété, et au final, quand la coupe est trop pleine, on dit bonjour qui ?! BONJOUR LA CRISE D'ANGOISSE ! Dans le meilleur des cas... Car sa copine L'ATTAQUE DE PANIQUE peut s'inviter à sa place, et pour l'avoir testée à quelques reprises, franchement, ce n'est pas agréable du tout !

    Personnellement, je sais que si j'ai le malheur de me fixer trop longtemps sur les conséquences de mon état anxieux, je vais délirer et m'inventer des tas de maux dramatiques. Je vais me surveiller à l'extrême, me fixer sur des choses idiotes ("ah mon dieu j'ai les yeux rouges c'est affreux je dois être malade !") et y laisser une bonne partie de mon énergie. C'est là que commence le fameux cercle vicieux cité plus haut. Parce que du coup je vais être encore plus fatiguée, et je vais être encore plus angoissée, jusqu'au point de non-retour qui se traduira par une jolie crise d'angoisse, généralement sortie de tout contexte, et que j'essaie de camoufler tant bien que mal !

    J'ai noté que mes crises d'angoisse survenaient à des moments précis. Par exemple, quand je décompresse d'un coup. Ou à l'inverse quand je suis pressée de déconnecter et que l'attente est trop longue. Par exemple, là, j'attends impatiemment mes vacances, j'ai l'impression qu'elles n'arriveront jamais, et du coup je suis horriblement stressée, et ça génère des crises d'angoisse. Qui vont me fatiguer. Et me transformer en zombie quand les vacances seront enfin là. Youpi !

    Je me suis fait une raison : je SAIS que je ne serai jamais zen, détendue, relaxée. C'est comme ça, il faut l'admettre, et pour autant il ne faut pas faire de cet état anxieux une fatalité ! Il faut trouver le juste milieu. Savoir accepter sa nature anxieuse, tout en essayant de la contrer le mieux possible. Il convient de ne SURTOUT PAS céder à la tentation de s'écouter. Quand je sens monter une crise d'angoisse, j'ai envie de me la jouer tortue planquée dans sa carapace. Si je m'écoutais, je resterais chez moi, cachée. A la place, je vais bosser, je fais semblant d'aller bien, et au final je me focalise sur autre chose et...surprise, je finis par aller bien pour de vrai ! Même si le soir je suis totalement crevée, car l'angoisse est un vampire qui pompe toute notre énergie, je me dis qu'elle n'a pas gagné la partie, que j'ai réussi à être la plus forte ! Et c'est bien là l'essentiel !


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  • Il y a un terme que l'on retrouve dans tous les textes qui abordent Asperger : les intérêts restreints. C'est même un des critères de diagnostic. Et franchement, au départ, j'ai eu du mal à me rendre compte que j'étais concernée (et pas qu'un peu) par cette problématique ! C'est en faisant une liste de mes passe-temps passés et présents que la vérité m'a sauté aux yeux ! Car au fond, mes centres d'intérêt n'ont jamais évolué depuis mon enfance. Lecture, écriture, puzzles, ordinateurs... Quelques petits nouveaux ont émergé vers l'adolescence : criminologie, Anglais. Et plus tard : jeux vidéos (essentiellement parce que j'ai attendu ma première paie pour m'offrir une console)...

    Oui, je sais, au final ce n'est pas si "restreint" que ça (même si on remarquera que toutes ces activités peuvent s'exercer en solitaire !). Et du coup je ne me croyais pas concernée. Jusqu'à ce que je réalise que le terme "restreint" était trompeur. En fait, il est tout à fait possible d'avoir de nombreux centres d'intérêt. Mais à certains moments, un intérêt ressort du lot et prend un peu des allures d'obsession. Pour devenir un intérêt restreint.

    Et là...c'est tout à fait moi !

    Prenez la lecture. Quand je passe en mode "mordue", je me mets à acheter. Des TAS de livres. J'ai environ 500 livres qui stagnent dans ma "PAL" (Pile A Lire) et ça ne m'empêche pas de continuer à en acheter. Quand j'étais en mode "Doctor Who", j'ai acheté TOUS les romans dérivés de la série. Tous, sans exception. Ce n'est même pas de la collection, mais vraiment de la compulsion. Sur le moment, il me les faut, ça ne se négocie pas ! Idem quand je m'intéresse aux jeux vidéos : je passe mes soirées à y jouer et j'achète tous les jeux qui me font de l'oeil, alors même que j'en ai déjà vingt qui attendent que je m'intéresse à eux ! Depuis dix jours, je suis repartie dans une phase "Sims" et du coup j'ai même racheté un ordinateur pour y jouer !! Une énorme unité centrale, une bête de course, sélectionnée pour que le jeu tourne à la perfection dessus... Et j'ai acheté des tas d'extensions, de villes, etc. Me connaissant, ça va me passionner un mois à tout casser, puis ça retombera comme un soufflé jusqu'à la prochaine crise !! Mais ça, je dirais, c'est encore la partie inoffensive , même si parfois j'avoue que je culpabilise un peu devant l'étendue du désastre, ça ne suscite aucune angoisse, aucune anxiété.

    Par contre, certains intérêts restreints sont anxiogènes. Prenez mon intérêt morbide pour la criminologie, et plus particulièrement pour les tueurs en série ET la médecine légale. Je suis capable de tourner de l’œil à la vue d'une toute petite goutte de sang. Et je peux lire sans broncher des ouvrages professionnels sur la médecine légale, avec photos d'autopsies réelles, sans me sentir mal. Euh. Je peux également passer une soirée complète à regarder des émissions sur l'actualité criminelle. Pas du tout par voyeurisme ou par fascination, mais parce que je cherche à comprendre, à analyser.

    Il n'y a pas si longtemps, je me suis prise d'intérêt pour...Ebola. Je sais, c'est bizarre. C'était devenu particulièrement envahissant, je lisais TOUT sur le sujet, je suivais la page FaceBook du CDC, je collectais toutes les infos sur le sujet. A tel point que j'ai fini par virer parano. Je dégainais le gel hydroalcoolique toutes les dix secondes, je ne touchais plus à rien dans la rue (des fois qu'Ebola m'aurait guettée sur le bouton d'appel du feu rouge, sait-on jamais !), et je me tenais à distance respectueuse des gens grippés. Rétrospectivement, évidemment, je me rends compte que c'était crétin. Mais sur le coup, j'étais tellement immergée dans mes recherches que je n'arrivais plus à penser à autre chose. Au final, j'ai passé dix jours à me stresser toute seule, au point d'en avoir des insomnies ! Idiot, vous avez dit idiot ?

    Je fonctionne vraiment par phase. Je vais m'intéresser exclusivement à quelque chose, puis l'effacer totalement de ma mémoire pour un mois, six mois, deux ans...puis je vais finir par y revenir en occultant tout le reste !

    Après, tout n'est pas négatif dans cette histoire d'intérêts restreints. Par exemple, la gestion de mon argent fait partie de mes intérêts restreints. Heureusement, d'ailleurs, parce que ça permet de limiter les dégâts au niveau achats compulsifs ! Je connais plein de combines pour gagner de l'argent, surtout sous forme de chèques-cadeaux, ou encore pour tester gratuitement des produits (j'ouvrirai d'ailleurs une rubrique là-dessus...). Je suis une maniaque du compte en banque, je fais des rapprochements bancaires matin ET soir. Bon, on va dire que c'est une déformation professionnelle : je suis comptable. Enfin, comptable, c'est un bien grand mot vu que je n'ai aucune qualification, mais il n'empêche que c'est bien l'intitulé de mon poste.

    Autre exemple : l'Anglais. J'étais d'une nullité navrante en classe, car la méthode utilisée par les profs ne me convenait pas du tout. Je me suis remise à niveau avant le bac, en achetant des manuels et surtout en commençant à correspondre avec des Américaines. Je me souviens de l'air outré de ma prof quand elle m'a rendue ma toute dernière copie. J'avais 16. Jusque là, je n'avais jamais la moyenne. Elle m'a demandé : "Mais pourquoi as-tu attendu aussi longtemps ?" Pourquoi ? Parce que mon intérêt pour la langue était personnel, et que j'étais donc motivée. Quand on voulait m'obliger à m'y intéresser, ça ne m'intéressait pas ! Mais quand c'est devenu quelque chose de personnel, j'ai découvert que ça me passionnait ! Maintenant je suis quasi bilingue, même si évidemment, faute de pratique, je parle Anglais comme une vache Espagnole (j'ai un accent épouvantable). Je voudrais faire un séjour linguistique mais j'avoue que j'hésite depuis des années, principalement parce que j'ai tendance à me sentir mal dès que je sors de ma zone de confort. Je pense que j'en parlerai dans un autre post, un de ces jours. Je peux lire des romans entiers en Anglais, sans dictionnaire. Je peux surfer sur des forums anglophones (je fréquente notamment Aspies Central, qui est un espace de discussion très convivial...) et m'exprimer sans mal. J'ai d'ailleurs toujours des correspondantes Américaines et Anglaises. Je regarde toutes mes séries en VO (généralement avec le sous-titrage en anglais, parfois sans sous-titrage du tout)... Bref, si je parais un peu obsédée par la langue anglaise, il faut quand même admettre qu'à l'arrivée il n'y a que des points positifs !

    Mais évidemment, pour l'entourage, ça peut vite paraître bizarre, voire "gonflant" quand on commence à parler en boucle de ce qui nous intéresse, sans prêter attention aux différents signaux qui prouvent pourtant bien que Tartampion, en face, se fiche totalement de ce que vous lui racontez ! Encore qu'en ce qui me concerne, ma nature solitaire m'évite un peu ce type de débordements !


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