• Série : Lockwood & Co.

    Tome 1  : l'Escalier Hurleur

    Auteur : Jonathan Stroud

    Genre : Fantasy / jeunesse

    Avis rapide : ^^

    Résumé :  Un terrible fardeau s’abat sur Londres : des fantômes envahissent les rues de la ville, s’introduisent dans les maisons et terrorisent leurs occupants… La jeune et talentueuse Lucy Carlyle, promise à une grande carrière de chasseuse de spectres, vient d’intégrer la modeste agence du déjanté Anthony Lockwood. Mais leurs affaires vont mal. Les agences d’extermination de fantômes fleurissent et la concurrence est rude. Impossible de refuser le moindre contrat, même si la mission s’avère des plus dangereuses… C’est ainsi que Lockwood et Lucy se retrouvent en pleine nuit dans la terrifiante demeure de la famille Hope, à traquer le fantôme du sanguinaire duc rouge. Un escalier hurlant, une chambre de torture, des squelettes derrière toutes les portes… un seul mot d’ordre : ressortir vivants!

    Grande fan de la série mettant en scène Bartiméus, c'est tout naturellement que j'ai sauté sur le premier tome de cette nouvelle saga. En plus, il y est question de fantômes, pensez donc ! Je ne pouvais pas laisser passer ça !

    Le livre a survécu deux petites journées, et le verdict est sans appel : j'ai adoré ! L'histoire est à la fois amusante (mais sans tomber dans le grotesque) et captivante ! Certes, on tarde un peu à entrer dans le sujet, mais j'ai trouvé que ça ne donnait que plus d'épaisseur à l'intrigue. On apprend à connaître les protagonistes, on obtient des bribes d'information sur leurs passés respectifs, sur le climat dans lequel se déroulent les faits, bref, l'auteur prend le temps de poser le décor et c'est très bien !

    Les fantômes sont plutôt effrayants dans leur genre, et la mythologie associée est intéressante et originale par certains aspects ! On retrouve des éléments classiques (le fer qui éloigne les esprits, le sel...) et des éléments plus inédits (le "Toucher" qui peut tuer un être humain, les lampes anti-fantômes...) et l'équilibre entre les deux donne un résultat des plus agréable !

    Ce livre ravira donc les fans d'histoires spectrales ! Pour ma part, je sais déjà que je vais guetter la suite avec impatience !


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  • C'est un refrain que j'entends souvent. Presque aussi souvent que le fameux "l'Homme est un animal social" qui fera probablement l'objet d'un autre article un de ces jours ! Généralement, c'est glissé insidieusement dans la conversation. Si c'est sur un forum, c'est accompagné d'un smiley tristounet ou de trois petits points de suspension. L'air de dire "je ne veux pas te faire de peine, hein, mais je le dis quand même pour te rendre service !"... Si c'est dit IRL (rarement, les gens ne sont visiblement pas kamikazes !) c'est sur un ton tout doucereux, que j'ai pris l'habitude d'appeler "le ton du presque-psy"...

    Généralement, ça survient quand j'ai eu le malheur d'expliquer par le menu pourquoi j'aime bien être seule, ou pourquoi je refuse de sortir à tel ou tel endroit. Les forums, à ce propos, sont vicieux. Ils sont là pour que vous parliez de vous, à la base. Enfin, je veux dire, quand on est Asperger et qu'on va sur un forum psy avec une catégorie autisme, ce n'est quand même pas pour parler plantes vertes ou poissons rouges ! C'est pour parler de SON expérience personnelle, de sa vie, de son vécu... Sinon...où est l'intérêt ?

    Bref, ce fameux refrain, je l'entends venir avant même qu'il ne soit écrit ou prononcé, parce que la musique qui le précède est toujours la même ! Je le guette, et quand il surgit... Premier réflexe : je me marre ! C'est TELLEMENT prévisible, au fond, que ça en devient comique ! Deuxième réflexe : je me fâche. Un peu. Même si c'est contradictoire. Parce que bon, les choses trop souvent répétées finissent par agacer plus qu'elles n'amusent !

    Dernier exemple en date. Sur le forum d'un site dont je tairai le nom... Le sujet du post était la solitude, les intervenants postaient sur leur façon de la vivre, positivement ou négativement selon le cas. J'arrive là-dessus avec mes gros sabots et je blablate sur mon cas, sans excès, juste pour rester dans le thème, en disant qu'au fond je vis si bien toute seule que je suis incapable de me projeter dans une éventuelle relation amoureuse. Que quand j'y songe, à l'arrivée je ne vois quasiment que du négatif, et très très peu de positif. Et qu'au fond de moi j'ai conscience que j'ai une grosse tendance ermite, et que je ne suis pas sûre d'avoir la nécessité, l'envie, le besoin de lutter contre ma nature. Rien de méchant, quoi. Enfin. De mon point de vue !

    Oh, les réactions ont été gentilles, mielleuses même. Compatissantes, je dirais même. Alors que bon, à la base, je ne me plaignais de rien, je ne faisais que constater... Et finalement, comme prévu, la petite phrase tant répétée a fait son apparition.

    "Mais je suis sûre qu'au fond de toi tu connais l'origine de la BLESSURE CACHÉE qui t'empêche d'aller vers les autres."

     

    MEUH ???!!!

     

    Cette "blessure cachée" est l'arme ultime que les gens dégainent dès qu'ils sont à court d'arguments. Dès qu'ils se rendent compte que, non, je ne vais pas me mettre à pleurnicher sur mon manque de vie sociale. Que, non merci, je ne veux pas me forcer, faire semblant, imiter les autres juste parce que c'est ce que les gens normaux sont censés faire. Evidemment, il y a des variantes. J'ai aussi eu le droit plus souvent qu'à mon tour au : "mais tu es sûre que tu n'as pas vécu de traumatisme dans ton enfance ?"... Fut un temps où je démarrais au quart de tour, parce que ces phrases à la noix faisaient un peu trop écho à toutes les âneries que certains psychologues scolaires se sont autorisés à écrire dans mon dossier ! Mais en prenant de la bouteille, j'ai réalisé quelque chose : plus vous vous obstinez à démentir, plus l'autre en face y voit le signe qu'il a visé juste ! C'est encore plus vrai si votre agacement devient trop évident. Du coup... j'ai appris à jeter l'éponge. A répondre sur le ton de la mise en boîte : "oh, mais tu sais, je ne suis pas contrariante, si ça t'amuse d'y croire..."... Puis à couper court au sujet. Voire à partir du site, si ça s'est produit sur un forum.

    Le plus comique ? Une fois, une personne m'a sorti le refrain sur la fameuse blessure cachée, et je lui ai répondu en rigolant que, bon, quand même, elle devait être intervenue sacrément tôt, cette blessure, vu que dès les premières tentatives parentales de socialisation, j'avais commencé à mordre tous les enfants qui avaient le malheur de vouloir jouer avec moi. Réponse très sérieuse de la personne : "Mais tu sais, ça peut même venir d'un traumatisme vécu pendant la grossesse de ta mère."

    Hum hum. Parions qu'un jour quelqu'un mentionnera une "blessure cachée" liée à une vie antérieure !! 


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  • Je suis fan des Sims depuis le premier jour. Vraiment. Je suis tombée dans cet univers avec le tout tout tout premier jeu, celui qui a lancé toute la série, et dès les premières secondes, c'était fichu, j'étais addict ! Rétrospectivement, j'aurais énormément de mal aujourd'hui à rejouer avec ce premier opus. Parce que bon, ces pauvres Sims étaient tellement victimes de leurs besoins vitaux qu'ils n'avaient clairement pas le temps de faire autre chose. Boire, manger, dormir, aller aux toilettes, et c'était à peu près tout !!! Mais j'adorais contrôler ces petits personnages rigolos et (légèrement) personnalisables. Les graphismes étaient un peu limités, forcément, mais à l'époque c'était quand même sacrément chouette !

    Les Sims, premiers du nom...

    Puis sont apparus les Sims 2. Graphismes plus réussis (forcément), besoins moins omniprésents, des tas d'add-on sympathiques, et toujours ce même concept génial : jouer avec la vie de personnages créés par nos soins. On a commencé à pouvoir envoyer nos Sims à l'université, les garde-robes se sont élargies, les possibilités aussi... Les Sims sont vraiment devenus faciles à personnaliser !

    Les Sims 2 : progression visible !

    J'avais acheté toutes les extensions quand ont débarqué les Sims 3. Qui étaient forcément meilleurs que les deux précédentes versions, et qui demandaient énormément de ressources graphiques. J'avoue honteusement (ou pas) que c'est même ça qui m'a conduite à acheter mon iMac de compétition. Car les Sims ont toujours eu le mérite de tourner et sur Mac, et sur PC. Au passage, le 27" étant très gourmand graphiquement, j'ai eu un mal de chien à trouver le bon paramétrage pour ne pas subir de plantages. Bref. Les Sims 3 : un vrai régal ! Des Sims à figure vraiment humaine (ou pas, vu qu'on a vu débarquer des vampires, des loups-garous, des sorciers, des aliens...) et des maisons gigantesques, personnalisables à l'infini. Des add-on fantastiques... Une météo changeante, des saisons qui défilent, la possibilité de voyager dans le futur, j'en passe.

    Les Sims 3 : mon préféré !

    Après quelques années de jeu, on a annoncé la venue des Sims 4. Evidemment, j'étais ravie-contente-sautillante. Il faut savoir que lorsqu'on joue aux Sims, on ne se sert que du dernier disque installé, en gros celui de la dernière extension présente sur le système. Du coup, j'avais vendu tous les disques des précédentes extensions. Il n'y a pas de petits bénéfices, et SURTOUT je pensais ne jamais pouvoir être déçue par cette série de jeux. Grave erreur. Car les Sims 4 m'ont terriblement déçue.

    Oh, niveau graphismes, rien à redire. Niveau gameplay non plus. C'est beau, c'est lisse, ça tournait hyper bien, même sur mon PC portable. La première impression, l'immédiate, a été plus qu'enthousiaste. On pouvait TOUT personnaliser chez les Sims, les humeurs étaient modulables à l'infini et plutôt réalistes. Oui mais...

    Mon enthousiasme est retombé façon soufflé quand je suis sortie du mode création de Sims et que j'ai commencé à jouer pour de bon. Exit tout ce que je connaissais jusque là. Plus de bambins, on passe directement du bébé à l'enfant ! Plus de pompiers. Plus de lave-vaisselle ni de voiture. Plus de possibilité de créer des styles (en gros, fini la personnalisation des vêtements ou des meubles)... Et j'en passe. Ce jeu, c'est comme une grosse coquille d'oeuf, d'oeuf d'autruche plus exactement...mais un oeuf d'autruche décoratif, tout vide, sans rien dedans. Et ça, c'est extrêmement décevant !

    Les Sims 4...ou la grosse déception !

    Je sais bien que EA Games a toujours considéré les joueurs comme des vaches à lait. C'est même quelque chose qui ne me choque pas plus que ça. Après tout, c'est du commerce, et si on est d'accord pour marcher dans la combine, why not? Mais là, c'est vraiment TROP ! J'imagine qu'ils pensaient vendre encore plus d'extensions, pour rendre aux joueurs tout ce qui manque présentement. Les bambins, les pompiers, les carrières dans la police ou la médecine, les voitures, etc. Mais à l'arrivée, dans le jeu de base, il reste quoi ? Rien ! Au bout d'une heure de jeu, je m'ennuyais déjà comme un rat mort (pauvre bête !)...

    Du coup, est arrivé l'impensable ! J'ai revendu les Sims 4. Et...j'ai racheté les Sims 3. Le nouveau pack "Refresh" qui contient toutes les mises à jour du jeu de base, et quelques extensions, mes favorites, celles qui collent à la réalité, car je n'étais pas plus fan que ça des vampires et des voyages temporels.

    Mais je suis clairement déçue par les Sims 4 et je crois bien que je resterai cantonnée aux Sims 3 pour les années à venir...

     

    EDITION DE DERNIÈRE MINUTE : c'est officiel, je hais les Sims 4 ! Comme je le disais, je les ai revendus. Et j'ai eu une réclamation. Car figurez-vous que les Sims 4 sont vendus avec un code d'activation A USAGE UNIQUE ! Si vous les revendez, l'acheteur ne peut pas y jouer, car le code est associé à VOTRE compte Origin, et pas au sien. Il faut qu'il rachète un code. Où et comment, on ne sait pas, mais voilà, c'est comme ça ! Du coup j'ai perdu 40 euros dans l'opération vu que j'ai été obligée d'annuler la vente. Grumph.


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  • Série : Au-delà des Etoiles

    Tome 1  : Au-delà des Etoiles

    Auteur : Beth Revis

    Genre : science-fiction / jeunesse

    Avis rapide : yes

    Résumé : Cryogénisée, Amy rejoint ses parents à bord de l'immense vaisseau spatial Godspeed, s'attendant à se réveiller sur une nouvelle planète, trois cents ans plus tard. Jamais la jeune fille n'aurait pu imaginer se réveiller cinquante ans trop tôt, abandonnée au milieu d'un vaisseau qui fonctionne selon ses propres règles. Amy se rend bientôt compte que son réveil n'a rien d'un bug informatique. Quelqu'un du vaisseau cherche à tuer les voyageurs endormis en les réveillant avant terme, et, si elle ne retrouve pas très vite sa piste, ses parents pourraient bien être ses prochaines victimes... Mais que faire lorsque, sur la liste des suspects apparaît Elder, le futur leader du navire, dont elle est tombée amoureuse?

    Ceux qui me connaissent un peu savent que lorsqu'on met en avant le côté romance d'une histoire, j'ai un peu tendance à prendre la poudre d'escampette. Du coup, je me demande bien pourquoi ce livre avait rejoint ma PAL ! (oui, parfois je me soupçonne d'être un peu schizophrène... j'achète, et puis après je me demande pourquoi j'ai acheté... sans commentaires...) 

    En ce qui concerne le cas actuel, je suis bien contente d'avoir vaincu mes réticences, car j'ai énormément apprécié cette histoire ! En partie parce que, contrairement à ce que laissaient craindre le résumé et l'illustration de couverture, l'histoire d'amour est vraiment peu présente dans le roman. Elle est inscrite en filigrane, et surtout il n'y a aucune mièvrerie sous-jacente ! Et ça, franchement, c'est agréable !

    J'ai surtout aimé l'originalité de l'histoire, avec cette affaire de cryogénisation et de colonisation d'une nouvelle planète. Et le fait que tout se déroule à bord d'une navette spatiale ne gâche rien, bien au contraire !

    A conseiller à ceux qui aiment avoir la tête dans les étoiles !


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  • Série : Divergent

    Tome 1  : Divergent

    Auteur : Veronica Roth

    Genre : science-fiction / jeunesse / dystopie

    Avis rapide : ^^

    Résumé : Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même. Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.

    J'ai mis ÉNORMÉMENT de temps à lire ce livre. Je crois bien que c'est le meilleur exemple du syndrome du trop-plein dont j'ai déjà parlé !! Trop de pub autour des romans, trop de pub autour des films, trop de marketing... J'étais méfiante, surtout que j'avais aussi lu quelques avis mordants sur le sujet. Mais finalement j'ai vaincu l'ennemi et j'ai commencé ce premier tome, un soir vers 21h00...

    Il était quasiment Minuit quand j'ai relevé la tête ! Preuve incontestable que j'ai vraiment adhéré à cet univers dystopique qui est complètement réussi à mon goût ! Le monde créée par Veronica Roth est extrêmement riche et original, et ses personnages sont tous crédibles, même les plus méprisables, même les plus ignobles. Quant à l'histoire à proprement parler, elle est remplie de rebondissements, de soupçons, de révélations...et quand la fin arrive, on a forcément envie de se jeter sur la suite ! Laquelle suite a rejoint ma PAL très récemment !


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  •  

     Série : La 5e Vague

    Tome 1  : La 5e Vague

    Auteur : Rick Yancey 

    Genre : science-fiction / jeunesse

    Avis rapide : ^^

    Résumé : Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir… À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés. Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

    Le moindre que l'on puisse dire, c'est que ce livre n'aura pas fait long feu ! Je l'ai commencé le matin, je l'avais fini le soir. Et j'avais acheté la suite dès le lendemain.

    J'adore les ambiances "fin du monde", "invasion de vilains extraterrestres pas beaux", bref, je ne pouvais pas résister à un résumé pareil ! Mais il y avait eu un tel engouement autour de ce premier tome que, quelque part dans ma grosse tête, je craignais quand même d'être déçue. J'appelle ça le syndrome du trop-plein ! Parce que parfois, voire même souvent, je suis désappointée que je constate qu'un livre, un film, un série, bref, un truc encensé par la critique me laisse parfaitement froide !

    Bon, vu les premières lignes de cet avis, vous vous doutez bien que ce livre-ci a été l'exception qui confirme la règle. Je l'ai littéralement dévoré, et j'ai TOUT adoré dans cette histoire, à commencer par la personnalité de l'héroïne et par cette ambiance très pesante, pleine d'incertitudes, qui plane sur la lecture ! On croit savoir la vérité, puis on doute, puis on est de nouveau persuadé d'avoir deviné, puis un autre détail nous amène à revoir notre jugement... C'est infernal, et tellement captivant !

    Une mention particulière pour Evan, qui est vraiment le personnage le plus réussi de tout le roman !

    Ma seule certitude, c'est que la suite sera vite lue !


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  • Série : Les Enquêtes extraordinaires de Newbury et Hobbes

    Tome 1 : les revenants de Whitechapel

    Auteur : George Mann

    Genre : steampunk

    Avis rapide : yes

    Résumé : Bienvenue dans un Londres victorien, étrange et dangereux. Chaque jour, de nouvelles découvertes technologiques viennent améliorer la vie des Londoniens: des dirigeables sillonnent le ciel alors que des automates sont à leur service. Mais sous le vernis du progrès se cachent de sombres événements. Sir Maurice Newbury et sa charmante assistante Miss Veronica Hobbes doivent enquêter sur le crash d’un dirigeable et la disparition de son pilote automate, tout en investiguant sur les apparitions mystérieuses d’un policier fantôme à Whitechapel...

    J'ai lu ce premier tome en français et j'ai eu un vrai coup de coeur pour l'univers développé par l'auteur. Du coup, les tomes suivants ont vite rejoint ma PAL, mais en anglais !

    Ce premier tome introductif est très sympathique et se lit quasiment d'une traite. Le monde développé par l'auteur peut rappeler par moments celui de ma série télévisée fétiche, j'ai nommée Doctor Who. Et... C'est plutôt normal, vu que l'auteur a également écrit un bon nombre de romans dérivés de la série !

    Le style du roman que j'ai lu en français était parfois un peu pauvre, mais je pense que ça venait de la traduction. Je suis actuellement en train de lire le second volet en anglais, et le style est nettement plus vivant et plus fluide !

    L'histoire est hautement captivante, même si elle a été un peu gâchée par moments par les trop nombreuses blessures subies par le héros. Au bout d'un moment, ça fait un peu trop "Terminator" et ça lasse quelque peu. Mais c'est vraiment le seul reproche que je peux faire à ce premier tome !

    Si vous aimez le steampunk, je pense que cette série vous plaira !


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  • Série : Artemis Fowl (8 tomes)

    Auteur : Eoin Colfer

    Genre : jeunesse / Fantasy

    Avis rapide : ^^

    Résumé du tome 1 : Un nouveau héros est né. Il a douze ans, est le dernier rejeton d'une dynastie de voleurs irlandais. Il vit dans un château, auprès de sa mère dont l'esprit a flanché lors de la disparition de son mari. La fortune des Fowl est au plus mal. Mais Artemis est un petit génie escorté d'un serviteur tout dévoué et doté d'une force peu commune. Voilà des atouts de poids pour faire aboutir un projet fou, qui ne pouvait germer que dans la tête d'un enfant : s'emparer de l'or des fées…

    Ayant récemment terminé la lecture de l'ultime tome de la série, j'ai eu envie d'écrire un petit quelque chose sur l'oeuvre d'Eoin Colfer !

    J'ai lu le tout premier Artemis il y a plus de dix ans, et j'ai tout de suite adhéré à cette histoire et à son principal héros...ou devrais-je "anti-héros" car vraiment, au début, Artemis n'est pas un jeune homme des plus fréquentables !

    J'ai beaucoup aimé son évolution au fil des tomes, et j'ai adoré plonger dans ce monde imaginé par son auteur ! Ce n'est pas une lecture "facile" car certains tomes sont vraiment plus sombres que d'autres, et nos héros ne sont pas épargnés par les coups durs. Au fil de la série, Artemis est amené à kidnapper une fée, à subir un effacement de sa mémoire, à sauver un père laissé pour mort, à voyager dans le temps à la rencontre de celui qu'il était à ses débuts (et ce n'est guère glorieux !), à tenter de sauver la planète toute entière des dégâts causés par le réchauffement climatique... Bref, il a une vie des plus agitées !

    De tous les tomes, celui que j'ai le moins aimé reste le dernier. Non pas parce qu'il marque la fin d'une époque (car après tout, toutes les bonnes choses doivent avoir une fin !) mais parce que cette fin, justement, est un peu trop vague et un peu trop ouverte.

    Si vous cherchez une série qui sort de l'ordinaire, n'hésitez pas à faire connaissance avec Artemis Fowl et ses amis ! (ses ennemis aussi valent le détour, d'ailleurs !)


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  • C'est un des plus gros mystères de l'univers, en tout cas pour moi : pourquoi Diable faut-il que la solitude (la mienne en l'occurence) dérange à ce point les gens qui gravitent autour de nous ? Attention, je parle bien ici d'une solitude choisie, voire même carrément bénéfique. Dans mon cas, je dirais qu'elle est totalement, définitivement et irrémédiablement indispensable.

     

    Je ne suis pas une sauvage, pourtant. Certes, je vis dans une grotte (mon appartement ayant un joli salon de type troglodytique, j'aime bien dire que j'habite dans une grotte, ça va bien avec mon côté ermite !) mais j'en sors, ne serait-ce que pour aller gagner ma croûte, pour aller remplir le frigo ou pour le plaisir de faire trembler mon porte-monnaie en allant traîner mes guêtres à la librairie du coin. Je sais dire "bonjour", "au revoir", et vu le nombre de personnes qui m'abordent pour me demander leur chemin, je ne dois pas avoir l'air si patibulaire que ça. Simplement...je n'ai pas besoin de plus.

     

    Et ça, ça dérange les gens. Pour une raison totalement bizarre et incompréhensible. De mon point de vue, toujours. Je peux discuter un quart d'heure avec une collègue, ce n'est pas pour autant que je vais bondir de joie si elle m'invite à manger au restaurant avec d'autres. Je ne cherche pas de contacts prolongés, une petite discussion superficielle me suffit. Une fois la journée finie, ou l'heure du déjeuner arrivée, je me "débranche" de ce côté social qui n'est pas naturel chez moi et je retrouve le calme, le silence, la tranquillité de mon logement. Et j'en suis heureuse !!

     Ma grotte !!!

     

    Vous me direz : parfois il faut se forcer, aller contre sa nature, essayer de sortir de sa bulle pour pouvoir tester et dire "j'aime" ou "je n'aime pas"... Je suis d'accord. Je l'ai même fait, figurez-vous. L'an dernier, j'ai pris comme résolution de "m"ouvrir un peu plus". J'ai accepté des invitations (sous le regard médusé de gens qui me connaissent depuis  plus de dix ans et qui avaient l'air de se demander ce qui pouvait bien m'arriver...), je suis allée au restaurant sept ou huit fois dans l'année (exploit s'il en est, normalement c'est deux fois par an grand maximum)... Et ?

     

    Franchement, ce n'est pas pour moi. Pourtant j'y suis allée doucement, aucune sortie le soir (c'est inconcevable pour moi !), pas d'endroits surpeuplés (mon cauchemar : mettre les pieds dans une boîte de nuit !) et pas de sorties avec des personnes qui m'insupporteraient. N'empêche. Je n'ai pas apprécié. Et je SAIS que ça s'est vu, même si j'ai essayé de ne pas le montrer. La vie sociale, ça n'est simplement pas pour moi. Pas seulement parce que ça me vide de toute mon énergie et que ça se finit forcément par une grosse crise de migraine qui ne me lâche plus pendant deux jours... Mais aussi et surtout parce que j'ai l'impression de jouer un rôle, de ne pas être vraiment moi, et que ça, je ne peux plus le supporter.

     

    Alors oui, maintenant, je suis honnête. On m'invite. Je réponds que je n'aime pas sortir, que je préfère être au chaud dans ma grotte, que j'ai des habitudes de mamie et que ça me plait bien comme ça. Et...ça choque. A croire que les gens aimeraient mieux que je leur dise : "oh, tu sais, je n'aime pas ça, mais je vais le faire quand même pour prétendre être comme tout le monde, tu n'auras qu'à faire semblant de croire que je suis contente d'être là !"...

     

    Je ne comprends pas non plus pourquoi on m'assomme régulièrement de phrases du genre :

    "Mais tu n'as pas d'amis ? tu fais quoi pour t'occuper alors, si tu ne sors pas ?"

    "Ah mais tu imagines, tu vas vieillir seule, c'est horrible !"

    "Un jour tu regretteras, tu te diras : "si j'avais su"..."

    "Tu dis que tu aimes la solitude, mais tu en souffres sûrement, ce n'est pas possible autrement."

     

    ...et j'en passe.

     

    Parfois, je me dis que les gens qui me font ces réflexions sont juste jaloux, sans le savoir. Parce qu'ils adoreraient être capables de vivre seuls, sans se sentir mal, angoissés, perdus, déboussolés, inutiles et qu'ils savent tout au fond d'eux qu'ils ne le peuvent pas. Nous vivons dans une société où, avant d'exister pour soi, on doit exister pour les autres. Alors prendre du temps pour soi, avoir des loisirs à soi, ne pas éprouver le besoin de partager son temps libre avec d'autres, c'est limite une manifestation d'égoïsme... C'est malsain, bizarre, étrange, dérangeant. Pas normal.

     

    Ce qui m'attriste un peu, dans tout ça, c'est que les enfants d'hier, qui me reprochaient mon côté solitaire, mon mutisme, le fait que je préfère passer la récréation avec un livre plutôt qu'avec eux...sont devenus les adultes d'aujourd'hui. Toujours pétris des mêmes préjugés. Incapables de tolérer la différence, à défaut de la comprendre.

     Mon rêve : une île déserte !

     

    Parce que, quand même, j'aimerais qu'on m'explique en quoi MA propre solitude peut bien déranger leurs existences à EUX ?

     

    Mystère et boule de gomme...


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  • Attention, invasion autruchesque !

     

    Ces derniers temps, j'ai réalisé quelque chose d'un peu inquiétant : nous sommes envahis par les autruches ! Non, ne sautez pas sur le téléphone pour appeler l'asile, je ne suis pas victime d'hallucinations bizarres...mais simplement, j'ai pris conscience d'une chose : dans la vie, il y a deux types de personnes : les gens "différents" (dont je fais clairement partie...) et ceux qui se transforment en autruches pour ne pas voir cette fameuse différence.

     Autour de moi, visiblement, il y a une sacrée collection d'autruches.

     

    Déjà, j'ai toujours été sidérée par une chose : la bêtise de tous les psychologues et autres médecins scolaires que j'ai croisés durant mes années d'école, de collège et de lycée. Il y aurait beaucoup à en dire, mais pour résumer l'affaire, ils ont toujours cherché à me faire dire que mes supposés problèmes venaient de ma famille. Aberrant. Il aurait fallu que je leur dise que ma mère était dépressive (ils sont allés jusqu'à le noter dans mon dossier scolaire, alors que je n'ai jamais rien dit dans ce sens et que ma mère n'a jamais fait l'ombre d'une dépression de sa vie...) et/ou que mon père, qui avait le malheur d'exercer une profession de "grand vilain pas beau" (surveillant pénitentiaire, voyez l'horreur !) m'attachait au radiateur pour m'empêcher de sortir m'amuser avec les autres... Je n'invente rien. Malheureusement. Je me rappelle que je devais avoir 12 ou 13 ans la première fois que j'ai aboyé sauvagement contre une infirmière scolaire qui voulait absolument me faire avouer que mon affreux papa m'interdisait de sortir "parce qu'avec tout ce qu'il doit voir, il doit avoir peur qu'il t'arrive quelque chose"... Ce à quoi j'ai répondu aimablement (ou pas) qu'au contraire mon père aurait adoré me voir agir comme tous les enfants de mon âge et qu'il était un peu désespéré par mon côte huître attachée à son rocher. Visiblement, tous ces "spécialistes" trouvaient plus simple de me "victimiser" que d'envisager le fait que mon comportement puisse être "naturel" chez moi... Personne n'a jamais suggéré que je puisse avoir un "trouble du comportement"... Non, les coupables étaient mes parents, c'était tellement plus simple comme ça. Ma mère me couvait trop, mon père ne voulait pas que je sorte, quelles jolies explications ! Ces allégations mensongères m'ont suivie durant TOUTE ma scolarité. En Terminale, alors que j'allais voir l'infirmière scolaire pour faire valider une dispense de sport, j'ai découvert avec stupeur que ces horreurs figuraient noir sur blanc dans mon dossier médical. La pauvre infirmière en face a eu le droit à un résumé complet de ce que j'en pensais, surtout qu'elle m'a accueillie avec un "alors, à la maison, ça va mieux maintenant ?" qui ne lui a pas du tout valu les félicitations du jury... Ces autruches-là, soit dit en passant, sont les plus dangereuses, car en enfonçant bien profondément leurs grosses têtes dans le sable, elles provoquent aussi une belle envolée de poussières qui peuvent faire de sacrés dégâts si on ne prend pas garde à les balayer tout de suite !! (mentionnons aussi au passage que pendant qu'elles cherchaient la petite bête de mon côté, elles oubliaient de s'occuper des camarades qui, eux, avaient de réels problèmes, du style parents maltraitants... Je me rappelle notamment d'une petite camarade de primaire, battue par son père... c'était de notoriété publique, il y avait des traces qui le prouvaient, mais là, évidemment, les autruches restaient sagement dans leurs nids...)

     

    J'ai croisé d'autres autruches tout au long de mon parcours, mais je pensais que le défilé s'arrêterait une fois que j'aurais fait mon "coming-out" pour prendre un terme à la mode. J'ai hésité un moment avant de parler de ma "découverte", à savoir de mon Asperger. Je pensais que ça forcerait les autruches (celles qui me répétaient, le bec toujours enfoui dans le sable, que je n'étais différente que "parce que ça me plaisait" ou que je devais "me secouer si je voulais évoluer") à admettre que, non, la différence n'est pas forcément un choix et qu'on peut difficilement lutter contre sa nature. Je pensais aussi que ça ferait taire les médisants, les dramaturges en herbe, ceux qui continuent à me répéter que, forcément, je souffre de ma condition, que j'aurai des "tas de regrets plus tard", que je ne peux pas "être heureuse comme ça"... Je pensais naïvement qu'en leur mettant sous le bec la preuve que cette différence-là empêchait justement toute comparaison crédible entre LEUR vie et la MIENNE, ils me ficheraient la paix.

     

    C'est beau l'espoir.

     

    La première autruche en chef, c'est ma propre mère. Le comble. Après avoir écouté mon discours sans broncher, elle a reconnu du bout du bec que, effectivement, le tableau "clinique" correspondait bien à ma vie. Elle m'a même dit que, petite, un psy avait suggéré que je puisse être autiste, avant de laisser tomber l'hypothèse dans la mare aux canards (histoire de poursuivre la métaphore volatile) parce que j'avais un développement normal (à l'époque je suppose qu'on ne voyait que l'autisme de base, pas les syndromes de type Asperger)... J'étais contente, pensez donc ! Sauf que...le lendemain, changement de programme : ma mère est revenue sur son idée. D'après elle, Asperger, c'était juste une étiquette de plus que je cherchais à porter, pour "ne pas me remettre en question", parce que "c'était plus facile que de reconnaître mes problèmes et d'y remédier"... Bref, changement de cap complet. Retour à la case départ.

     

    J'en suis donc venue à cette conclusion étonnante et pas trop rassurante : notre monde est envahi d'autruches, qui n'ont visiblement aucune envie de comprendre la différence, ou d'admettre qu'elle n'est pas choisie.

     

    Histoire de me venger, je pense à me faire une omelette géante. Avec un oeuf d'autruche.

     Courage, fuyons !

     

     

    PS : aucune autruche n'a été malmenée au cours de la rédaction de cet article...


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