• Série : Artemis Fowl (8 tomes)

    Auteur : Eoin Colfer

    Genre : jeunesse / Fantasy

    Avis rapide : ^^

    Résumé du tome 1 : Un nouveau héros est né. Il a douze ans, est le dernier rejeton d'une dynastie de voleurs irlandais. Il vit dans un château, auprès de sa mère dont l'esprit a flanché lors de la disparition de son mari. La fortune des Fowl est au plus mal. Mais Artemis est un petit génie escorté d'un serviteur tout dévoué et doté d'une force peu commune. Voilà des atouts de poids pour faire aboutir un projet fou, qui ne pouvait germer que dans la tête d'un enfant : s'emparer de l'or des fées…

    Ayant récemment terminé la lecture de l'ultime tome de la série, j'ai eu envie d'écrire un petit quelque chose sur l'oeuvre d'Eoin Colfer !

    J'ai lu le tout premier Artemis il y a plus de dix ans, et j'ai tout de suite adhéré à cette histoire et à son principal héros...ou devrais-je "anti-héros" car vraiment, au début, Artemis n'est pas un jeune homme des plus fréquentables !

    J'ai beaucoup aimé son évolution au fil des tomes, et j'ai adoré plonger dans ce monde imaginé par son auteur ! Ce n'est pas une lecture "facile" car certains tomes sont vraiment plus sombres que d'autres, et nos héros ne sont pas épargnés par les coups durs. Au fil de la série, Artemis est amené à kidnapper une fée, à subir un effacement de sa mémoire, à sauver un père laissé pour mort, à voyager dans le temps à la rencontre de celui qu'il était à ses débuts (et ce n'est guère glorieux !), à tenter de sauver la planète toute entière des dégâts causés par le réchauffement climatique... Bref, il a une vie des plus agitées !

    De tous les tomes, celui que j'ai le moins aimé reste le dernier. Non pas parce qu'il marque la fin d'une époque (car après tout, toutes les bonnes choses doivent avoir une fin !) mais parce que cette fin, justement, est un peu trop vague et un peu trop ouverte.

    Si vous cherchez une série qui sort de l'ordinaire, n'hésitez pas à faire connaissance avec Artemis Fowl et ses amis ! (ses ennemis aussi valent le détour, d'ailleurs !)


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  • C'est un des plus gros mystères de l'univers, en tout cas pour moi : pourquoi Diable faut-il que la solitude (la mienne en l'occurence) dérange à ce point les gens qui gravitent autour de nous ? Attention, je parle bien ici d'une solitude choisie, voire même carrément bénéfique. Dans mon cas, je dirais qu'elle est totalement, définitivement et irrémédiablement indispensable.

     

    Je ne suis pas une sauvage, pourtant. Certes, je vis dans une grotte (mon appartement ayant un joli salon de type troglodytique, j'aime bien dire que j'habite dans une grotte, ça va bien avec mon côté ermite !) mais j'en sors, ne serait-ce que pour aller gagner ma croûte, pour aller remplir le frigo ou pour le plaisir de faire trembler mon porte-monnaie en allant traîner mes guêtres à la librairie du coin. Je sais dire "bonjour", "au revoir", et vu le nombre de personnes qui m'abordent pour me demander leur chemin, je ne dois pas avoir l'air si patibulaire que ça. Simplement...je n'ai pas besoin de plus.

     

    Et ça, ça dérange les gens. Pour une raison totalement bizarre et incompréhensible. De mon point de vue, toujours. Je peux discuter un quart d'heure avec une collègue, ce n'est pas pour autant que je vais bondir de joie si elle m'invite à manger au restaurant avec d'autres. Je ne cherche pas de contacts prolongés, une petite discussion superficielle me suffit. Une fois la journée finie, ou l'heure du déjeuner arrivée, je me "débranche" de ce côté social qui n'est pas naturel chez moi et je retrouve le calme, le silence, la tranquillité de mon logement. Et j'en suis heureuse !!

     Ma grotte !!!

     

    Vous me direz : parfois il faut se forcer, aller contre sa nature, essayer de sortir de sa bulle pour pouvoir tester et dire "j'aime" ou "je n'aime pas"... Je suis d'accord. Je l'ai même fait, figurez-vous. L'an dernier, j'ai pris comme résolution de "m"ouvrir un peu plus". J'ai accepté des invitations (sous le regard médusé de gens qui me connaissent depuis  plus de dix ans et qui avaient l'air de se demander ce qui pouvait bien m'arriver...), je suis allée au restaurant sept ou huit fois dans l'année (exploit s'il en est, normalement c'est deux fois par an grand maximum)... Et ?

     

    Franchement, ce n'est pas pour moi. Pourtant j'y suis allée doucement, aucune sortie le soir (c'est inconcevable pour moi !), pas d'endroits surpeuplés (mon cauchemar : mettre les pieds dans une boîte de nuit !) et pas de sorties avec des personnes qui m'insupporteraient. N'empêche. Je n'ai pas apprécié. Et je SAIS que ça s'est vu, même si j'ai essayé de ne pas le montrer. La vie sociale, ça n'est simplement pas pour moi. Pas seulement parce que ça me vide de toute mon énergie et que ça se finit forcément par une grosse crise de migraine qui ne me lâche plus pendant deux jours... Mais aussi et surtout parce que j'ai l'impression de jouer un rôle, de ne pas être vraiment moi, et que ça, je ne peux plus le supporter.

     

    Alors oui, maintenant, je suis honnête. On m'invite. Je réponds que je n'aime pas sortir, que je préfère être au chaud dans ma grotte, que j'ai des habitudes de mamie et que ça me plait bien comme ça. Et...ça choque. A croire que les gens aimeraient mieux que je leur dise : "oh, tu sais, je n'aime pas ça, mais je vais le faire quand même pour prétendre être comme tout le monde, tu n'auras qu'à faire semblant de croire que je suis contente d'être là !"...

     

    Je ne comprends pas non plus pourquoi on m'assomme régulièrement de phrases du genre :

    "Mais tu n'as pas d'amis ? tu fais quoi pour t'occuper alors, si tu ne sors pas ?"

    "Ah mais tu imagines, tu vas vieillir seule, c'est horrible !"

    "Un jour tu regretteras, tu te diras : "si j'avais su"..."

    "Tu dis que tu aimes la solitude, mais tu en souffres sûrement, ce n'est pas possible autrement."

     

    ...et j'en passe.

     

    Parfois, je me dis que les gens qui me font ces réflexions sont juste jaloux, sans le savoir. Parce qu'ils adoreraient être capables de vivre seuls, sans se sentir mal, angoissés, perdus, déboussolés, inutiles et qu'ils savent tout au fond d'eux qu'ils ne le peuvent pas. Nous vivons dans une société où, avant d'exister pour soi, on doit exister pour les autres. Alors prendre du temps pour soi, avoir des loisirs à soi, ne pas éprouver le besoin de partager son temps libre avec d'autres, c'est limite une manifestation d'égoïsme... C'est malsain, bizarre, étrange, dérangeant. Pas normal.

     

    Ce qui m'attriste un peu, dans tout ça, c'est que les enfants d'hier, qui me reprochaient mon côté solitaire, mon mutisme, le fait que je préfère passer la récréation avec un livre plutôt qu'avec eux...sont devenus les adultes d'aujourd'hui. Toujours pétris des mêmes préjugés. Incapables de tolérer la différence, à défaut de la comprendre.

     Mon rêve : une île déserte !

     

    Parce que, quand même, j'aimerais qu'on m'explique en quoi MA propre solitude peut bien déranger leurs existences à EUX ?

     

    Mystère et boule de gomme...


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  • Attention, invasion autruchesque !

     

    Ces derniers temps, j'ai réalisé quelque chose d'un peu inquiétant : nous sommes envahis par les autruches ! Non, ne sautez pas sur le téléphone pour appeler l'asile, je ne suis pas victime d'hallucinations bizarres...mais simplement, j'ai pris conscience d'une chose : dans la vie, il y a deux types de personnes : les gens "différents" (dont je fais clairement partie...) et ceux qui se transforment en autruches pour ne pas voir cette fameuse différence.

     Autour de moi, visiblement, il y a une sacrée collection d'autruches.

     

    Déjà, j'ai toujours été sidérée par une chose : la bêtise de tous les psychologues et autres médecins scolaires que j'ai croisés durant mes années d'école, de collège et de lycée. Il y aurait beaucoup à en dire, mais pour résumer l'affaire, ils ont toujours cherché à me faire dire que mes supposés problèmes venaient de ma famille. Aberrant. Il aurait fallu que je leur dise que ma mère était dépressive (ils sont allés jusqu'à le noter dans mon dossier scolaire, alors que je n'ai jamais rien dit dans ce sens et que ma mère n'a jamais fait l'ombre d'une dépression de sa vie...) et/ou que mon père, qui avait le malheur d'exercer une profession de "grand vilain pas beau" (surveillant pénitentiaire, voyez l'horreur !) m'attachait au radiateur pour m'empêcher de sortir m'amuser avec les autres... Je n'invente rien. Malheureusement. Je me rappelle que je devais avoir 12 ou 13 ans la première fois que j'ai aboyé sauvagement contre une infirmière scolaire qui voulait absolument me faire avouer que mon affreux papa m'interdisait de sortir "parce qu'avec tout ce qu'il doit voir, il doit avoir peur qu'il t'arrive quelque chose"... Ce à quoi j'ai répondu aimablement (ou pas) qu'au contraire mon père aurait adoré me voir agir comme tous les enfants de mon âge et qu'il était un peu désespéré par mon côte huître attachée à son rocher. Visiblement, tous ces "spécialistes" trouvaient plus simple de me "victimiser" que d'envisager le fait que mon comportement puisse être "naturel" chez moi... Personne n'a jamais suggéré que je puisse avoir un "trouble du comportement"... Non, les coupables étaient mes parents, c'était tellement plus simple comme ça. Ma mère me couvait trop, mon père ne voulait pas que je sorte, quelles jolies explications ! Ces allégations mensongères m'ont suivie durant TOUTE ma scolarité. En Terminale, alors que j'allais voir l'infirmière scolaire pour faire valider une dispense de sport, j'ai découvert avec stupeur que ces horreurs figuraient noir sur blanc dans mon dossier médical. La pauvre infirmière en face a eu le droit à un résumé complet de ce que j'en pensais, surtout qu'elle m'a accueillie avec un "alors, à la maison, ça va mieux maintenant ?" qui ne lui a pas du tout valu les félicitations du jury... Ces autruches-là, soit dit en passant, sont les plus dangereuses, car en enfonçant bien profondément leurs grosses têtes dans le sable, elles provoquent aussi une belle envolée de poussières qui peuvent faire de sacrés dégâts si on ne prend pas garde à les balayer tout de suite !! (mentionnons aussi au passage que pendant qu'elles cherchaient la petite bête de mon côté, elles oubliaient de s'occuper des camarades qui, eux, avaient de réels problèmes, du style parents maltraitants... Je me rappelle notamment d'une petite camarade de primaire, battue par son père... c'était de notoriété publique, il y avait des traces qui le prouvaient, mais là, évidemment, les autruches restaient sagement dans leurs nids...)

     

    J'ai croisé d'autres autruches tout au long de mon parcours, mais je pensais que le défilé s'arrêterait une fois que j'aurais fait mon "coming-out" pour prendre un terme à la mode. J'ai hésité un moment avant de parler de ma "découverte", à savoir de mon Asperger. Je pensais que ça forcerait les autruches (celles qui me répétaient, le bec toujours enfoui dans le sable, que je n'étais différente que "parce que ça me plaisait" ou que je devais "me secouer si je voulais évoluer") à admettre que, non, la différence n'est pas forcément un choix et qu'on peut difficilement lutter contre sa nature. Je pensais aussi que ça ferait taire les médisants, les dramaturges en herbe, ceux qui continuent à me répéter que, forcément, je souffre de ma condition, que j'aurai des "tas de regrets plus tard", que je ne peux pas "être heureuse comme ça"... Je pensais naïvement qu'en leur mettant sous le bec la preuve que cette différence-là empêchait justement toute comparaison crédible entre LEUR vie et la MIENNE, ils me ficheraient la paix.

     

    C'est beau l'espoir.

     

    La première autruche en chef, c'est ma propre mère. Le comble. Après avoir écouté mon discours sans broncher, elle a reconnu du bout du bec que, effectivement, le tableau "clinique" correspondait bien à ma vie. Elle m'a même dit que, petite, un psy avait suggéré que je puisse être autiste, avant de laisser tomber l'hypothèse dans la mare aux canards (histoire de poursuivre la métaphore volatile) parce que j'avais un développement normal (à l'époque je suppose qu'on ne voyait que l'autisme de base, pas les syndromes de type Asperger)... J'étais contente, pensez donc ! Sauf que...le lendemain, changement de programme : ma mère est revenue sur son idée. D'après elle, Asperger, c'était juste une étiquette de plus que je cherchais à porter, pour "ne pas me remettre en question", parce que "c'était plus facile que de reconnaître mes problèmes et d'y remédier"... Bref, changement de cap complet. Retour à la case départ.

     

    J'en suis donc venue à cette conclusion étonnante et pas trop rassurante : notre monde est envahi d'autruches, qui n'ont visiblement aucune envie de comprendre la différence, ou d'admettre qu'elle n'est pas choisie.

     

    Histoire de me venger, je pense à me faire une omelette géante. Avec un oeuf d'autruche.

     Courage, fuyons !

     

     

    PS : aucune autruche n'a été malmenée au cours de la rédaction de cet article...


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  • Couverture Hantée, tome 2 : Un mal souterrain

     

    Série : Hantée

    Tome 2  : un Mal Souterrain

    Auteur : Maureen Johnson

    Genre : thriller / fantastique / jeunesse

    Avis rapide : happy

    Résumé : Réchappée des griffes de l’Éventreur, Aurora en garde une terrible cicatrice. À peine remise de cet affrontement, la jeune fille est de nouveau appelée par les Ombres. Elle seule est capable – d’un simple toucher – d’exorciser les esprits maléfiques. Face à la nouvelle vague de meurtres qui agite la ville, l’adolescente est leur unique espoir. Aurora se lance alors à la poursuite de ceux qui sèment le chaos avec l’aide de son équipe et tout particulièrement de l’intrigant Stephen. Mais bientôt elle réalise qu’elle aussi est une cible. Car son don est une arme convoitée… Une arme pour laquelle on est prêt à tuer.

    Ce livre, je l'ai attendu un bon moment, et il n'a pas eu le temps de prendre la poussière dans ma PAL ! Et...je l'ai beaucoup, beaucoup aimé ! Plus que le premier tome ! Je craignais que ça ne sente un peu "le réchauffé", si vous me passez l'expression, et au final le nouveau don d'Aurora fait prendre au récit un nouveau tournant !

    L'ensemble est aussi captivant que le premier opus, et j'ai eu l'impression que les retournements de situation étaient mieux dosés et finalement plus crédibles. Mais j'ai été totalement éberluée par les dernières pages, à laquelle je ne m'attendais pas DU TOUT et qui m'incitera probablement à acheter le tome 3 en grand format, juste pour savoir plus rapidement le fin mot de l'histoire !!


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  • Hantée, tome 1

     

    Série : Hantée

    Tome 1 : Les Ombres de la Ville

    Auteur : Maureen Johnson

    Genre : thriller / fantastique / jeunesse

    Avis rapide : smile

    Résumé : A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Éventreur. Malgré l'omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.
    Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu'elle est la seule capable d'apercevoir son ombre. Accompagnée d'un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu'il ne récidive. A moins que son don ne fasse d'elle la prochaine victime....

    J'ai lu ce livre il y a quelques temps, mais puisque j'ai récemment terminé le second volet, il était logique que je parle aussi du tout premier tome !

    Ceux qui me connaissent un peu savent que je résiste difficilement (bon, d'accord, pas du tout !) aux histoires de revenants ! Il est également de notoriété quasi publiqu que je suis plutôt fascinée par Jack l'Eventreur... C'était donc plutôt prévisible que je finisse par acheter ce livre. Mais comme parfois je suis raisonnable (mais si !) j'ai attendu qu'il sorte en poche. Et je n'ai pas regretté mon achat car j'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire qui sort de l'ordinaire et met en scène une héroïne des plus sympathiques dans laquelle on se reconnait sans mal.

    L'histoire est captivante d'un bout à l'autre, sans aucun temps mort. Et parfois, vraiment, on a peur ! A tel point que j'ai longtemps pensé que ce tome-là serait un coup de coeur, avant de déchanter...parce que certains passages, vers la fin, m'ont paru un peu "too much", comme diraient (ou pas) les Anglais. Il y a des scènes un peu tirées par les cheveux, et ça gâche un peu l'ensemble. Néanmoins, sitôt le livre terminé, j'ai eu envie de lire la suite, dont j'ai quand même décidé d'attendre tout aussi patiemment la sortie en format poche !


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  • Avant d'entrer dans le descriptif de la chose, je tiens à exposer ici une petite nuance.

    Selon les termes français, je suis une autiste Asperger.

    Selon les termes anglo-saxons, I'm suffering from Asperger's Syndrome.

    Vu de l'extérieur, ce n'est pas grand-chose, mais quand on est concerné, je trouve que la différence est assez parlante.

    En France, on EST autiste.

    En Angleterre, aux USA, on SOUFFRE d'autisme, mais on est UNE PERSONNE AVEC AUTISME. Pas juste UN autiste. Voilà voilà. J'ai un peu l'impression que cette façon de résumer un individu à son autisme (Asperger ou pas !) est révélatrice de la manière dont on traite la chose en France. Mais ce n'est peut-être qu'une impression...

     

    Bref, venons-en au sujet de ce petit post : Asperger, c'est quoi ? Evidemment, pour connaître la genèse de la chose, vous pouvez vous référer à l'outil indispensable, Wikipédia. Je trouve intéressant de préciser que je suis née en 1981, pile au moment où on commençait très timidement à parler du sujet, sans en savoir beaucoup plus... Pas étonnant que je sois passée à travers les mailles du filet ! Pendant un temps, on m'avait pensé autiste, mais comme j'apprenais normalement, voire mieux que les autres, l'hypothèse était vite tombée à l'eau dans un gros plouf !

    Voici un copier-coller d'informations provenant du site de la Fédération Québécoise de l'Autisme. C'est souvent chez nos amis Québécois et Américains qu'on trouve les informations les plus satisfaisantes... J'ai mis mes impressions personnelles en rouge, parce que chaque cas est unique et qu'aucun Asperger ne se ressemble !

     

    On retrouve chez les personnes atteintes du syndrome d’Asperger au moins un des symptômes suivants :

    • Troubles de la communication;
    • Troubles de socialisation;
    • Atteintes neuro-sensorielles.

     

    Troubles de la communication

    Les personnes Asperger ne présentent généralement aucun retard de développement du langage et la plupart démontrent même un vocabulaire étonnamment développé en raison d’une mémoire excellente (bien que souvent mécanique). (L'excellente mémoire, c'est totalement moi, sauf que ma mémoire est très sélective... Si quelque chose m'intéresse, je retiens. Sinon je formate. Mais je n'ai JAMAIS appris "par coeur" une seule leçon de TOUTE ma scolarité ! Ce qui ne m'empêchait pas d'avoir de bonnes notes...pour peu que le sujet m'intéresse ! J'ai une mémoire photographique et auditive. Si j'écoute, je retiens. Si j'écris ce que j'écoute, je retiens encore mieux...) Leur compréhension du langage demeure cependant très littérale et concrète. Ces troubles de la communication peuvent se traduire par :

    • Une difficulté à saisir les notions abstraites, les blagues, les sarcasmes, le langage non verbal ou les locutions. L’expression décrocher la lune, par exemple, risque d’être comprise au premier degré. (Là-dessus, je pensais ne pas me reconnaître, jusqu'à ce que je réalise que j'ai surtout adopté un comportement très mimétique... par exemple, mon humour est très semblable à celui de mon père ! et si je suis d'humeur blagueuse, je vais comprendre le sarcasme, mais si je suis dans ma bulle, je vais prendre la chose au premier degré sans comprendre la blague cachée !)
    • Des particularités dans le contenu du langage, dans le ton de la voix ou dans le choix des mots. Les Asperger peuvent inventer des néologismes surprenants pour traduire une idée (par exemple, maman, tes cheveux son virageux, pour dire bouclés), s’exprimer de façon très recherchée (par exemple, je vais extraire un biscuit du sac) ou discourir longuement, et parfois à sens unique, sur leurs sujets favoris. (J'ai une tendance fâcheuse aux néologismes, même si c'est plus souvent à l'écrit qu'à l'oral... et j'ai tendance à tourner en boucle sur le même sujet quand il m'intéresse, sans forcément chercher à avancer dans la discussion...)
    • Des difficultés avec l’emploi des pronoms personnels. Chez les jeunes Asperger, la notion du je peut porter à confusion. Ceux-ci se désignent parfois eux-mêmes par le pronom tu, puisque c’est de cette façon dont les gens s’adressent à eux. Un mécanisme de pensée associatif (par opposition à un mode de pensée logique) conjugué à une difficulté à intégrer la notion de l’autre pourraient expliquer ce phénomène. (J'ai réalisé tout récemment, en lisant quelque chose sur le sujet, que mes professeurs, qui aimaient beaucoup lire mes rédactions, me reprochaient pourtant souvent l'usage du "on" que je mettais à toutes les sauces... A force de me l'entendre reprocher, j'ai fini par trouver des parades, mais en Anglais par exemple j'ai du mal à utiliser des pronoms et j'utilise souvent le mot "people"...comme j'utilisais "on" autrefois...)
    • De l’écholalie, ou le fait de répéter de façon stéréotypée des bribes de phrases toutes faites ou des questions-réponses. (Pas vraiment applicable à mon cas sauf au téléphone, mais je HAIS le téléphone !!)

     

    Troubles de socialisation

    Les caractéristiques les plus évidentes du syndrome d’Asperger sont sans doute les déficiences dans le champ de la communication interpersonnelle et le manque d’habileté à comprendre et à employer les règles du comportement social. On qualifie parfois les Asperger de personnes «socialement aveugles». (C'est clairement là que je me retrouve le mieux !) Les troubles de socialisation se manifestent notamment par :

    • Des difficultés à saisir le sens du langage non verbal. Les Asperger sont incapables de percevoir spontanément la personnalité et les réactions des autres personnes. (Dans mon cas, ce défaut est compensé par un grand sens de l'observation, qui m'a toujours permis de cerner facilement les gens !)
    • Des difficultés manifestes dans l’adaptation des comportements sociaux en fonction de l’environnement ou de la situation. Ce trait démontre bien la marge existante entre le langage parfois très évolué des Asperger et une communication normale. (Totalement vrai... J'ai du mal à avoir l'air triste dans un contexte triste, par exemple...)
    • Une faible habileté à initier et à maintenir une conversation. Les Asperger ne s’adressent souvent aux gens que par l’intermédiaire de leurs intérêts spécifiques. En effet, les contacts sociaux qui sortent de leur routine et les situations nouvelles et imprévues peuvent les angoisser et les amener à adopter des comportements obsessifs et apparemment hors contexte, une gestuelle ou des remarques inappropriées, voire même de l’agressivité. (Comme m'a dit mon chef récemment : "quand ça vous intéresse, vous participez, mais quand ça ne vous intéresse pas, vous préférez ne pas parler." Mine de rien, ça m'a causé un petit choc, même si pour lui ce n'était pas un reproche, car je ne pensais pas que c'était aussi visible ! Quant à la partie concernant les situations nouvelles et imprévues, comment dire... Je les fuis comme la peste, et j'ai tendance à avoir des TOC si je ne suis pas préparée... Me pincer le bout du nez, remuer un pied, me toucher le visage ou les cheveux...)
    • Une absence de réciprocité sociale et émotionnelle, une apparente attitude de froideur ou une timidité excessive. (Cf. ce que je disais sur les situations tristes... J'ai également souvent été qualifiée de snob en raison de ma froideur apparente et de mon détachement...)
    • Des jeux souvent répétitifs, peu créatifs et rarement utilisés dans un contexte d’interaction sociale. (Les jeux en situation sociale ?? je crois bien n'avoir jamais pratiqué, du moins pas de mon plein gré ! Je pouvais jouer aux Légos pendant des heures, ou passer ma journée à dessiner ou faire des puzzles...)
    • Une faible estime de soi et une attitude très critique vis-àvis de soi-même. (La partie dans laquelle je me reconnais LE MOINS ! vraiment ! Je suis plutôt dans la tendance inverse ! Et tant pis pour la modestie !)

    Cette carence dans la sphère des relations interpersonnelles affecte particulièrement les adolescents, à une période de la vie où l’importance du groupe et les relations avec le sexe opposé sont prédominantes. La grande difficulté des Asperger à nouer des relations amicales ou amoureuses appropriées, et correspondant à leur niveau de développement, peut entraîner une impression d’échec continuel et parfois une période de dépression importante. (Je n'ai pas connu tout ça, probablement parce que j'ai eu la chance d'avoir un tempérament déjà très solitaire et que je n'ai jamais souffert de mon isolement...) Ajoutons que les moqueries des pairs s’ajoutent trop souvent à l’isolement social qui affecte les jeunes Asperger.

    Atteintes neuro-sensorielles

    En raison d’un problème probablement d’ordre neuro-biochimique, les messages transmis au cerveau des Asperger par leurs sens sont mal reçus et laissent place à une interprétation confuse de l’environnement et de la réalité. Malgré une intelligence variant généralement de moyenne à supérieure, les Asperger présentent néanmoins, à divers degrés, des comportements qui peuvent paraître bizarres ou inadéquats. On remarque notamment :

    • Une restriction importante du champ des activités et des intérêts qui se traduit par des comportements stéréotypés et répétitifs. Leur attachement à la routine et à des rituels souvent non fonctionnels se manifeste par une forte résistance au changement. Dans un monde qui leur semble imprévisible et souvent effrayant, un bruit soudain, une odeur ou un simple changement de trajet vers l’école risque de provoquer des réactions très vives. (Je confirme... Le moindre changement dans ma routine m'a toujours angoissée, et j'ai toujours eu des champs d'intérêts restreints... D'ailleurs, les hobbies que j'ai maintenant sont les mêmes que ceux que j'avais enfant...)
    • Un visage peu expressif, sauf pour exprimer la colère ou les émotions fortes, et un ton de voix souvent monotone. (Totalement vrai... A cela, on rajoute souvent "une intonation bizarre qui laisse penser à un accent"... On m'a souvent demandé si j'étais du Sud parce que j'accentuais bizarrement certains mots...)
    • Des tics et du maniérisme. (Pas très développé chez moi...)
    • Une tendance marquée à fuir le regard direct et à éviter les contacts physiques. (Tout à fait... Je DÉTESTE être touchée, et quiconque m'impose un contact auquel je ne suis pas préparée prend de gros risques ! Je n'aime pas regarder les gens dans les yeux... Je peux le faire, mais je n'aime pas et j'évite autant que possible...)
    • Une démarche qui peut sembler étrange en raison d’habiletés motrices défaillantes. Chez certaines personnes, ces altérations de la coordination motrice peuvent causer des difficultés dans certains jeux ou des activités qui demandent des habiletés motrices comme l’écriture ou le dessin. (C'est tout moi ! Ma mère m'a toujours reproché ma démarche "sautillante". Et je suis très, très, très maladroite. Je n'ai AUCUN sens de la coordination. Je ne sais pas nager. Ni faire de vélo. Je me cogne partout, y compris aux encadrements de porte. Je tiens mon crayon de la main droite, comme une gauchère. Je ne sais pas tenir un couteau comme il faut. Encore moins une raquette. J'écris horriblement mal. Je ne sais pas dessiner. Même pas un truc basique niveau maternelle...)
    • Des troubles de concentration et des difficultés dans l’accomplissement de tâches qui demandent du raisonnement ou une résolution de problèmes. Ces lacunes peuvent occasionner un ralentissement de l’apprentissage scolaire. (Vrai aussi, dans une certaine mesure... Je sais que j'ai bloqué sur les Maths parce que j'avais une manière "illogique" d'aborder les problèmes qui demandaient de la logique... Je pouvais parvenir au bon résultat, mais d'une façon totalement maladroite et tellement incohérente que j'obtenais une jolie bulle en guise de note.)
    • Le développement de grandes passions et une maîtrise surprenante de sujets de prédilection : musique, arts, insectes, plans de métro, ordinateurs, horaires, calendriers, mathématiques, marques de voitures, etc.(Pour ma part, ce n'est pas trop flagrant, même si j'imagine que ma passion pour la criminologie et la médecine légale en particulier rentre dans le contexte...)

     

    Cet article aborde les grandes lignes, mais il y a d'autres signes, d'autres symptômes... Des symptômes physiques, par exemple, comme des sens hyper développés (l'odorat est l'exemple le plus flagrant chez moi...), une hypersensibilité à la lumière (photophobie en ce qui me concerne...), une tendance à la somatisation (le stress peut me déclencher des crises de vertige, des migraines, des douleurs musculaires...)... Et comme je le disais, chaque Asperger est unique... Certains auront plus de mal que d'autres...

     

    Et surtout, tous les "Aspies", comme on dit, ne sont pas aussi solitaires que moi. Certains vivent la solitude comme un calvaire. D'autres sont mariés, parents, ont des amis, des activités sociales... En conclusion, il y a plusieurs degrés, plusieurs façons de vivre son Asperger !


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  • J'ai ouvert ce blog pour partager mes lectures, mais aussi dans le but de parler de ma petite expérience personnelle et, pourquoi pas, de casser les idées reçues sur le Syndrome d'Asperger, dont on parle très peu (et souvent très mal)...

     Un mot qui change tout...

     

    Ce Syndrome, je vis avec depuis toujours, mais j'ai longtemps ignoré son nom. Je ne savais même pas qu'il y avait un terme pour désigner toutes les bizarreries qui me rendaient différente du commun des mortels. On m'a donné bien des étiquettes au fil des années. Petite, j'étais "trop couvée par ma mère", j'étais "une enfant gâtée" (fille unique, en plus, pensez donc !), j'étais "maladivement timide", "renfermée", "méfiante"... En grandissant, les étiquettes se sont élargies comme pour suivre ma croissance. J'étais donc "égoïste", "snob", "dédaigneuse", voire de l'avis de certains médecins : "dépressive", "agoraphobe", "phobique sociale", "anxieuse"... De ces étiquettes-là, je n'ai toujours pas réussi à me défaire. Quand je vais voir le médecin pour une toux tenace et que je me plains de mes difficultés à bien dormir (à cause de la dite toux) il n'est pas rare qu'il essaie encore de me refiler un anti-dépresseur pour favoriser l'endormissement... *soupir*

     

    J'ai donc passé les trente-et-une premières années de ma vie en traînant derrière moi une multitude d'étiquettes, comme d'autres traîneraient leurs casseroles. Au lycée, je vexais régulièrement mes camarades en refusant de m'asseoir à côté d'elles, et je passais pour le balai-brosse de service en me mettant systématiquement au premier rang, sous le nez du prof, parce que je savais bien qu'à cette place personne ne chercherait à s'asseoir à côté de moi. Je me suis fait hurler dessus par les profs de sport et par les autres élèves parce que j'étais trop empotée pour faire quoi que ce soit et que j'avais toujours peur de tout (du ballon, des cris, de l'agitation...). Je suis passée pour l'originale de service parce que je préférais manger un sandwich dans une salle de classe déserte plutôt que de partager le brouhaha pénible de la cantine. Et puis n'oublions pas les yeux écarquillés de mes camarades quand j'avouais sans l'ombre d'une honte que, non, en effet, avoir un petit ami ne m'intéressait en aucune façon et que je ne voyais pas trop en quoi c'était bizarre...

     

    J'ai longtemps cru qu'une fois adulte, les choses seraient plus faciles. J'entends par-là qu'être enfant, puis adolescente (surtout le modèle d'ado que j'étais, calme, obéissante, introvertie) c'est devoir se soumettre à l'autorité ambiante. Celle des parents. Celle des profs. Celle des adultes en général. Une fois "grande" et sortie du système scolaire, je me suis dit : "youpi, maintenant tu t'en fiches d'être différente, tu es libre de vivre comme tu l'entends". En théorie, c'est vrai. En pratique, ça n'a pas changé grand-chose. En fait, par certains côtés, plus je vieillis, plus mes différences se remarquent, et plus on me le fait remarquer... Moi, j'estime avoir pourtant bien réussi ma vie. J'ai terminé mon cursus scolaire "normal" (oui, d'accord, j'ai laissé tomber la fac après un an et demi, mais c'était pour commencer à travailler !), j'occupe le même emploi depuis une bonne douzaine d'années et j'ai même réussi à intégrer la Fonction Publique, je suis propriétaire (enfin, "accédant à la propriété" comme on dit) de mon appartement depuis 2010. Et j'ai même un chien. Je précise, parce que c'était en gros comme ça que je voyais mon avenir : boulot, appart, toutou. De mon point de vue, donc, everything is perfect. Mais du point de vue extérieur, pensez donc, ce serait trop simple. Pourquoi ? En partie parce que je suis toujours aussi solitaire qu'au premier jour de mon existence. Je n'ai pas d'amis véritables. Je sais qu'on me considère comme une amie, je sais aussi que l'inverse n'est pas toujours vrai. Je ne vais jamais chez personne. Je n'invite jamais personne chez moi, ou alors une fois l'an, et en me forçant. Je n'ai jamais eu l'ombre d'une relation sentimentale. Pas même une amourette. Et ça ne m'a jamais fait envie. C'est clairement une dimension de l'existence qui m'indiffère totalement et complètement. Et puis, comble du comble, j'ai toujours répété à haute voix que je ne voulais ni mari, ni enfants. Que je me voyais bien vieillir seule, au milieu de mes livres. Cet aveu épouvantable, associé aux deux éléments précédemment cités, me rend visiblement digne d'être exposée comme un monstre de foire.

     The Secret of Moonacre

     

    Durant toutes ces années, j'ai fini par penser que j'étais un peu un cas "unique", je m'imaginais presque exposée au Muséum d'Histoire (Sur)Naturelle, arborant pour le coup une autre étiquette, encore plus large que les précédentes : Bizarrum Solitairum Monstrum (hum, désolée pour les Latinistes !!) ou quelque chose du genre... Et puis un jour, un peu par accident, j'ai essuyé une autre remarque acerbe (par Internet celle-là) parce que j'avais juste dit que je peinais à comprendre pourquoi les gens dramatisaient toujours leurs périodes de célibat, et j'ai éprouvé le besoin de raconter par le détail à quoi ressemblait mon existence. Et là, quelqu'un m'a dit "mais tu ne serais pas Asperger, toi ?" Mon premier réflexe a été de me dire : "Asperger ?? Mais c'est de l'autisme, ça, et je ne peux pas être autiste !" Mon second réflexe a été de me documenter un peu sur le sujet. J'ai donc découvert, et d'une, qu'Asperger était une forme très légère d'autisme, sans difficulté d'apprentissage, sans comportements autistiques tels qu'on se l'imagine, mais avec effectivement une énorme difficulté à s'intégrer dans la sphère sociale. De fil en aiguille, j'ai réalisé qu'effectivement, je collais totalement au profil. Même sur des détails dérisoires auxquels je n'avais jamais accordé une grande importance, comme par exemple mon côté autodidacte très confirmé, mon hypersensibilité à la lumière, mon odorat surdéveloppé, et surtout cette énorme fatigue physique que j'éprouve après chaque interaction sociale.

     

    J'ai commencé par fréquenter quelques forums spécialisés, puis j'ai fait des tests en ligne. Plus j'en apprenais, plus je m'auto-évaluais, et plus je réalisais qu'effectivement j'étais très certainement Asperger. J'ai fini par en parler à mon généraliste, qui m'a orientée vers une confrère psychologue, lequel confrère m'a fait passer quelques petits tests supplémentaires avant d'en venir à la conclusion qu'il y avait en effet 95% de probabilité que je sois Asperger. Le diagnostic définitif ne pourra être fait que via le CRA, et j'avoue que pour l'heure je réfléchis toujours sur l'utilité de faire ou de ne pas faire ce bilan... C'est aussi un peu pour ça que j'ai éprouvé le besoin d'ouvrir cet espace, pour faire le point, échanger avec d'autres et bien analyser tout ça avant de prendre ma décision.

     

    Je suis persuadée d'avoir trouvé la bonne étiquette, reste à savoir si j'ai envie de la garder dans ma poche ou de la coller pour de bon...


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  • Il fut un temps où un certain Mammouth traînait ses défenses poussiéreuses sur Internet et exposait sa PAL pachydermique ! Puis, brusquement, parce que les Mammouths ont toujours eu cette tendance fâcheuse à disparaître rapidement, la Bête s'évapora...pour finalement renaître quelques mois plus tard, sous cette forme actuelle, et sous un autre pseudonyme.

    Le Mammouth, contrarié d'avoir perdu son réseauWifi...

     

    Pourquoi cette disparition ? Pour des tas de raisons, impliquant :

    1/ un réel manque d'envie et de motivation, tout simplement ! Et quand il n'y a plus de motivation, les choses ont tendance à se fossiliser, pour rester dans le thème paléontologique !

    2/ de petits déboires avec un sombre individu qui s'est cru malin en jouant les cyber-pisteurs sur Internet, et qui avait fait le lien entre mon blog et des interventions sur divers forums... Je n'avais rien à cacher, mais disons que je tiens à la notion d'anonymat sur Internet et que ça m'avait contrariée !

    3/ une révélation, un terme posé sur des bizarreries qui me suivaient depuis l'enfance ! Juste un mot, pas bien grand, un peu curieux, mais qui me définit pleinement ! Je sais désormais que je suis "Asperger". Le terme exact étant "autiste Asperger", même si je préfère nettement le terme anglo-saxon : Asperger's Syndrome. Ce n'est pas grand-chose, un mot, mais quand vous vous reconnaissez pleinement dans ce qu'il définit, ça peut vraiment vous changer la vie ! Et vous amener à réfléchir sur pas mal de points...

     

     

    Pourquoi cette renaissance ? Idem, pour pas mal de raisons...

    1/ parce que, mine de rien, j'aime parler de mes lectures ! Et que j'aime en garder une trace quelque part, donner mon avis, blablater sur "pourquoi j'ai aimé un livre" (ou pourquoi je ne l'ai pas aimé !)...

    2/ parce que je voulais aussi m'exprimer sur mon Asperger, mais que je me voyais mal faire un blog juste limité à ça. Je voulais aussi parler de tout le reste, car je ne suis pas QUE Asperger !

    3/ parce que...bah...les blogs, c'est chouette, tout bêtement !

     

    ^^

     


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